DERNIERS JOURS ET MORT DE MADAME DE GENLIS
Miss Opie, qui passe à Paris, nous donne quelques détails sur les derniers jours de Mme de Genlis (1) : « Nous allâmes voir la comtesse de Genlis; elle nous reçut amicalement. C'est vraiment une jolie vieille femme de 87 ans (î2), très simple. Pas de smartness ni d'affectation. Elle reçoit beaucoup de monde... »
Quelques semaines après, le journal de Miss Opie porte (31 décembre) : « M. Moreau vint m'anw»cer que la pauvre Mme de Genlis fut le nm trouvée mopte dans son lit. » — 2 janvier : « J'allai voir la pauvre Mme de Genlis dans sot cercueil, par bonheur j'arrivai trop tard. J« ^ présentée à quelques-uns de ses amis... Je proai^ d'aller à son enterrement. » Il eut lieu le 4 janviff- <( J'allai avec les personnes en deuil assembles pour les funérailles de la pauvre Mme de Genlis- Le maréchal Gérard me fut présenté. Lesoirj'all«i chez La Fayette comme d'habitude et fus préseotée à beaucoup de monde. »
(n P. 3;W cl suiv. Mém., Ollendorfr, i«93.
ANNEXES
ORAISOJI FUNÈBRE
Dans on article nécrologique qui eût pu attendre quelques années, celui qu*on nomme souvent le ton Jules Janin appelle Mme de Genlis : femme emnte, muse à pi^, amphibie, tricoteuse de romans.qu'on croyait morte depuis cent ans, mais qui râlait encore dans la boutique de Udvocat. Il la nomme aussi : paradoxe en jupons, vieille femme prolixe, sempiternelle, vieille barbouillée de tabac, fantftme en robe feuille morte, pédante au doigt taché d*encre, etc. ; et, dans un élan : « Fi ! s*écria-t-il, Tabominable odeur de vieille encre etde musc... Elle rendit dans un asthme suprême une âme éventée et un esprit de bois blan^. »