‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 98 sur 128 · LA MAISON DE BOILEAU · texte numérisé non relu

LA MAISON DE BOILEAU

« Un soir après dîner, nous nous entreteMMi de Molière, de La Fontaine, de Boileio. Km disions que les dîners que ces trois lioiuus4i faisaient quelquefois ensemble à Antenil déniât être bien intéressants si Ton en joge par ce ^ de pareils esprits pouvaient avoir à se dire àm l'intimité. « Comment, dis- je à Meissouicr. n'avez-vous pas eu l'idée de faire nn tahleii représentant ces trois poètes devisant, discilJitf — J'^' ai pensé bien des fois, me dit-il, je sa jamais osé. »

C'est ainsi qne M. .Alexandre Dnmas s'exprâe dans les pages qu'il vient de consacrer à Teiposition des œuvres du peintre qui est mort il j i deux ans.

R est téméraire, sans doute, de tenter ce qK Meissonnier n'avait pas osé faire ; et cepeodaot la Société historique d' Auteuil manquerait à u mission si elle ne consacrait pas une de ses |)r^ mières communications à l'auteur du Lutrin et de IWrt poétvjue.

Déjà, notre secrétaire général s'était préoctopé de la question; son travail, paru dans le deuxième de nos Bulletins, a été apprécié conne il le méritait par un de nos vice-présideiu. M.Anatole France, et je tiens, dès le début de ces lignes, à bien établir que c'est à loi foe retient l'honneur d'avoir retrouvé, par intoitm et par un véritable sens de divination historiqoe. l'emplacement exact qu'occupait la maison et !i propriété de Boileao.

Il y a eu d'autant plus de mérite, qu'il avait à lutter contre la tradition et contre l'histoire écrite ; car, de même que plusieurs villes de U (îrèce se disputaient l'honneur d'a\oir vu loltre Homère, de même presque tous les propriétaires de la rue Boileau prétendaient avoir la possessioo des murs et des arbres qui abritèrent le poète. M. de heuardent. notre seul historiogiapfce jusqu'à ce jour, se trompait, de son C4»té. d'ioe ia«;on étrange, en plaçant au n" 2:2 actuel, l'ismeuble dont nous parlons.

tn réalité, c'est au n» :26 de la me Doileai que le satiri }ue a vécu pendant plus de vingt ans.

HISTOIRE DV X\l* ARRONDISSEMENT

1« ïaifTft* nateriels. l* 2i janvier 1773. ilêcri- T«:: ia mjr^uis de Marigoy. dans une de ses incessai tes r««lamations : < 11 est de noti>nele et de fi:: .que « mar a Coûte plus de :2M.th»i» li^Tes : ^«'avec ces terres qui l'aToisinent il fait le principal pr\ et accent de ma maison d'Aoteail jui z'i x-cr eil'? eue la mémoire dn grand poète Boi- \*Az\ i"âa d-* mes prnieces&ears. et celle du fa- ^ecx-x -liste riecJr-:«2. »Iir«lamait donc -U.'AH LTTes çt. au hre des experîs appelé?, ce mur en Tait: o.«».' iu plus.

le i Ea. !7v*i. B!ce: ceJiil à Pierre-Th-mas

Li s'arr^îet: 1rs i-vas-^its jce '«i ra tr>aT*r aux Arrii^rs z^i. :.i.r>. L* >'-.:e .'ittrrrmpue 5é tr.u^- :.-rs .rs :.:."*> i* pr ■::>:'■ ie i::r*fe-

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m'attacherai seolenent anx points iiiêdits et i ceu qui sont peu coanas. Sur les registres de utR aDcienne paroisse, détroits par rinceadie criùci de 1?<71. on p(Hivaitlire, i la dateda9 aoatlô^ la signature de Boileaa. sie v Desprèaax. u uriage de François de Mooi^iiiol, cbeTaiicrderori* du Moiit-4lirmel et de Saint-Lazare. seigiMrdr tinsse et antres lieax. arei: Anne-THerne Wùean-M archand. nL-e d'an |^>arTOTear ûrdinair^ic a maison de MonsieBr. frère da'Roi. et de la» de la Treille.

Mn jouait aux quilles dans cette maisMi. w « li •V^uTemeur dirigeait l'If et exerçait l'art df U i^niniiaie >. iloame on l'a ft>rt bien dit. « t« qu'il y arait encore dn Versailles â AateuL

vz y recoeilla-t des fruits superi<w qui iliiioi orser U ut4e de Mme de Cajlns : on y bisàlih c -'sniures qui s>:*OTest dereaaieGt p^w %mt Ki- ■ -le -Jie T*r:»b> s-s^rLon. S2 Ton « croii « Ir'/jes -i* s.:«a mari.

L'aTeitsre -is s>nper if'Aateai]. mise â la src» piT \air*>.x. e: .ie-«'?aae I<f^eDdairf. a eiesK« l'ir ^ '•.*.air>e. Kaciiie 11» e: L^^Ianre en mainLe- L*!i: :>iKL:^ie : milsi^afirKectecm'^meteBfî ç-rL-* *=t L*ï: eue: &.-i.•^a2 *: u» pas cfcpi M> ..■^-. >. : iczr:-.'. f*:rfra:*»«:: .:a*eiie s'est pif-

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ANNEXES

Tenttioii MIT Plante, Térence, Phèdre et Horace. L*abbé Legendre y parla latin, dit-il, pour faire hooneor aux dames qni se piquaient de le sayoir, •i il ajoute malicieusement : « Mme Dacier bronâm deux on trois fois en répliquant. »

Noos afons. Messieurs, le bonheur de posséder m k demeure même du poète, vierge encore de la plaqne banale du Comité des inscriptions pariiiennes.

Je demande donc, |>our bien affirmer le caractère littéraire et artistique de notre Société, que Ift maison de Boileau soit maintenant la première am rtcevra un de ces bas-reliefs ou de ces médailloDS qne nous arons rêvés.

Il faut qu'au lendemain de Finauguration du monument deCarpeaux, nous puissions répondre, à ceux qui nous Vont reproché, que nous n'oublions pas les anciens. Il s'agit , pour la Société, dans cette œuvre qui ne soulèvera aucune critique, de rendre hommage à Tun des plus illustres de nos compatriotes, au poète qui vécut longtemps parmi nous.

En lui élevant un monument, nous ne faisons qne lui rendre la justice qui lui est due ; car il est, parmi toutes nos gloires, celui qui a le plus contribué à immortaliser le nom d'Auteuil.

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