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HISTOIRE OU XVr ARRONDISSEMENT
sienne. Il a M. Alphtnd pour premier, quedis-je? poor unique Ministre dirigesnt, soateno par U confiance immuable du conseil et par l^estime uni- Terselle de la population.
« A la suite du succès inouï de l'Exposition universelle de 4889, la belle carrière de M. Al-
{>hand Tient d*étre couronnée par son éléyatîon à t dignité de grand-croix de la Légion d'bonneor. < Lui réserve -t-elle, en se prolongeant, de nouvelles satisfactions ? Je Tignore. Dans aucun cas, elle ne saurait le trop gnndir, à mon gré. Mais, dès à présent, je cousidère comme sans égale, dans l'ordre administratif, la grande renommée qu'il a conquise et que personne au monde ne conteste. Rare bonheur, ou plutôt rare mérite. »
— Nous dirons : Tun et Taulre.
(/>mme toutes les carrières humaines, si grandes qu elles soient, celle de M. Alphand a eu la fin commune. Il est allé rejoindre son ancien préfet et, dans les TJiamps-Klysées de Tau delà, ils ont, sans doute, repris ensemble leurs travaux. Ils bouleversent, en les améliorant, les ombrages et les eaux qui, dans les mythes gracieux que nous devons aux anciens, voient circuler dans la paix étemelle les grands génies de Thumanité. M. Alphand y serre les mains immortelles de Virgile, de Deliile, de Lambert, de Rouch^r, et autres poètes jardiniers, et celles de Xénophoo. de César, de Napoléon, qui ont fait à tra\ers les mondes, eox au&û, de grandes percées; Archimède, Aristote. Pascal. Nev^ton, Yauban. Camot, grands remoeurs d'hommes. d*idées et de terres, tiennent les jalons nour rétablissement des vallonnements ■ouveanx. l^ barque de (jiron a une hélice fonc tionnant à IVlectricitè ; elle est éclairée à Tacétylèoe, et. dans Tintervalle des fatales traversées, promène Victt^r llugt> et Pasteur, qui président à l'inauguration des nouveaux jardins, deoitmmes. U-bas. jardins français, et non jardins anglais.
IVndanlce temps nous, qui demeunnis encor? id, mnis avons cru que notre HulUtin dexait repnxiuire Thommage iv ndu par le Ivanni Haussmaim à M. Alphand. parve que M. Alphand. d'»ot m. Haussmann n'a pas vu s'achever la mjjmifique carrière, est mi^t dans notre arr^^ndisseraent aprvs y avoir \ecu et que sa mémoire, impérissable, survit parmi mv> membres en la perst^nne de s«Mi pelil-nl>. qui a inscrit sur noir? liste le nom illustra dont il a l'henupp.
raoiiF>vM> it riAvrvTioxs — i vrt l'rsjvRMxs
♦ l^ cn^ation de pr*>mer.jiie>, pàrv^i. jarJins, s^juaivs. sjyvijiiement affcstes à rusajre du put'lu-. est À |v^u pn^ sans exemple a>anl la 5!ei\>nde moitié de oe sièvle. L'empereur Napi^lei^n lll lai doir.u rimpulsion quo tout le monde c-oRr»a.t. Aa lerieun^n^er.; à s.^n rx*j:ne. i^n s;fnâle ouel:ue> ran^s evot^fîi.Mis. telles q;ie !a pUntaîJO.n v>es miinoorfces d'ormes i dr\v;t^ (^x a gâu.^.e »îes Ur^es oontrv-.! liées U>r»iivnt Ti^Miue des «>.jmf*s- VlNse.sîv.r le duo d'Vntm. iti:r..>:rv .:•• îs îti^s:»n du rv>. U^u.s \\ . qui h^ra ses m«SN.:s au L:re
usage de la popolatioD parisienne. U n*y avait alors pour promenades que les jardins des Tnilnies, du Palais-Royal et dn Luxembourg, propriétés du domaine de la couronne on faisant partie d'apanages princiers, et le jardin des Plantes, affecté normalement aux collections desTégétaox do Maséoffl d'histoire naturelle. De savants écriTains» sont livrés à l'èCade patiente des documents historiques et des œuvres artistiques qoe nonsa laissés l'antiquité, comme aussi des traditions recoeiilies par eux de toutes parts. An temps de Sémiramis, tes fameux jardins suspendus de Babylone consistaient en plantations d'artires, d*arbosles et de tleors sur des murs épais remplis de terre, sur des terrasses, entourant et décorant les palais b4tis sur des points élevés. Ancane tradition n'a trait au moindre souvenir de jardins publies. iMos rtlgypte de Sésostris, dont le règne est antérieur de plusieurs siècles à celui de Sémiramis, les castes supérieures n*a?aient d*antre sooci que d'entourer leurs habitations de jardins elos de massives murailles... avec sphinx, encore plus que de statues. J'aime beaucoup mieux ce qu'on rapporte des jardins de la Grèce : on y retrouvait le sentiment des beautés naturelles, dans le soin que paraissent avoir eu les architectes qui les dessinaient de tirer parti des mouvements du sol, da relief et des perspectives offertes par les paysages lumineux d'une contrée au ciel d'azui . Il est jnstede dire que la Grèce n'avait pas la monotonie d'aspect des plaines de la vallée du Nil ; mais même les jardins d'Académos et ceux des gymnases ne peuvent être assimilés i nos jardins publics .A Rome, l'art des jardins ne parait pas avoir été grandement développé jusqu'aux derniers temps de la République. >
— Les Romains ne songeaient guère, en effet, à donner à la plèbe des promenades publiques. Pafi^m et circenses ont suffi, paraît-il. Si nous faisons un saut jusqu'au moyen ige, nous ne sommes pas plus avancés. Les rois s'occupent surtout de leurs jardins privés, ou régnent les arbres fruitiers avec un labyrinthe an bout du verger. Pas de jardins publics non plus sous la Renaissance: l'inéxitable labyrinthe est encore de mode, mais domine les parterres coupés en carrés égaux, dessines en arabesques. L'art des jardins renait seulement avec Le Nôtre : mais il faut arriver i Napoléon Dl — ceci est l'analyse rapide de quelques pages des Mémoires — pour assister à la reritaiblè aratiou de jardins publics destinés i la popalativ>n des villes.
LXTENSION IH BOIS DE BOlLOGNi:
JlSOrA U SEINE
< Oe KVîs. qoeDe que fut son étendot (767 hffures esvirou, avec toutes ses dépradanccsi. élooffait da^s les murs dont il était enceint de toos r^Ves. [le K»nf::T}es avenues droites s'entre-croi- Si.'^c; lins: que celles de tous les bois de la cooror.ne, de tv»3l«s les forêts de FEtat, avec nw TÀt.'.-'jr |re>ïne:rale farorisant, à la fois, la sor >ej:;io^*eî les p-anies chasses; elles le tn^tt"s«.e:.: àe r«ir: en part, entre des portes extrésKJ
2.000 mètres de déTeloppement pour les coanes plates ; une piste complémeDtaire, décrÎTant nne coarbe montante et descendante sur la colline abaissée, la porte à 3.000 mètres au besoin...
« M. Âlphand sut exécuter dans un délai d'environ dix-huit mois les opérations énumérées plus haut parallèlement à la transformation de Tancien bois, de telle sorte que tout fut près lors de l'inauguration solennelle du Champ de courses de Longchamp (mai 4857), un des plus beaux jours de mon administration. En effet, les assistants, frappés de la grandeur et des difficultés derœuTre si rapidement accomplie, étaient unanimes pour reconnaître ce qu'avait gagné le bois à l'annexion considérable dont j'avais pris l'initiative et la responsabilité... L'ensemble de la transformation fut achevé dans le courant de l'année 4858, soit en cinq ans, grâce au concours actif, intelligent, convaincu de mon valeureux auxiliaire. »