PASSY
LISTE DES CURÉS QUI ONT ADHINIâTlÉ U PAMMSI
Erigée définitivement en paroisse distincte K indépendante le 48 mai 4672, cette église fatdesservie jusqu'à la Révolution par des BanudiitN du prieuré de Saint-Ooi de Paris (sis devant le Palais de Justice), d'abord au nombre de tnis jusqu'à 4736, puis par quatre, et relevait de Saint-Germain-1 Auxerrois.
(D'après les archives du chapitre général de Tordre des Bamabites, conservées à Rooie, et d'après celles de Féglise de Passy.)
Boucheron (Don Hyacinte-François), né à Maatargis. Entra en possession de la cure le 23 jaii 4672 et, frappé de paralysie, fîit forcé de se retirer en 4674. Mourut le 22 juin de la wèm année et fut inhumé dans le chœur de ^èglise,a^ dessous de la lampe. i
Fauconnier (Don Marcel), né à Paris. Curé de juin 4674 à 4677. Mourut à la maison de Puis, au mois d'octobre 4692.
Despéris (Don Simon), né à Dax. Curé de jafllet 4677 à juillet 4697. Est appelé De^mers dans les Acta et Desprières dans le cataloenedes religieux Barnabites. Mourut à Dax, le 24 juillet 4709.
Fleuret (Don Alexis), né à Soiasons. Corédi 42 juillet 4697 au 43 décembre 4728, éjwne où , vu son grand âge, il renonça à la cure.Loois m en étant informé, ordonna an cardinal de Fleoy, le 22 décembre suivant, de mander aux Barnabites de Paris qu'il lui serait agréable qu'ils toolussent bien nommer Don Duché, attaché à li paroisse de Passy, et qui venait parfois hii dire la messe à la chapelle du château de la Muette. — Don Fleuret mourut le 9 février 4730, et fut inhumé au milieu du chœur de l'église.
Dly.hé de la Verrière (Don César- Victor), cidessus mentionné. Curé du 9 janrier 1729 in 6 février 1735, date de sa dômission.
Je (l>on Fulgence), né à Paris. Curé du 11 février 173o à mai 1758, date de sa mort.
Danmchon (Don Louis). Élu curé le UjoiUet 1758, resta onze mois, puis donna sa démission.
Le Brcn (Don Alexis), né à Pan. Curé dn i> mai 1759 à septembre 4772, date de sa nort.
NiH.i-ùEs (lK)n Qément), né à Pan. Curé du 29 janvier 1773 à 4791, date de sa mort.
Cbaitet (Pierre-Antoine), d'abord en religion lK>n Stanislas Chauret. Né à Soissons. Assermenté, remplit les fonctions cnriales depuis le Il décembre 1791, quitta le presbytère sovsU Terreur, du i^2 mars 4794 au ii octobre 17d5 et conserva la cure de Passy jusqu'au 8 juin 1827. dite de sa mort. Avait akrs 88 ans. Fut inhasé au cimetière de Passy.
DFLiFi-\x<iiE, de 1827 à octobre 1830.
G ART (C). vicaire desserrant, d'octobre 1830 à la 6n de novembre 1835.
Lai (J.'it.), eoré de QiRillot. idniinistrittar da S décMDbr» 1IU5 tu '23 juiTier 1836.
JovssEUN (Antoine-Eloi), de fin jinvier 4836 t lepUfflbra 1843. Derint curé de Siiate-Klisab«th.
SoLiCHOcx (François), de septembre 1843 i juTier 1816. Deviot eoré de Sauit-Lanreiil.
Bonrnt le 6 janTÏer 1S6S.
LocATELLi (Hippolyte-Adrien-SimOD), de janlitr 4852 an 14 mu 1879, dste de sa mort. Fut inhamé id cimetière de Passy.
GuiiAL (Jean-Marie), du T juiUel 1879 à août 1886, date de «a mort. Fut inhamé au cimetière de Passy.
DouriiN (l)tai*se),CDré actuel, depuis aoat 1886.
(D'après l'Histoire de la Yitle et de Umt le dioeiie de Paru, par l'abbé l^b«uf, d'après des actes consorés i l'HAlel-Uieu de Paris et les maaoserits des Barnabiles possédés par l'église de pÉ«sy.)
P*iLLias (JeioDe de), dame de Passy. EspigDCnl et Espignolet-SDT-SeiDe. Vivait en 1416.
Le fief retouraa au roi Louis \I, qui, le âjan- Tier 1468, le donna à Jean de la Uriesche.
Lu Dhiescbe (Jean de), président de la Cbambre des Oimptes. Etait encereseieneur à Passy en U75.
SnrAME (Jean), secrélaire du roi, seigneur de Ptnv 1 la Gn du xV siècle.
(Otè dans VHistmre généalogùitie, du père Anselme, dans les Chroniquei de Pastij, de Onîl- IM, mais non par l'abbé Leb<Fur.)
P«nt(Jean).
tiAKËs (Pierre). a\ocatau parlement.
MtcsEco (Mathieu), huissier au parlera en I, vers 151&-1530. Mourut en 1533.
CctLiEii (Jean).
Da P>É (Nicdas). maître des requêtes, seigneur de Passy en 1558. (Est cité par Dom Lohineau; ■laii le iait n'est pas très certain, dit l'abbé Lebonf.)
HExai ne Sa twe, conseiller géniTal et surintendani des finances du due d'.Vnjou. Va 1573, elc.
HicHtxo (Mathieu), chanoine de Paris, mort en 1593.
AacEmtRE (N... de) seigneur jusqu'à 1658.
Chasu (Qaude). conseiller du roi en ses conseils, trésorier géoénl de France et graéral de s«s finances en la généralilé de Paris. Seigneur de 1658 au 3 janmr 1670, date de sa mort. Sa veoTe, Christine Chrestlenne de lleurles, Toridatriee de la j»aroisse de I*assy, conserva la .seigneurie, qnoique retirée 1 Paris depuis 1G73,
(0 lia curent lonidonips le lilru <tG • Hei^ncur:* haul4. movens d ling iii->tidt'r4 ilu In Ivrru et sci-
Îiieurie d» Pdhsv. du iti-f Snmi-l>iil. i|iil i-taW Mut: PaitHy pl devait w Irouverimlri! le rhlleau wiffncurinl el Auti'ull. Ln nir Pqjiiu aciuvili' Ipn'-ri'-rfemmenl nir île In nini-ii-rc) s'appelait faiimt 1m Bévulutiun. nie ou ruvltc S.il[itHoI Lt ileviiil y ivn-
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mourut en son hiltel de la rne Saint-Honoré, près des Jacobins, le 19 novemhrel683, «tfiit inhumée dans l'église iln couvent des Jacobins.
La BnitFE (Armand de), Sngneur de 1684 à 1700, date de sa mort. La Dame de la Briffe, femme d'une grande piéié, mourut 1 son château de Passy le 98 mai 1686. (Quelques temps après, M. de La Briffe se remaria. 11 était mallre des requêtes au Parlement de Paris, et devint procureur général. Pierre-Armand de La BRifre, son fils atné fut seigneur après lai.
OacGAti, possédait la seigneurie en 1711-1713,
D'Orsjg:(i, acheta la s^gncurie de Passy aux héritiers d'Orceau, <'I la revendit presfjue aussitAt.
Mme Veuve de Fontaine (née Mane-Armande Cartom), lille aînée du célèbre acteur el auteur comigue Dancoort (Florent Carton, dît). Acquit ta seigneurie du sieur d'Orsigov, la 8 juin 1720. Elle la possédait encore en juillet 1736. Née vers 1685, elle fut actrice pendant quelques années, dans sa jennesse, épousa M. de Fontaine, ancien commissaire de marine et des galères de France
I ilu Maniuis de Bonlaiiivillicra.
et mourut en février 17U), d'un cancer au sein. La seigneurie passa à Bernard de Kieux, sans que nous puissions préciser la date, qui se trouve entre 1736 et 1739.
Bernahii i>e R[ki:i (Ciabrii-I), second fils du célèbre banijuier Samuel Bernard, conseiller au Parlement de Paris et président de la 2° Chambre des Enquêtes. Etait déjù seigneur en mars 1739 et le fut jusqu'au 13 décembre 1715, date de sa mort.
Hue note inscrite au Journal des Barnabiles de Passy dit : < /^ 39 wiurs 1739, jour de Pdqun, Bernard de llieu.r, seigneur de Pasnj.est entre dans notre église alors qu'on chantait lierce ; notre ruré Don f. Jii eit allé le recevoir avec r nspersuir, puis Vit conduit au duFur à la stalle des Seigneurs >;ce1a ressemble fort i une intronisation ou réception de bienvenue.
BouunviLLiKRs (Anne-Gabriel- Henri Beiinarii, man|uis de), fils du prérédent. Prévoi de Paris sous Jjiuis XV cl l/)uis XVI, seigneur depuis la fin de l'année 1745. Céda ver^ 1747 son chflleau H vie (mais non ses droits) au fermier général Le Riche de la Poupliniére. Aprt'S la mort de ce dernier (5 décembre 1TU3), il rentra en p ■ ■
ANNEXES
P. 7 et 8. — U U août 1588, pour fèter diipement l'anniversaire de la Saint-Barthélémy, hnit ligueurs et ligueuses s'embarquèrent sur la galliote, à Fassy ; on les vit débarquer au bas de baint-Qoud, gravir la côte et, arrivésdevantréglise, «^étendre à terre afin de racler le sol de leur Ungae sur le lieu du supplice et de rapporter avec eux quelques parcelles des cendres dusamt martyr. A leDf retour, la Seine,subitement agitée, se soûlera, engloutit la barque, « et tous furent noyés près do couvent des Bonshommes», sans que les reliques an'ils rapportaient de leur saint aient eu la Tertu de sauver un seul d'eux du naufrage.
P. 270 et note. — Le village de Chaillot, favo rtsé par la présence de la reine d'Angleterre, Henriette, qui y avait fondé en d6f)1 un couvent de filles de la Visitation, dans l'ancienne maison de Rassompierre, fut érigé en faubourg par arrêt do Conseil de juillet 1659.
Note. — Chaillot fut érigé en faubourg sous le nom de fauliourg de la Conférence, dans le but d'aogmenter ses revenus par le changement des tailla en droits d'entrée. Les ouvriers et marchands de Chaillot furent déclarés exempts des lettres de maltrisemalgré les poursuitesqu'avaientvoulu exercer contre eux les gardes-jurés des communautcp d'arts et métiers de Paris. 1/église date du xii*8iècle,maiselleaété complètement reconstruite ao xvii<^, puis au xviii*. Sur le maltrcantel, on Tojait un saint Pierre délivré de ses liens par un ange,
P. Wi et note. — Ahhaye de Sainte-Geneviève^ rue de Chaillot. Les chanoinesses de Sainte- Geneyiève, établies à Nanterre, furent tranférées à Chaillot en 1659. Klles appartenaient à Tordre de Saint-Augustin.
Note. — Otte abbaye de la rue de Chaillot est très connue sous le nom de Sainte- Périne, qo'dle doit à des religieuses de la Villette qui y Tinrent en 1746. Supprimée en 179*2, elle devint, en 1800 (1), une maison de santé payante pour les deux sexes. Atteinte par les percements de Toies nouvelles, elle a été transférée, en 1865 (2), rue Mirabeau (8), à Auteuil.
P. 285 et note. — 11 y avait au basde Chaillot, au lieu dit la SaiH>nneriey un petit hospice d'enfants construit par Marie de >lédicis ; la chapelle était sous le vot:able de Saint-Nicolas. Le nom de la Savonnerie est resté célèbre par la manufacture de tapis de Perse que Henri IV établit en cet endroit. Elle fut réunie aux Gobelinsen 18:28. La Manutention militaire occupe aujourd'hui remplacement de la Savonnerie.
P. 308 et 309. — Au mois d'août 1651, le sieor de Monbrun-Souscarrière fit voir au roi et à son frère, € en la rivière de Seine, au-dessous de Nigeon et Chaillot, une espèce de ballet de tritons et sirènes par des hommes ayant tout
[i) Eli li^io. sous riiifluonre «le .losépliiiu' Biuinparûv l'aniii 1rs premiers soiisrripl«>iii-s liuMirciil « l«* IVfiiiier <^»iisiil » et « Madaine Itoii.-ipinir •>. N<»i]> souiiiii's donc .'ixniil rKinpire.
(3; La (lato de iMîo est iiiscrilr ;ni fronlon du htftimont prineipnl.
;2{i L'entrée principale est rue <'liardun-Lji;;arhe, n* 11 : cette voie, en iWîo. s'appelait rue dr la Miiniri|Miiité.
le bas du corps dans des figures de queues de poisson soutenues par des vessies, en sorte que ces personnages ne montrent que leur haut, qui est de figure humaine. »
Un spectacle plus curieux avait intéressé « force gens de la Çxi\xv », le lundi 15 mai (1651) : une course entre le prince d*Harcourt et le duc de Joyeuse, < sur chevaux nourris depuis trois semaines au village de Boulogne ainsi que l'on nourrit les chevaux de course en Angleterre, de pain fait avec anis et favorolles et, les deux derniers jours, de deux ou trois cents (i>ufs frais. Us menèrent leur course de la barrière de la Meute ou Muette, sur le chemin de Saint-CIoud, en revenant par le château de Madrid. Le prince d'Harcourt, vêtu d'un habit fait exprès et très étroit, un bonnet entête juste et ses cheveux dedans, ayant trois livres de plomb en sa poche pour peser autant que le maître d'Académie, le Plessis du Vernet, qui courait en place du duc de Joyeuse. Au tournant de Madrid, le Plessis prit le devant et, arrivant cent pas avant l'autre à la barrière de la Meute, gagna le prix ».
P. 479. — (I>ors ae la seconde dispersion de Port-Royal, en août 1664, une religieuse janséniste fut envoyée à Chaillot.) La supérieure de Chaillot, la mère de La Fayette, combla d'égards celle qu'on lui imposa.
P. 502, note o. — L'historien Mézeray avait une maison de campagne à (^hnillot.
P. 550, note. — Molière était à sa maison d'Auteuil, le "l^ juillet 1672, lorsqu'il signa le bail de la maison de la rue de Richelieu, où il devait mourir six mois plus tard.
P. 529, note. — Marie de Champmeslé mourut le 15 mai 1698, à Auteuil, dans le voisinage de Boileau, et fut inhumée le 17 mai à Saint-Sulpicc.
De plus, je dois signaler, dans le plan joint à l'ouvrage de M. de Ménorval, quelques erreurs de position, relatives : 1** à la Savonnerie, qui était à gauche du ruissi au (qui se jetait près du pont de l'Aima actuel), et non à droite; 2® aux Filles Sainte-Marie et aux Bonshommes, qui étaient aux pieds de Chaillot et de Passv, et non aux pieds d'Auteuil ; et 3*' enfin, à l'église N.-D. d'Auteuil (n" 15 du plan), qui était beaucoup plus rapprochée de la rivière que le plan nel indique.
Mais ce sont là des erreurs tout à fait insignifiantes, et je m'excuse de terminer ainsi par une critique, quel(|ue minime qu'elle soit, Fana- Ivse d'un livre qui procurera à ses lecteurs tant de moments précieux et charmants.
Antoine Guillois.