‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 80 sur 128 · TRAVAUX DE TODT ORDRE · texte numérisé non relu

TRAVAUX DE TODT ORDRE

— Il nous faut abréger nécessairement les emprunts que nous faisons aux Mémoires. Certains détails, même d'ordre technique, méritent cependant de trouver leur place dans notre résumé.

Les routes du bois donnent un développement total de 58 kilomètres environ, puisque, depuis M. Haussmann, il en a été ajouté quelques-unes. Les allées sablées mesurent 11.850 mètres de longueur. Les chemins de piétons comprennent 26.162 mètres. Sur une longueur totale de 95 kilomètres de tous chemins, 272.500 mètres sont sur le sol naturel, 189.400 mètres ont été sablés. 612.511 mètres ont été empierrés ; total : 1. 074.411 mètres.

Le service d'eau comprenait '2 réseaux de conduites ; le premier alimentait les 14 hectares d'eau des deux lacs supérieur et inférieur ; le second, toujours en charge, alimentait les bouches d'arrosage, au nombre de 1.600. La longueur des deux réseaux atteignait 16 lieues et demie. Dès le début, la pompe à feu de Chaillot fournit toute l'eau nécessaire aux services du bois ; elle seule pouvait arriver au-dessus du niveau de la cascade du lac supérieur. Mais les 80.000 mètres cubes quotidiens de son débit ne tardèrent pas à devenir insuffisants. On put heureusement prendre l'eau de l'Ourcq au réservoir de Monceaux, qui dépassait de 7 mètres le point de chute des cascades du (irand-Lac, et l'eau de la Seine, coi\ teuse (1), fut réduite à 3.500 mètres et réservée au Fetit-Lac et aux conduites d*arrosement de la partie supérieure du bois. Enfin, en 1861, l'eau du puits artésien de Passy, refroidie et emmagasinée à la cote 58 au-dessus du niveau de la mer, moins limoneuse et sentant moins mauvais en

été que les précédentes, suffit inx rifièra mt ses 10.000 mètres cabes.

Tons les travaux de plintations, de grottes, èe cascades n'ont été évidemmeot si réussis ft grice au concours conistaDt de ringénieiir, dajar diuieret de rarchitecte. Voici les détaik lesplss intéressants sar les pièces et cours d*eaa :

Cascade du Petit-Lac, haut ear 4 mètres ; ascades du Grand-Lac, haatear 6 mètres. Celle è Longchamp est formée d'one nappe de 16 mètra de largeur et se précipite d*ao réservoir et 80 ares dans un antre bassin à 7m. 50 pfais Im Les autres pièces d'eau sont la mare d'Anleail — dont on a seulement régularisé la forme et raà le niveau constant, — la mare aux Bidies, les bes d'Armenooville, de Saint-James et de Loogebay. La mare aux Biches est alimentée parle niisMM de Longchamp, qui reçoit le trop-plein da Gnad- Lac et se décharge dans le résenroir de la Gnak- Cascade. U reprend son cours aa-dessoosdn bassin d'en bas et va remplir, d*ane part, le lac de Longchamp et celui de Bagatelle, d*aatre pirt, la pièce d'eau du Moulin et celle qui se trouve prn du pont de Suresnes. Deux embranchements, greffés non loin du Grand- Lac, se dirigent sur la lacs ou mares d'Armemonville et de Saint-Jamei.

Les premières plantations absorbèrent 42O.O00 arbres, arbustes et touffes. Le bois n*est plus, comme il l'était jadis, exploité à trente ans ;oo a laissé les taillis se convertir en futaies et l'on se contenta de tenir les sous-bois garnis d*arbnsseioi variés. Les anciennes pépinières (i) furent réonies aux massifs boisés qui les entouraient, et Foo créa les pépinières nouvelles de la Muette, qui oat servi à toutes les promenades et voies plantées de Paris.

Suivent d'autres détails sur Us concessions, et M. Haussmann achève cette partie de ses Mémoires en déclarant qu'il a vérifié un grand nombre d'indications dans les Promenades de Paris par M Alphand, magnifique ouvrage édité en 1868, dont nous sommes assez heureux pour avoir reçu de notre père les deux volumes qui le composent. Ils seront à la disposition de ceux de nos collègues qui désireraient les consulter.

(i) Les arbres nécessaires aux plantalions (le> avenues el boulevard el du bois de Boulogne furent tirés de ces pépinières. L'ancien bois avait des pépinières résineuses : les unes, comprises dans le nouveau périmèlre et peuplées de sujets «le toute venue, furent confonaues avec les massifs forestiers avoisinant. Les autres furent gardées au Farc-des-I*rinces, où elles étaient.

On sait que. depuis la suppression du Fleuriste de la Muette, les serres de la Ville sont venue* sinsialler au I*arc-des-Princes. C'est ainsi que s»* sont trouvés transformés les 32.()S8 mètres qui depuis 1859. alors qu'on avait voulu dégager la mare d'Aulcuil, avaient servi à constituer un 'irboreliim pour la conser\alion el la multiplication des espèces ù feuilles caduques ou des conifère>.

(1) Les eaux étaient réunies dans des bassins dont la bauleur au-dessus <iu fleuve variait de 'Mi à '.M\ mètres. Insuftisantes pour les besoins d'un bon service, elles coiHaient déjà, par le cliarl)oii consommé, :< centimes le mètre cube, sans compter les autres dépenses (|ui gravitaient autour des machines élévatoires.

ANNEXES

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