‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 28 sur 128 · HAUTEUR DU SOUMET DE L'ÉDIFICE · texte numérisé non relu

HAUTEUR DU SOUMET DE L'ÉDIFICE

au-dessus du

sol de la voie publique

mètres

iOO »

niveau de la mer

mètres

Après la remise par l'État des terrains qui avaient été occupés par TKxposilion de 1878 au Trocadéro, la Ville de Paris lit exécuter sur cet emplacement une promenade publique en 1879-1880; la dépense nécessitée par ces travaux, comprenant la création d'un parc de ^0 hectares, a été de 001. 0(K) francs.

La place du Trocadéro (1), occupant un cercle de 125 mètres de rayon, est établie au-dessus d'anciennes carrières (2), dont les vides souterrains ont rendu les fondations du palais très coûteuses. La dénomination actuelle de celle place, où se trouve une station du chemin de fer métropolitain (3), a été donnée, par arrêté du r*" février 1877, en mémoire de la prise du fort du Trocadéro sur les Espagnols le 31 août 1823; elle s'était appelée d'abord « place du Roi-de-Rome ».

Pendant la durée de l'Exposition universelle de 1900, le. parc du Trocadéro a été occupé par l'exposition coloniale, où l'on a vu beaucoup de constructions originales, mais établies très légèrement et, par conséquent, éphémères. Il est néanmoins question d'y conserver le bouddha de la pagode cambodgienne, renfermant des moulages très curieux de la civilisation Khmer. Le bassin central de la place a été occupé par le pavillon de Madagascar. Ce bassin était précédemment orné d'un jet d'eau, qui jouait rarement, parce que son fonctionnement consommait une quantité d'eau énorme. L'aquarium du Trocadéro est dirigé par M. Juillard.

On a élevé, au long de l'avenue Henri Martin et auprès du cimetière de Passy^ plusieurs maisons de rapport, dont la construction, dirigée par M. l'architecte Vaudremer, a exigé l'établissement de divers grands murs

l'i) Voir aux annexes (pp 4^3 et 436) les règlements spéciaux applicables à la place du Trocadéro, ainsi que l'article de M. Léopold Mar, intitulé : « Au Trocadéi-o, 3i août 1826»».

il] La superficie sous-minée s'élève à environ 2.400 mètres carrés ; h Tangle de l'avenue MalakofT, la distance du sol au ciel de la carrière est de ir>m,rx), et la hauteur de la galerie d'exploitation est de i™,8o.

Mon article sur « Les Carrières et le Sous-Sol du XVI« arrondissement »», renfermant un plan de la partie centrale des fondations du Trocadéro, est repr(Mluil aux annexes (p. 3ir>V

(3; Pour le métropolitain dç Paris, voir p|). 78 et ss. el .>20.

SQUARE LAMARTINE iSj

Boulogne, près de la porte d'Auteuil, et on a établi, sur l'emplacement du Fleuriste, plusieurs rues qui seront mentionnées ci-aprôs.

Le décret du 27 août 1859 avait autorisé la Ville de Paris à concéder viagèrement, à titre gratuit et honorifique, à M. et à Mme de Lamartine, ainsi qu'à leur nièce, Mlle Valentine, chanoinesse de Cessiat (1), pour leur habitation personnelle, un chalet avec un beau jardin, situé dans les dépendances du bois de Boulogne, et occupant l'espace compris entre les numéros actuels 107 et 113 de l'avenue Henri-Martin. L'entrée était au n** 135 de l'avenue de l'Empereur (vers le n® 143 de l'ancienne avenue du Trocadéro et le n" 411 de l'avenue Henri-Martin), près du parc du château de la Muette. La chanoinesse ie Cessiat céda à la Ville, en août 1879, le droit de jouissance qu'elle possédait en vertu de ce décret, moyennant le paiement d'une rente viagère annuelle de 12.000 francs. 11 résulte d'un procès-verbal d'adjudication dressé le 21 octobre 1879 par M»* Delapalme, notaire, que la propriété connue sous le nom de villa Lamartine (2) a été vendue par la Ville à M. Beaure pour i7H.000 francs ; on y a bâti trois somptueux hôtels.

L'acte de décès de Marie Louis-Alphonse de Lamartine, signé par le vicomte de la Guéronnière et parle baron de Chamboran, porte qu'il est mort à l'âge de soixante-dix huit ans, le 28 février 18G9, au n** 135 de Tavenue de l'Empereur (aujourd'hui avenue Henri -Martin).

Presque vis-à-vis de l'emplacement du chalet où l'illustre poète a passé les dix dernières années de sa vie, se trouve le square Lamartine, où sa statue en bronze a été érigée (3) ; elle fut inaugurée le 7 juillet 1886. Ce square, qui a 40 mètres de largeur sur 105 de longueur, a été établi en 1863. L'arrêté du 8 juillet 1881 lui avait attribué le nom de << place Victor-Hugo » ; celui du 8 juillet 1886 lui a donné sa dénomination actuelle en l'honneur de Lamartine (1790-1869).

Mme Flobert, vice-présidente de la 2** section de la Société historique d'Auteuil et de Passy, a proposé, le 12 mai 1899, la suppression des ifs qui donnaient au square Lamartine un aspect un peu funèbre et leur remplacement par des parterres de ileurs. Cette demande a été transmise à la municipalité par le secrétaire général de la Société historique d'Auteuil et de Passy et favorablement accueillie ; on a remplacé les massifs d'ifs par des parterres de fleurs, en ne laissant subsister qu'un if à chaque extrémité de ces parterres.

C'est au centre du square Lamartine que se trouve l'orifice du puits artésien (1), masqué par des massifs d'arbustes. Ce puits a été creusé de 1855 à

(i| Mlle de Cessiat, qu'on appelait aussi Mlle Valentine de Lamartine, citait fille d'une sœur du poète: elle renonça au mariage pour tHre Tappui et la consolation de la vieillesse de Lamartine, qui la fit nommer chanoinesse d'un chapitre noble de Bavière. Son corps repose dans le caveau de famille de Saint-Point.

{'?.■ Voir p. ii6 à iiS du II" volume du BuHelin l'article intitulé: « Le Chalet de Lamartine à Passy » et un extrait de l'étude consacrée à Mlle Valentine de Lamartine par Mme Hmile Ollivier, dans les numéros du Correspondant des 2.5 novembre et 20 décembre 1895.

3: Voir aux annexes (p. 437) les vers prononcés par M. Clovis Hugues à l'inauguration de la statue de Lamartine.

4 Voir aux annexes (p. 438) l'article de M. Léopold Mar, intitulé: u Le Puits artésien de Passy ►>. On trouvera aussi aux annexes îp.Scp: des indications sur ce puits, dans mon article sur •« le Service des eaux A Passy », ainsi que dans l'extrait des mémoires du baron Haussmann communiqué par M. Emile Potin (p. 4^)-

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