‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 99 sur 128 · A.^TOL>K GUILLOIS · texte numérisé non relu

A.^TOL>K GUILLOIS

doute aidés. Quoiqu'elle vienne un peu tard, elle garde néanmoins quelque saveur par les termes et par le nom de Fauteur.

Dans le tome \ delà Correspondance générale de Voltaire (édition de Baudouin frères, 4829), on lit la lettre suivante, adressée pai* Voltaire à M. de Cide ville :

• Aux Délices, le 16 mai 1757.

«... Vous savez, d'ailleurs, qu'on n'est pas oisif pour être campagnard; il vaut bien autant planter « des arbres que f:iire des vers. Je n'adresse pas d'épitres à mon jardinier Antoine, mais j'ai assurément une plus jolie campagne que Boileau et ce n'est point la fermière qui ordonne nos soupers. J'ai eu la curiosité autrefoi> de voir cette maison de Boileau ; cela avait l'air d'un fort vilain petit cabaret borgne ; aussi Despréaux s'en défit-il, et je me flatte que je garderai toujours mes Délices.

€ J'en suis plus amoureux plus la raison m'éclaire. Je n*ai guère vu ni un plus beau plain-pied, ni des jardins plus agréables, et je ne crois pas que la vue du Bosphore soit si variée. »

Voltaire eût été Gascon, s'il n'eût été... proprié* taire !

Mais Boileau n'était plus là pour la réplique.

(x)ncluons que chacun est satisfait de ce qu'il a et le trouve plus beau que le bien du voisin. C'est la meilleure philosopnie et le plus sûr moyen d'être heureux. Souhaitons, pour la paix sociale, que ce sentiment soit ou devienne celui de tout le monde.

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