‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 66 sur 128 · AUX CARRIÈRES · texte numérisé non relu

AUX CARRIÈRES

i<> Ancienne rue des Batailles, à Tangle de la rue de Gasté (actuellement avenue du Trocadéro. devant la rue de la Manutention). — Entrée de plain-pied, avec descente en pente douce, dans les ca^-ages de la place dléna, construite en 1797 par rinspection des carrières, et détruite lors di percement de I avenue du Trocadéro.

> Hue de Lubeck, 24. — Escalier droit. lr«s ancien, situé dans les dépendances d*une propriété privée ; cooiblé vers i840. U donnait accès dans

i> Tous les rensei^nenients« techniques qui siii- >enl s<tul irmpruolés leitueUementau livre publié lannoe iteraî«^r« sur/e« Catacombes de Part*, par M. Kiuite t>r«nl.ct>oducteur de l'inspection gvDc^ raie «U'^ c^mèflvs de la S«>iQe. — M. Chnmuel. éditeur d«r louviua^f. rue de Tré%-ise 29, a bien voulu auî.^rixîr la piibttcatHMi de ces extraits dans notw

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lllSTOliii: DU XVr AKROMHSSEMENT

ficjtioDs. et beaucoup dVxcavations sont restM viJes afiD-s l'âbanJtiii des chdntitfrs. ce qui peut ocodSÎooucT âfs accidents.

(In parait n'avoir pus eu sujet de s'inquiéter, antérieurement à 1774. des inconvénients que p«*uvent pr»'senlrr res souterrains : l'eiistence de beaui^iiup df carrières avait même été [lerdue de vue et on n'avait de connaissances précises que sur cell»*s qui t*tjif^Dt restées acressible». c'est-adiri- sur la moindre partie des anciennes exploitations qui. pendant plusieurs sinrles, avaient été li\rées. sans aucune surveillani^e. à l'activité plus ou moins grande d>.'S extracteurs. Mais un grand etfondremeiit survint le 17 déc<»mbre 1774. et renversa une partie du pavé et des alentours de la route d'Orléans (aujourd'liui nu* [)enrert-Hocbereau) : l'attentinn fut ainsi appelée sur les périls résultant de la situation des anciennes carrières et sur la nécessité de prendre des mesures etiicaces pour sauvegarder la sécurité publique.

Il fut procédé en I77ti à une visite générale et au lever des plans des excavations alors accessibles : on reconnut qu'une grande partie du smI des quartiers méridionaux de Paris était presnne entièi-ement sous-minée et que la stabilité des rues et celle di*s mnstructions publiques et privées de ces quartiers était compromise. Le 4 avril 1777. le jour même on une maison, voisine de rendn>it ou s'était pniduit l'accident du 17 décembn' 177*. était engloutie par suite d'un effbndronieiit dans une excavation de -20 mètres de pn)fondeur. le ('^nseil d'Ktat in>titoa une commission spéciale. chargi*e d'ordonner et de faire ext^cuter toutes les o|»eratiuns que p<iuvait exiger l'état plus ou nnùns menaient des anciennes exploitations, (.'est sur la pr<ip>isiti»n de cette commission <rom|>usee île M. l>noir. lieutenant général de polire. et du comte dWnjrivillir. directeur des bâtiments ri>\au\| que fut irei-*' rins|H'i'tion «générale des earriiTfS. Le d»-«.ret ilu IS novembre iSln assura l«* ivcrutemeiil parmi les ingénieurs au rorps des mines des in^p^-i te.irs des carrières du depaitimoiit de la Seine: c'»:-i.i S41US la direction de ces inspecteurs ( I > qu'nnt t-t>exiVutés les travaux de 'onNiIidatiuii >ous les rut*s et sous les etab!is>ements puMi» s.

I.'etudf des carrii-res est ^ubt-id-inin-e .i n-\\v d^ la nature geobi^:i.|ue du sous S'il et delà vri.- des divei-s terrains superp.»>-s. parmi les-jneli îij:iir»Mit notamment eeux d\"i P-'U a extrait i.i plein* à bâtir. On dit qu'une coiiehe j:»-»li>î:iqi;e aîtîeurb»rs«|u'elle se montn^ immédiatement au-iles^nus du noI superticiel comp.>>e d»' t»'rr»' xe^jr-i,,!.* et de terrains d-' trans|K)rt «jui sont d\»iij;ine R.iliir^l.e.

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comme les anciennes aliuviuos. on d'origine artiâcielle. comme les remblaîi.

La craie blanche, qui s'ét^oJ sons de vastes étendues de pays, constitue le food da bassin de Paris, ou son épaissear dépasse 400 mètres : eBe règne à la base des coteau d'I>$y et de Meodot et fcur une partie des territoires de Booiofiie et de Billancoort : à Bercy, la craie te troafe k '2ti mètres aa-dessons du lit de la Seine ; dm Paris, elle o 'affleure qa'à leitréinité sod-owadi la wlle, à Grenelle et au Foiot-dn-Jour, ^tn l'altitude de 30 mètres au-dessus do nîreaa di la mer, c'est-à-dire à 3 mètres an-denas di niveau normal des eaux de la Seine. Sur le \VI' arrondissement, elle se trouve an desiow des terrains de transport, entre la fortification et la Seine, jusqu'aux abords du chemin de fer de ceinture. L'épaisseur des terrains de transport est variable: elle s'élève à 10 mètres dans le fond de la vallée, à Grenelle près de la Sehie : i mesure qu'on s'éloigne du fleoTe, elle diminoe dans les quartiers dont le nirean s'élève gradnrlle ment. La différence de niveau entre le sol et la face supérieure de la craie est d'environ 7 mètres auprès du bastion 67 bis, placé entre la porte du Point-du-Jour et la porte Billancoart. et elle n^est que de 1".IU an point do bonlevard Suchet situé entre les bastions (>3 et 64, vis-à-vis la me de r.ivry. La surface de la craie n'est pas horizontale; elle est inclinée du sud-ouest au nord-^t et pn^ sente une différence de niveau de 133 mètres entre le Point-du-Jour et les Buttes-Chanmont, ou sa fate supérieure esta 103 mètres du niveau de la mer.

Les diverses couches superposées ande la craie ( I ) ont l>eaucoup moins d'épaisaear ; celte qui rei-oovre immédiatement la

com^MiMfe d'argile plastique renfermant des «frites qui ont été exploitées autrefois, comme lindi ;ue M. Leopold .Mar. dans sa note sur Passv et (Ji.iiUot souterrains (~2). <^tte argile plastiqw t ••nstitue le s<ius-sol d'une grande partie dAnteul, <*ntre If cbemin de fer de ceinture, la me di Iki. teur-Blanche. la rue de TAssomptbn et b N-ine. La différencie île niv<>au entre le sol et It û.*e supérieure du banc d'argile est d*enviroi 1 1 MiHtt f s \ is-i-vis de la maison de retraite Char* d'in-La^ra- hé (3). • mètres à la rue de IWasomptiuH. \is-a-vis du lycée de jeunes filles, et 44 m*tres à la rue huban. Sur les territoires d*Anteuil et de Passy. ou l'altitude ne dépasse pas 7 M mètres, celte de la face supérieure deTar|ile

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HISTOIRE DU X\T ABROMUSSEIIENT

AB VCS'

:iiipp<itiiit les

su s'i^ de owseiider des Baisons eiistastes. Tsie M puis d'cBiiroa i'^.iu de dnaèCre. pefirtrar du» les esciTatÎMiB et es dresser

îe f4«a qui doit être lerê avec uie griAde eue-

tilÂde. èia de »« pis s'exposer a coosobder à ses frais les propriétés roisÎDes. pour faciliter les frè^lea^ats de comptes de mitoreiiDeté. 4|u se

oot en fèoeral de la sème façoo que ceux des coQStnirtJoos de la surface, et poor arrêter les dispositions à adopter en ^oe de la consolida tioo. Uks consistent le pins sonrent a établir des piliers de sontèsement en savonnerie, placés sons les mors principaiu oo à l'aplomb àès points de char^ du bâtiment et à refnblajer les vides. La dépense à faire est très TariabiesoÎTant les àt~ eofistances : elle est par mètre carré et en movenne de do francs, chiffre tr»^ inférieur à celai de la ▼alenr qu'ont actuellement les terrains dans le \VP arrondissement.

Le réseau des galeries souterraines d'inspection se développait, en 189t>. sur tî.ill^ mètres dans le \V1< arrondissement : la longueur des roies publiques sons-mioées v était de 5.353 mètres dont 5.<.K>4 (i ) consolitiés. Ces chiffres ne comprennent pas les galeries existant son» les propriétés privées. Kn outre, on doit observer que d'anciennes carrières peuvent exister au-dtssous des voies publiques sons lesquelles on n'en a pas encore constaté l'existence. Mus tard, il pourra être reconnu indispensable d'ajouter de nouveaux travaux de consolidation à ceux qui ont déjà été réalisés. Le nombre des mes du \\\* arrondissement désignées comme avant leur sol sous-mine est de 41.

Le service de l'inspection des carrières t^t avait achevé en 1K59 l'atlas des carrières souterraines, situées à l'intérieur de l'ancienne encei'ite de Paris : mais l'annexion des communes suburbaines, jusqu'aux fortifications, a nécessite Fj^ldition d'une étendue considérable de régions sousminées ; d'ailleurs, les recherches opérées chaque année augmentent le nombre des carrières anciennement reconnues. Le travail à faire est très

'i M. IKiiiiol i\ iii«lii]U('. i-n p^irKtiit «iv» r-.ii-» lit' l*i«<>>. lu (listaiirr «In s<»l au oicl «le !;• «.ururo uin>i que h» liaiiifur «io ^aloru-'» «1 e\j'KM!.Ui"î.. »»ur K"« ptiiiiU où oc> iIinu'ii>ion«. ont olo rtlcvii—. cl lf|M»i]Uf à hi«|uoUi* U'»» lr;)\au\ tic «"uî:"». 1:dation oui v\r c\è»utc'*.

•j Lc> pi-iii«M|Kilc> altriluilion<> ilu scr>irc «îo rin>pcc(ioii ucncralc «le- carricrc-» tic la Scinc en rc «lui coiiocruc le- aiioiciiucs carricrc- >^'i;'. l*ari^. -«ml lc> suivanto :

ron-«>ltiiatioii «le co ancict.nc- oarrit rcs -«n:le -«'I «le> \oic- |»uliluiue- vi «le- et.iMj<-eiiu l'Ipulili< -. a|ip.trteiKint .» I Liai «mi à laN ille — entre Iretien «le- anciens lra>au\ «le C(M)-<>:i«lati<n e\e cuU - parle -crviec — «lelerminati«Mi «l«-prvoanlion- .1 "h-cner daj»> la /v»ne île- an«iennc- rarriortrs. I«.)r- du pcn'cnienl «le- n«Mi\clle> n;e- ou de I elaldi-scnicnl «le- ni>u\cau\ e:;iiul-. «-u «le !.i con-lruotj«»u de- niai>i«n- — «onlude «lc-tra\.ui\ «le e«.»n-'didalion ini|"«>e>. au\ pivpnelaire- par rarrt'lc prcfccloral le- aiit«»n-anl a l»alir «lancelle zone — cjeculu«n «1 oiiicc. le ca- e^htant. •le- ti;i\au\ .\ la eharu«" «le- partiiuher-, «la»»- le- •■a< «If pi ni iinr.iinent ••n la M.Mirilo pul»I'«]ue -e tn-iivf etrpaije»- — U\r- île plan ri « i>iitt < (ifii «le l aH.!- «1.-. i-.inuTc- -«'Ulcrrainc-.

tenuDer ce cofiétcr cet atlas (i).

qn est CD eows de pabjcartoo et oa une teiite spécule iadiqBe les caméres à nlasieiirs étages: fâ ssot les pins dangereoses. sont sor la me gaaciie de la Seine :

itre pas dans le \VI* arrondisse- Beat, on rexfMutieo de la pierre à bitir ne parait aroir pris im grasde extension qu'à dater di xvm* siède.

Fonr la eonstmction da Trocadêro, en 4877 et 1878, il a fallo conso&der one soperÊcie de près de deu hectares 17.800 Bètrcs carrés) par BMsifis de maçonnerie tons le palais et par remblais bonrrés sons les jardins. La partie centrale de ce palais se troore an-dessns d^andennes carrières, aina qne rextrémitê de Faile située do c^ de l'avenne dn Trocadêro. Ces cairim avaient été exploitées par piliers tournés ; leur cid était soutena par des piliers en calcaire, provenant de la paroe de La masse exploitable m les carriers avaient laissée en plaoe ; Tintervalle entre les piliers était vide ; la nantenr des galènes d'exploitation est. sous la salle des fètes,de i'^.fS. Afin d'augmenter la stabilité, on avait fait construire des piliers nmçonnés par les ateliers nationaux de 1848; mais ceb ne sofBsait pas pour supporter le poids du palais dn Trocadêro. Poor toutes les parties pleines de la partie centrale de ce palais, on a descendu les fondations jusqu'au sol de la carrière ; la distributiM adoptée poor le palais se trouve ainsi reproduile souterraineoMnt et on peut drcoler dans les vides qui suhsbtent entre tontes ces maçonneries lii. On a parle d j établir, pendant FE^posisition universelle de 1900. iu musée des mines. On y destend, par un escalier, josqu^an sol de la carrière, placé à 9". 15 au-dessons du' sol ; la température est à peu prés constante dans ces souterrains, dont le ciel laisse assez fré<{nemment tomi»er des gouttes provenant de Tenu qui s'intiltre dans le terrain.

I.es travaux de consolidation exécutés sous d'autres établissements publics, dans le \V1* arrondissement, sont beaucoup moins importants que ceux du Trocadêro : la superficie consolidée est de 1 ffO mètres carrés sous la chapelle annexe de Tèglise Saint-Pierre de Chaillol (avenue Marceau, ouvrage exécuté en 1887), de 4.700 mètres sous le depi'it des Phares (avenue dn Trocadêro) et de 150 mètres sous le presbytère de Tégltse de Notre-Dame-de-Grice de I*assy, me de IWn-

r Tomme l'indique M. Wickershciiner, actuellentcnl in>pecleiir général des carrières de la >eine. dan> ^a noie ilu i" juillet iHgô, cet allas >erMra a coniplcler la nomenclature des a oies i>t:l«li<.{uc> >ou--minèes. qui a élé publiée iKir i tnip:M:tciie Paul l>u|K>nlet (|ui indique, pour les r::v> t't pour I«'S êlahli»emenls pulilios : l'année p* n«lant la«|Uelle le< tra>auxde consolidation ont eli evti uU>. le» loni:ueur> des parties sous-minées et lie- pailio con-oliilces. celles des ifalerirs •I in-pcclion. di\er>cs oli>ervalions >ur l'eliit dc^ iarrîcre>. la di-Uince tiu sol au ciel de la can'ière t't la Itauleiir de> paieries d'exploitation.

• La nutc de M. L«!'Oj>old Mar sur Passv et i'iiaill.^l Miulcrrain-. qui précède, donne des ditail> -iir lc> lra\au\ «le consolidation du

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