‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 5 sur 128 · A. DONIOL · texte numérisé non relu

A. DONIOL

(Villa (Je la Tour, XVI» arr.)

(1) Les index alphabétiques ont été établis de manière que le lecteur désirant se renseigner sur une voie publique, ou une voie privée, ou un personnage cité, puisse trouver les articles cjui s'y nipportent aussi facilement que dans un dictionnaire.

les autres s'établirent plus près de Paris et créèrent ainsi le village de Chail, qui est devenu Chaillot et fut réuni au domaine du roi (1).

Le premier document qui parle de Téglise de Chaillot est une bulle du pape Urbain II, de l'an 1097, où elle est dénommée « ecclesia CoUoIo » (2). Il résulte de cette bulle que Téglise de Chaillot était sous la dépendance du prieur de Saint-Martin-des-Champs, à qui la nomination du curé de Chaillot appartint jusqu'à la Révolution. Des documents postérieurs désignent Chaillot sous le nom de « Chailloel » (3).

Les chanoines de Sainte-Geneviève devinrent propriétaires, en iliO, de tous les biens possédés alors à Auteuil, soit comme fiefs, soit de quelque autre manière, par les religieux de l'abbaye du Bec, près de Rouen, qui reçurent, en échange, plusieurs domaines à Vernon(i). L'acte d'échange, qui comporte la cession des serfs et des serves, cens, vignes et terres arables, avec les droits de justice et toutes les prestations, a été conclu sous le règne et avec la confirmation de Louis VI, roi des Français, et de Henri I", roi des Anglais et duc de Normandie. C'est à la suite de cet acte que les abbés de Sainte-Cieneviève sont devenus les seigneurs d'Auteuil et y ont exercé, pendant plus de six siècles, les droits de haute, moyenne et basse justice. Ils avaient les prérogatives d'un évèque et ne dépendaient que du Saint-Siège : toutefois, l'abbé était tenu, lors de sa nomination, de prêter serment au roi pour le temporel.

C'est en 119^ (}u'Auteuil fut énf::é en paroisse par Maurice de Sully, évèque de Paris (5 et fondîittHir d(» la cathédrale de Notre-Dame; Boulogne et Passy dépendaient alors d'Auteuil; le ttMriloire du XVI* arrondissement ne comprenait donc, au xiii" siècle, (jiie deux |)an)isses : celle de Chaillot, qui était la plus ancienne, et celle d'Auteuil.

L'ahhosse de Montmartre, Jeanne de Hepentie», ayant donné cinq arpents de terre pour la construction d'une église aux Menuls ou Muns (village qui avait alors cinquante feux et est devenu Boulogne-sur-Seine), la première pierre de cet édifice fut posée en l.'UO par le roi Philippe le Long. La séparalion juridique de la paroisse de Boulogne de celle d'Auteuil fut prononcée en juillet i'.VM) par Hugues de Besançon, évèque de Paris (6), qui détachad'Auteuil tout le territoire situé au sud-ouest du bois de Boulogne actuel.

(i) IMiiî^iciirs ailleurs <»nl pivlnulii «luc N' mol do CJiailIot signifiait n ahalUs de hois ou (léfrirboniont de hoi-s ». Il parait pruliahlo qu'il est simplement un diminutif du mot Chail, ou <!hal, qui veut dire, en langue cellique, fon'^t ou bois, le villaiife ayant élt^ fondé par ceuv qui défrirhèrent proirressivemenl celle partie de la foivt de Rouvray. — Voir aux annexes p. ?.33i ime coutume de l'ancien villai^e de (Ihaillot. menlionnt^e dans le dictionnaire adnunislratif et historique des rues de l*aris, par F. Lazard. Beaucoup d'indi> calions ont été empruntées à M. F. Lazard.

.•^. La huile dit que cette éiîlisc est sise à « (lolloellum >».

(3; Ou «. f'halloel ». -- Kn i3<>3, le duc d'Orléans expédiait des lettres à Ohalluyau-lés- Paris.

V» Voir aux annexes larticle (h* M. Antoine (ruillois, intitulé : .. La vieille église d'Auteuil >» et renfermant des détails sur TinsU'dlation des Génovéfains à Auteuil (p. îBj); — la liste de curés et de seigneurs, ainsi que f p. -2.^4) l'Article intitulé : " Les ahhés de Sainto- Geneviéve, seigneurs d'Auteuil >», par M. Léojïoid Mar: — (p. 2r>-2) l'article de M. Tahariés de Grandsaignes sur la charte primordiale d'Auteuil.

(5) Voir à la Hibliothéquc de la Ville de Paris, rue Sévigné. l'histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'ahhé LehoMif (édition Cocheris, t. IV, p. (kj . — L'église d'Auteuil est la plus ancienne de celles qui ont été fondées par la collégiale de Saint-Germainl'Auxerrois et qu'elle appelait ses lllles.

;G) Voir l'ouvrage de l'abbé Lebœuf, rectifications et additions de Fernand Rournon

HISTOIRE DU XVr ARRONDISSEMENT

Le passé d'Auteuil, de Chaillot et de Passy.

Tout le XVP arrondissement de Paris était occupé, pendant les premiers siècles de notre ère, par la vaste forêt de Rouvray ou du Rouveret (1), qui couvrait la boucle de la Seine et la partie occidentale de Paris-rive-droite ; elle s'étendait anciennement jusqu'à peu de distance de la butte Montmartre et, le long de la Seine, jusqu'auprès du Pont-Neuf, ('ette forôt, dont le bois de Boulogne, le parc des Princes et celui de Saint-Ouen constituent des restes considérablement modifiés, est dénommée dans un édit du roi Louis XI du 10 juillet 1469 : « Bois du village de Boulogne ».

Ce n'est que vers le vi* ou le vu" siècle que les habitants de Paris et ceux de Saint-Cloud commencèrent à défricher la rive droite de la boucle de la Seine, abattant des arbres de la forêt de Rouvray au furet à mesure de l'augmentation de la population et mettant le sol en culture ; ils transformèrent ainsi peu à peu le coteau boisé qui bordait le fleuve en champs cultivés et en vignes : ce fut l'origine du village de Nigeon (en latin : \imio); il appartenait au commencement du vn* siècle à Bertram, évêque du Mans, qui le possédait tant par une donation du roi Clotaire II que par suite de diverses acquisitions. Ce prélat, qui mourut en 023, légua par testament le village de Nigeon à révéque de Paris, qui était alors un des sullragants de l'archevêque de Sens.

Le centre de cet antique village se trouvait aux alentours du Trocadéro. Les habitants de Nigeon (2) se répandirent peu à peu des deux côtés de la colline de Passy : les uns se dirigèrent vers l'occident et y bâtirent Auteuil (3j ;

:i) Voir TaKicle sur la forôt de Rouvray, par M. Gaston Duchesne, p. 170 du II* volume, et p. 8 du III* volume du Bulletin de la Société historique dC Auteuil et de Passy.

(21 Voir les indications données sur le village de Nigeon dans l'article de M. le D' Paul Raymond, inUtulé : « De Timportance des fouilles sur le sol de Passy », p. 9i du l** volume du Bulletin.

(3) Auteuil fut nommé d'abord : « Authueïl », el en latin : « Altarium ». — Pour l'élymologic du nom d'Auteuil, voir la communication sur <« les divers Auteuil », p. 6 du 1" volume du Bulletin ; — et aux annexes (p. 233), larlicle de M. Tabariès de Grandsaignes, intitulé : « Deux cents ans de querelles sur un nom. »

LE PASSÉ d'aUTEUIL, DE CHAILLOT ET DE PASSY 11

Le maréchal do Bassompierre (1579-1646) fut le dernier seigneur laïque de Chaillot ; après lui, ce furent les dames du monastère de la Visitation qui détinrent la seigneurie et ses droits jusqu'à la Révolution.

Sous Louis XIV, un arrêt du conseil du roi, de juillet 1659, érigea Chaillot en faubourg de Paris, sous le nom de « faubourg de la Conférence » (1). Cette faveur fut accordée à Chaillot dans le but d'y augmenter le produit des impôts, par suite du changement des tailles en droits d'entrée : toutefois, les règlements de la ville de Paris n*étaient pas tous applicables à Chaillot.

En 178i, les fermiers généraux obtinrent de Calonne, ministre de Louis XVI, l'autorisation de construire un mur d'enceinte (2) autour de Paris, afin d'empêcher la contrebande et de mieux assurer la perception des droits d'octroi. La plus grande partie de Chaillot fut comprise dans cette enceinte et dépendit, en conséquence, du 1" arrondissement (aujourd'hui le VIII*); le surplus de (^.haillot (c'est-à-dire la partie située au delà du mur d'enceinte et bordée par des boulevards extérieurs) fut réuni à la commune de Passy (3).

Le château seigneurial de Chaillot était un édifice commencé en 1576 par la reine Catherine de Médicis. Henri IV et Marie de Médicis ayant renoncé à la succession de Catherine, la liquidation fut très longue. Le président Janin et Bassompierre agrandirent le chAteau, qui était construit à mi-côte, avec pavillon central.

Bassompierre étant mort en 1646 sans héritiers directs, le domaine passa dans les mains du comte Tillière, fut vendu ensuite par autorité royale et acheté en 1651 par Henriette-Marie de France, lille de Henri IV, et veuve de Charles P% roi d'Angleterre, décapité en 1619; cette princesse y établit, en 1652, le couvent des dames delà Visitation-Sainte-Marie. L'architecte Mansard accola au château un portique formant cloître et construisit une chapelle, dans laquelle Bossuet prononça, le 16 novembre 1669, l'oraison funèbre d'Henriette de France, qui avait été si malheureuse, bien qu'elle fût fille, femme et mère de rois.

Le monastère royal de la Visitation est surtout célèbre (i) par les deux retraites qu'y fit Mlle de la Vallière, la première en 1671, et la seconde trois ans après, cédant la place à Mme de Montespan ; elle quitta la Visitation, en avril 1674, pour entrer aux Carmélites du faubourg Saint-Jacques, sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde.

On peut citer, parmi les pensionnaires du très aristocratique couvent de la Visitation, la fille du duc de Mortemart, gouverneur de Paris, sœur aînée de Mme de Montespan; la fille du duc de Lorges; Marie Mancini, nièce du cardinal Mazarin, qui avait eu l'ambition d'épouser Louis XIV ; 1^ fille de M. de Harlay, premier président du Parlement de Paris. M""" de Motteville, auteur de mémoires sur Anne d'Autriche et la Fronde, morte en 1689, eut dans ses dernières années un pied-à-terre au couvent de la Visitation. Marie

I) Ce nom provenait de? conférences tenues à File des Ftiisans pour faire la paix avec TEspagne et le projet de uiariafçe de I^ouis XIV.

(2) On disait à cette occasion : le mur murant Paris rend Paris murmurant.

(3) Voir aux annexes (p. -256) l'article de M. Antoine Guillois, intitulé : « Paris depuis ses origines jusqu'A nos jours ».

(4) Voir aux annexes (p. 260) l'article de M. Léopold Mar sur le monastère royal de la Visitation de Chaillot: et l'article ip. 2^7) de M. Edmond Wahl intitulé: ««Souvenirs anglais sur Chaillot et le bois de Boulogne ».

LE PASSÉ d'aUTEUIL. DE CIIAILLOT ET DE PASSY l3

rent employés à divers usages pour le service de la natioa et ils ne furent entièrement démolis que sous Napoléon I'^ pour donner place à la construction, alors projetée, du palais du roi de Home.

L'emplacement compris entre le monastère royal de la Visitation et le Coursla-Ueine était occupé par l'immense prairie de la Savonnerie, qui fut, sous Louis XïV, transformée en une pépinière dont les sujets allaient peupler les parcs royaux, ainsi que les promenades publiques; c'est sur cette prairie domaniale qu'Henri IV avait fait établir, vers 1005, la manufacture royale de la Savonnerie (Ij, pour y fabriquer des lajiis dans le{j:enre de ceux du Levant. Elle avait son entrée au n» 25 du ((uai de ('.haillot et se trouvait sur l'emplacement qu'occupe actuellement la Manutention militaire. On y conduisait fréquemment Louis XIII, dans son enfance [±).

La reine Marie de Médicis avait établi ù la Savonnerie un hôpital d'orphelins qui y étaient « alimentez, entretenus et instruitz »> et employés au tissage de la toile.

Dans le Journal de voi/ages de deux jeunes Hollandais à Paris en 16oC-1658 (H. Champion, 1900), il est dit que ces deux jeunes gens, nommés MM. de Villiers, visitèrent un atelier de tapisserie dont le u maistre » Dupont leur montra des portraits qu'ils prirent « déprime abord pour des tableaux de véritable peinture », mais qu'en s'approchant, ils reconnurent faits « de laine ». Ils ajoutent :

« Le père de cet excellent ouvrier en apporta le secret de Perse, où il avait passé quelques années, et ce fut luy qui en establit la facture de la Savonnerie, où quantité de petits enfants sont entretenus avec un insigne advantage du public, parce qu'outre qu'on les empc^che de gueuser, on fait lleurir un art qui n'est guère connu en Kurope qu'en cet endroit. »

La Savonnerie, qui a été manufacture royale avant celle des (iobelins, fut réorganisée par Colbert en 1063 et reconstituée par le duc d'Antin en 1713; elle acquit une réputation européenne par la perfection de ses ouvrages et on y a encore exécuté, sous le premier Kmpire, de très belles tapisseries. Elle a quitté Chaillot en 18^25, époque à Incjiielle elle a été réunie à la manufacture des Gobelins.

Le monastère royal de la N'isi talion et ses dépendances s'étendaient entre le quai de la Seine et la barrière Sainle-Marie (place du Trocadéro). Il était borné d'un cùté parle couvent des Minimes, ou Bonshommes, de l'autre côté par la ruelle d'Hérivault, correspondant à la partie basse de la rue de Magdebourg, qui le faisait communicjuer avec le quai, et par la ruelle Sainte- Marie, aboutissant à la rue des Batailles (aujourd'hui avenue d'iéna). Le mur d'enceinte de Paris séparait les dépendances du couvent de la Visitation de celles du couvent des Bonshommes; ces dernières s'étendaient sur environ le tiers des jardins du Trocadéro; le reste de l'emplacement occupé actuellement parce jardin était compris dans l'enceinte du monastère de la Visita-

(i) Voir aux annexes (p.tijS; rnrticle de M. le conile Fernand de l'Eglise, sur la manufacture des tapis de la Savonnerie, ainsi (pie rarlicle de M. Antoine Guillois intitulé : « Paris depuis ses orij;ines juscpi'à nos jours ».. Voir éî;aleni<mt, dans le 3™' volume du Bulletin, l'article de M. Henri Maïstre, intitulé : « Chaillot et le bois de Boulogne en iG6o »\ pp. 277 et 278: ainsi que l'article, du même auteur, intitulé : <« Les maïuifartures de ('.haillot en l'an IX » (pp. 279 et "^.So).

(2) Voir aux annexes (p. !>77) l'article de M. Léopold Mar, intitulé : » Louis XIII au XVI« arrondissement. >•

lion, doDt les dépendances renfermaient tout l'espace compris entre le quai de la Seine, la rue de la Montagne (aujourd'hui rue Beethoven) et la rue Vineuse. Sur le territoire d'Auteuil, les terrains compris entre la route de Versailles (longeant la Seine) et les hauteurs étaient occupés par quelques

l'ûria el environs, jmr N. du Ver, ui:af!va]ihe lir-. Sii Maji-sli' calliolique.

Avec prïvïlJ'Ku <lu Hoy. — i">7-

ICuLIcotiuii [lu M. Km. l'ulin.)

vignes et par les dépendances de la maison seigneuriale des abbés de Sainte- Geneviève.

On voit qu'aux xvn'' et xvni" siècles, les rives de la Seine entre le Cours-la- Beine et le l'oint-dujuur, où se trouvent actuellement des quartiers élégants, appartenaient, dans presigue toute leur étendue, à quatre établissements : la Savonnerie, le monastère de la Visitation, le couvent des Bonshommes et l'abbaye de Sainte-Genevit'tve.

LE PASSÉ I) ALTEUIL, DE CIIAILLOT ET DE PASSY l5

Le village de Passy (1), qui est mentionné, pour la première fois, dans une charte de mai 1:250, et fut érigé en seigneurie au xv" siècle, n'a été, pendant plus de cinq cents ans, qu'un hameau dépendant de la paroisse d'Auteuil et habité par quelques vignerons et cultivateurs. Au xvn'^ siècle, comme on ne pouvait se rendre de Passy à Téglise d'Auteuii qu'en faisant un long trajet par de mauvais chemins, Claude Chahu, seigneur de Passy, fit ériger, en 1666, une chapelle (2), sous le vocable de Notre-Dame-de-Grâce, qui est devenue l'église de Passy; cette succursale était desservie par la congrégation de Saint-Paul, dite des Barnabites. Grâce aux dons et à la persistance de Mme Christine de Heurtes, veuve de Claude Chahu, le village de Passy fut érigé en paroisse par lettres-patentes de Louis XIV, en date du 10 mai 1072.

L'église Notre-Dame-de-Grace de Passy fut desservie par trois religieux barnabites de 1672 à 1730 ; par quatre, de 1730 jusqu'à la Terreur, et, depuis, par des prêtres du clergé séculier. La liste chronologique des curés de Passy, par M. Léopold Mar, se trouve ci-après aux annexes (p. 218).

Dès le milieu du xvii® siècle, les médecins conseillèrent aux Parisiens de séjourner pendant l'été à Passy, pour y prendre les eaux minérales (3), qui faisaient alors concurrence à celles de Forges ; elles ont dû. avec la salubrité de l'air (i) et le voisinage du bois de Boulogne, déterminer beaucoup de citadins à venir, pendant la belle saison, à Passy, où l'établissement thermal était situé entre la rue Rayuouard et le quai de la Seine, sur des terrains qui avaient été primitivement cultivés en vignes et où se trouvaient plusieurs sources, ce qui avait fait donner à ce lieu, en latin, le nom de Fontaniium, C'est vers 1657 que la Faculté de médecine commença à s'occuper de la vertu curative de ces eaux ; elles tombèrent en discrédit dans les dernières année du xvn'' siècle ; mais, vers 1720, l'abbé Le Ragois les remit à la mode ; on y établit des jardins et des salons qui étaient frécjuentés par des personnes de toute condition et firent de ces eaux un lieu de plaisir. Elles furent l'objet de rapports favorables à l'Académie des sciences en 1070 et 1071 ; les médecins déclaraient qu'elles étaient ferrugineuses, sulfureuses et balsamiques et

(i) Pour rétymologic attribuée au nom de Passy, voir aux annexes (p. 279) un extrait des documents déposés en 189*2 par M. Antoine Guiilois sur le bureau delà Société historique d'Auteuii et de Passy. Il résulte d'un article de M. Tabariès de Grandsaignes, p. 1G4 du IV* tome du Bulletin^ que Passy est désiLrné en latin, sur d'anciens actes, par le mot Passiaoum et que cette désinence en acuni était ^généralement ajoutée, à Tépociue galloromnine et dans les premiers siècles du moyen Af;e, au nom du proprfélaire pour désigner un domaine rural; telle est l'origine des noms de lieu terminés en ac dans le midi de la France (langue d'oc) et en y dans les pays de langue d'oïl.

(2) V'oir aux annexes (p. 280) Tarticlc de M. Léopold Mar sur la fondationde la paroisse de Passy. Voir également, pp. 112 à 116 du premier volume du Bulletin, l'article de M. le D"" Paul Raymond, intitulé : «< Documents sur Claude Chahu, ChrisUne de Heurles et la seigneurie de Passy. » Voir aux annexes (p. fi^fy, l'article de M. de Forges de Montagnac sur le démembrement de la paroisse d'Auteuii.

:3) Voir pp. 236 à 288 du l^^ volume : u Les amusements des eaux de Passy », par M. Léopold Mar, et pp. 10 à 12 du IV^ volume du Bulletin, l'article du môme auteur, intitulé : « Curieux litige entre l'abbé Le Ragois et le sieur Guichon »». Voir également <« Les origines des eaux de Passy et d'Auteuii », par M. le Df Paul Raymond, pp. 52 à 55 du 1«' volume ; et un extrait des observations faites, en l'Académie des sciences, sur les eaux minérales de plusieurs provinces de France, par M. Rerrus, pp. 247 et 248 du II« volume du Bulletin.

4) Le Moniteur du 9 mai iH32 consUite <|ue la première épidémie de choléra, qui avait occasionné une très grande mortalité à Paris, n'avîùt fait ([u'un très petit nombre de virtimes à Passy et à Auteuil. La même constaU'ilion ressort d'une carte statisti(iue de l'époque, que possèdent les archives de la Société historique.

iT» iiisToiiiE nr xvr ahrondissemknt

Irs rniisiHrraieiit immiiiiu' un rtMiiôde «'ontro la stérilité dos femmes. Klle> jiMiimit <ruiu' ^ninrii* v(i«<:iio iMMulant la plus grande partie du xvnr' siôclr: il riait (It* Imiii ton d'y aller. fcsHveiUftfd, directeur des eaux, partit en iTK5. |MMir suivre Iranklin fii .\ni(''rit|ue, et, rétablissement ayant alors changé de propririairt*, TiMilrée des jardins fut interdite au public; les eaux perdirent U'ur rôlébrilê : elles êtairnl i'e|>endant encore fréquentées sous le prender llnipin-, r;ir ou lit daiH le Mnniieiir lUi :2(ï juin ISOlî l'annonce suivante: " !.«• pulilir «»sl prévenu cpn» l'on continue toujours la distribution des Monvi'llcs l'îMix niluéraies df l\i<sy. quon jK'ut les prendre tous les matins rl.in i liMidruii nuMiu' où jidllissent les sources d'où on les tire, et qu'un j.inlin, qui n'es! à ru>aire que tics buveurs deau, leur olVre une promenade .i}/iéidili' l'i ninlrihuc à les reiulre pluseflicaces. " Les sources ont étéenglo- \ttt' iliius Li picqniiMé tic M. lUMijaniin Delesserl, et leur débit s'est trouvé iMMiK'iMip diuiiinié par suite tics (tuiilles t»xécutêes pour établir les fondalion-. d<M: iiiiiisiiiis tlu vtùsinai^e.

l.»i -iiii;iiioii i|i> pjissv cl tl Aulcuil entre Paris et Versailles, au milieu de Miilmii. linr l'f.. ,||| |,;iiit tlt»s(|ucllcs tni a tle trt»s belles vues, a beaucoup faciiMi r<'l<ilili M-iiMiti. jHMitlant le wur siècle, de maisons de plaisance avec piM • '1 )<iifliii . il, IMS rfiit* rc^iiMi: les châteaux qui s'y trouvaient, auprès 'I' MiMiif 1., »■ un , ,nil fie frct|ucnnnciil habités par des personnages; de Ht iiqii' 'iiipii ini.iiii à I .iri^locralic. à la lillcralure, aux beaux-arts^et à la '"• •'" ' I» ••» I hi iniii' dt» tli.h|iic rue. je luc suls ■dlachéà rappeler les prin- ' M' "" !•' » ■•"M II- ijui V t>nl M'jnurnc autrclois. INuir Passy, les deux rési- '•''•" I' I'Im itii|iiM i.nilrs I cl. lient, au wni' siècle son château seigneu- M il ' • I' 'Il il. ,M ,1, I I Mnrih'

<»'!•' '»'••" 'Ml l.i ii.'unirii'tlc M ■"■ t.hahu le château et le parc de Passy ' "' ••' '»"• '«iiiinr iiiiimi t.incc. SjiuucI luTuard HmI-I 739}, riche ban- '\n' I 'I'" '«'ii Miiiiiii Mil', le niini<lèrc r.h.unill-ïrd et avait amassé. 'Iii '•'• ""' t'.iiMiM •!. |iin ,|r iieiile niiHitui<. dépensa 3(M).0t>i> livres pour • «M»!' iim '-11. |.Mi|,iiih f^i \ lovi.di.i voii ancienne maîtresse, Mme de 1 «'ni .!»«' '• l'iiiiiij .1, r,Mu\ liN »ic S.inuicl r»crnanL et son pelit-iils,

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