‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 67 sur 128 · e;i» il -nr la -itualionen iSy2 des «*s<'aliers · texte numérisé non relu

e;i» il -nr la -itualionen iSy2 des «*s<'aliers

cynilu:>ant aui canicres.

(I). Gn consolidations ont été faitfs et remblais bourrés.

ACCCSTF, DojïIOL.

■OS ANCIENIIES BARRIÈRES

Araot 1783, Paris n'était enclos que de manilles iaior*es oo de mauvaises cloisons de plasebes mal jointes, et les cinquante-quatre bureaax des connis de barrières n'étaient que de saples étiioppes en bois auxquelles on arait doué le nom de rmileltes, supportées qu'elles étaient par de petites roues qui en facilitaient le traasport. Dans ces conditions primitires, la conirebaiide était Traiment par trop facile, et le cooineree. qni ne pourait lutter contre elle, s*en piai|;nait fort : aussi, pour cette cause et d'autres eacore. Louis \M. par uoe ordonnance du 13 jaBTicr 1783. decida>t-il la construction d'un Bovreau mur d'enceinte. infranchissable. Ln ITSt. les fermiers généraux, dont le bail Tenait d*étre aapBenté de 1^.000 francs, roulant arrêter les progrès toujours croissants de la contrebande et soumettre aux droits d'entrée un plus grand nombre de consommateurs, obtinrent de M. de Calonne Fantorisation définitive d'enfermer les faubourgs dans le nouveau mur d'enceinte. Plusieurs architectes dressèrent des plans, fournirent des devis ; ce forent ceux du célèbre Ledoux qui furent acceptés. Ao mois de mai de la même année, les triTanx furent commencés du côté de la Saipêtrière: deux ans après, l'enceinte méridionale était acberée. L'on entreprit alors celle de la rive droite : PassT restait naturellement indemne, mais il n'était pas de même de ^haillol, qui devenait dehnilivement. bien malçré lui. partie int^-grante de i\iris.

L'architecte Ledoux. après avoir termin»- son mur d'eni'einte. eut à el»*ver s^uxant»» monuments pour servir d'entrées à la capitale, et. comm»» il avait horreur de la banalité et de l'uniformité, il donna carrière à toute Toriginalife de N»n talent. en élevant ses propylées, comme il les appelait pompeusem»»nt, varies de forme et d'aspe< t. Au dire de ses admirateurs — ils étaient noml»reux alors — rien d'aussi beau n'avait ^le fait depuis le grand siècle de Louis MV: cela rappelait mêmn, disaient-ils. les ou\ rages des plus beaux jours dWthènes. Il faut bien en rabattre, car, mal^e leur prétendue magiiiticence, à part quelquesunes de ces barrières auxquell»*s on ne pouvait ••ontester un mérite d'art peu comruun — telle la rotonde de la Villelte.'jui existe en«ore — la plupart avaient un a>pe< t assez triste, fn^id et par

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trop solennel. Et pais, n^éCait-îl pas déplacé, i une époque ofe les inaoeesde TEtat se tnwraieot dans ime sitnatioD si déplorable, d^éferer de tds édifices poor de singes bureaux d^octroi et de cornais de barrières ? Aussi ce loxe defenait-^ insoltant pov le peaple, qoi se vojait, oatre m noorelles charges, forcé de pajer les frais des instraneots de son soppliœ et s*eo Teogeait par des jeox de mots, teb ^oe eeox-d :

Lt mur maranl Paris, rend Pari* mmrmmranl...

on par des épigramaes de eelte force :

Pour nmymenler tom naméraire^ Et nirrfiarrir notre horizon, La Ferme n jatfè néressairr iM mettre Parut en priêon.

Quand Loménie de Bricniie, «foi aTiît saccédèà M. de Calonne, rint, le 8 noTembre 1787, Tisittr les nouvelles barrières, il s'ind^na plus on noios sincèrement de la prodigalité aTec laquelle oo avait exécuté ces traranx. dont la dépense s'élevait déjà à plus de ^ millions, en ordonna la suspension et voulut Dème, dans les premiers moments de sa feinte colère, faire abattre ce qui était fait et en vendre les raatériaox ; mais Tonivre était trop avancée, on dnt se contenter de prescrire de nouvelles dispositions arant leur cod* tinuation et nommer d'autres architectes et de nouveaux inspecteurs. Cependant, déjà, on avait commencé à tronquer les colonnes et à détruire les couronnements, on arait même été jnsqu*à gratter les bas-reliefs que Moitte y arait sculptés.

Ce ne fut guère qu'en 1789 one le mnr dVnceinte et ses hmeu\ propylées forent achevés; le tout avait coûté 50 millions !

Au début. Passy eut cinq barrières. La première. appelée d'abord barrière de la Conférence, parce 'lu'elle n'était qu'un retulement de la barrière de ce nom. située précédemment près de la pompe à feu de (iiaillot. traversait le quai de la Seine, an b.is de la rue Beethoven : on la nommait aus^i barrière de Versailles, parce qu'elle était sur la roule <)ui conduit à cette ville, ou barrière des Bonshommes, à cause du voisinage du couvent de < e Flora : en dernier lieu, elle prit définitivement le nom de barrière de Passy. Le mur d'enceinte r»*ntrait sur le quai, suivait à peo près l'alignement de la rue 1^ Nôtre actuelle, isolant ainsi le couvent des Bonshommes de celui de la Visitation Sainte-Mane. et longeait la rampe «Hiest du Trocadero pour arriver à la barrière Sainte-Marie. ainsi nommée de sa proximité du courent des telles de la Visiiati.ni Sainte-Marie. Elle était distante de λI0 m'tres d.» «elle de Passy. Depuis la barrière Sainte- Mo rie. le mur d'enceinte sui\ait l'alignemeiît d^• l'avenue Kleber. A 5t)0 mètres, on trouvait la barri.n? de Longcharop. à cheval sur la nouvelle rue de ce nom. qui. alors, n'allait p.x plus loin : .i TiM) mètres plus haut, était la barricre des rMS>ins ou des Réservoirs, qui prit son nom du voisinage des réservoirs de la pompe à feu de Thaillot. On l'appelait aussi, quelquefois, barrière de la Pompe à feu. et, après la révolution de is;.s. r\\r porta, pendant quelque temps.

HISTOIRE DU XVr ARRONDISSEMENT

à minuit sonnant, nos anciennes barrières ayant terminé leur rôle, Tabandonn aient aux bureaux d'octroi de l*enceinte des fortifications de Paris. Après avoir été successivement hameaux, villages

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Une dos sUilucs do l.\ barrière de Pass}

(Archives de la Soci('îté.)

et communes, nous devenions partie de la capitale, Ton nous enlevait nos derniers gardes champêlres.

Lkopold Mak.

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