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ANNEXES
de Doavenu en 1707 ; les Hongrois voularent même félire roi. Proscrit en 1741, après la paix de Nagy-Caroly, il Tint en i 71 3 se réfugier en France avec sa femme, sous le nom de comte de Saroz, vécut beaucoup à la cour de Louis XIV, qui le prit en affection, lui donna 600.000 livres sur riiôtel de Ville, plus 6.000 livres par mois. Avec 30.000 livres par an que lui assura THispagne (i), il arrivait à plus de 100.000 livres de rente. Après la mort de Louis XIV, il alla vivre pieusement chez les Camaldules de Grosbois, et en 4717, éloigné de Franco sur la demande de Fempereur d'Allemagne, il se réfugia à Kodosto en Torquie, où il mourut en 1735, âgé d'environ 56 ans. Avant sa retraite au coavent de Chaillot, sa femme avait eu une conduite peu régulièi*e; Ragotzkv ne permettait pas, néanmoins, qu'on dit da mal de la princesse, rappelant qu'elle lui avait sauvé la vie et l'avait fait évader de prison, et qu'après cela il ne lui était plus permis, à lui, peat-étre le plus heureux des IroiSy de s'informer de ses actions.
LA VEUVE DU Rtel-NF ( 1735-1 7 ;9)
En 4735, la veuve du régent se réfugia chez les dames de la Visitation de Chaillot ; elle avait son pavillon particulier, adossé au mur de clôture do couvent. Née en 1677, Françoise-Marie de Bourbon, dite lf*'° de B/o»,était fille légitimée de l»ais XIV et de M'"*> de Montespan. Douée d'inHniment d'esprit, mais d'un orgueil excessif, pe^i/e fille de France jus jue sur sa chaise percée, dit crûment Saint-Simon, tenace à l'extrême dans ses Tolontés, paresseuse à l'excès et très superstitieuse, on la disait néanmoins vertueuse; mais il faut reconnaître que sa vertu peu aimable n'avait pas eu le don de retenir son trop volage mari, qui, pour cause, Pavait surnommée M""^ Lucifer, C'est peut-être ici le cas de dire, en modifiant légèrement le proverbe, que, (/uand il/"'" Lucifer devint vieille, elle se fit ermite, car M™*' d'Orléans était bien proche de la soixantaine quand elle rechercha le voisinage de nos pieuses Visitandines, auxquelles, malgré son caractère bizarre, elle fit beaucoup de bien. Elle passa de vie à trépas le 4 " février 1 749.
Ici semble devoir s'arrêter la liste des personnages marquants, reines, princesses, duchesse et antres dames ou filles nobles, qui vinrent se réfugier au couvent aristocratique de la Visitation de Chaillot.
Vers le milieu du règne de Louis XV, la maison semble péricliter, et nous ne trouvons plus rien de particulièrement intéressant à signaler pour son histoire. Comme personnel, au temps de sa prospérité, elle comptait en moyenne trente religieuses professes, cinq à six sœurs converses,
deux on trois novices, deux aspirantes, deux sœurs tourières et une vingtaine de pensionnaires. La communauté, qui avait trois autres maisons à Paris, fut supprimée en 1791, et une partie de ses biens fut vendue. I^s bdtiments du couvent, devenus propriété particulière, furent démolis en 1810, et sur leur emplacement on creusa les fondations du palais du roi de Rome, palais destiné au fils de l'empereur, mais que les événements politiques ne permirent pas de continuer ; l'emplacement du palais du roi de liome, demeuré à l'état de terrain vague et complètement bouleversé, fut longtemps daigné sous le nom de rampes de Chaillot, Louis XVIII projeta d'y élever un monument grandiose en souvenir de la prise du fort du Trocadéro par son neveu le duc d'Angouléme. La butte en prit le nom, mais le monument ne s'éleva pas. Ce ne fut qu'à l'approrbe de l'Exposition universelle de 1867 qu'on se décida enfin à aplanir le sommet du coteau et à niveler les pentes, pour construire l'escalier gigantesque c|ue nous avons vu jusqu'à l'approche de l'exposition de 1878, exposition qui nous a enfin valu le palais actuel et ses verdoyants et pittoresques abords.