‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 54 sur 128 · LES ENNEMIS DE MADAME DE GENLIS · texte numérisé non relu

LES ENNEMIS DE MADAME DE GENLIS

Comment l'apprécièrent ceux de ses cooteop rains qui ne furent pas arnooreoi d'elle 1

En général, ils la détestèrent. Elle eut po ennemis, tour à tour ou ensemble, les aristoenli les républicains ; les jolies femmes, dont eUe dis du mal ; les laides, qui n'aiment pas les j«i femmes ; les coquettes, qui l'appelaient prode ; 1 vertueuses, qui l'accusaient cfe léj^èreté. EUe t aussi, parmi ses ennemis, ses anciens amis.

Sa tante, Mme de Montesson, ne l'aimait fi Est-ce étonnant ? elle l'appelait sa tantdti Mme de Barbantane, comme elle dame do Pahi Royal, lui voulait mal de mort. Kien de sorpr naôt; elle disait : « Mme de Barbantane a un i d'un rouge éclatant. > — Comment l'abbé Ravi lui eût il voulu du bien ? elle le qualifiait de ctw libertin apostat ». Elle insultait, on l'injoriait.

Il cDurut sur elle, dans les salons, des éniga en vers qu'on ne peut trop citer en entier.

Au physique je suis du genre fémiDin, Mais au moral je suis du genre masculin.

€ Les œuvres de Genlis se vendent plus qv'd ne vaut..., » etc.

Aujourd'hui prude, hier galante.

Tour à tour folle et docteur, Genlis. douce gouvernante, Deviendra dur gouverneur. Et. toujours femme chanuanle.

Saura remplir son destin :

On peut bien être pédante Sans cesser

Mme d'Oberkirsh (î) l'appelle « uoeBioiè de vaniteuse, femme à sentences, femme qui qvit son grand habit pour les culottes d'un pédagogae Elle ajoute (3) : < Décidément ces jeunes priac d'Orléans ont un gouverneur un peu singulier, tient trop de la gouvernante et il n'oublies jupons <|ue lorsqu'il devrait s'en souvenir. *

Quand elle entre dans certains salons, leshomn causent d'elle presque tout haut avec des rir malveillants (4). On la représente, en caricatur armée d'un sucre d'orge et d'une férule. Laclo familier du Palais-Hoyal, écrit sur elle :

Change donc, ma fille.

Ta plume en aiguille, Bnue ton papier; 11 faut te résoudre A filera coudre; C'est là ton métier.

Mme de Staël s'étonne que le vin de Silter)» bon, portant le nom de la marquise. Il v»ut miei

'\) Mém.,l- 11, p. 3i2.

(j) Mémoires^ t. II. p. Ci.

Cl) Mme d'Abranlès, Salons,

ANNEXES

<nie mentionner les outrages du comte aans ses Mémoires. Rivarol lui fit une :hamée : « Il n'aimait, disait-ii, aue les ononcés. > Louis XYIK dira d'elle : Si •tael en politique est beaucoup trop homme, Genlis est un peu trop femme. » Sir Gi. 'appelle : € une irieille sorcière menteuse r de marcher sur des ressorts . . . » etc . , etc .

SES RARRS AMIS

le concert de vitupérations, il y a quelques ges favorables. Grimm (i) trouve en elle le Locke, le génie de Rousseau, Pâme de et la naïveté de Gessner. BufTon lui écriinvier 1780 : « Je ne suis plus amant de ) ; je la quitte pour vous. Madame. Elle que former des corps et vous faites des le la mienne n'est-elle de cette heureuse .. Pardonnez-moi, Madame, ce moment et d'amour. > Le !2i mars 1787, il Tapon adorable et noble fille ».

les la compare à Fénelon, la préfère à Sévigné et de La Fayette. Un M. Anatole >ublon lui dédie en rimes un roman : la du Hhône, 1814.

) vous dont la plume éloquente, ienlis, qu'on admire et qu'on v;intc iux champs, à In ville, h In cour, «lous peint l'innocence et l'amour...

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