ETIENNE MARTEL
Ce prélat était d'une très noble famille du pays de Caux qui porte d'or à trois marteaux de gueules. Il était fils de Louis Martel, chevalier, seigneur de Cretot, et frère d'Olivier, aussi chevalier, descendus des seigneurs de Basqueville, si fameux dans nos histoires, tous descendus de Guillaume Martel, seigneur de Basqueville, et d'une nièce de la princesse Gonuor, épouse de Richard, deuxième du nom, duc de Normandie ^
' p. 556, 576 et 599.
2 V. M. A. Hellot, Essai historique sur les Martel de Basqueville et sur
Etienne n'était pas étranger en ce diocèse lorsqu'il en fut choisi évêque. Olivier, son frère, y avait épousé demoiselle Marguerite de Cambernon \ dame de Montpinchon, et leur sœur était mariée à Gilles Le Marquetel, sei.^neur de Montfort. Noble dame Anne- Madeleine Martel, maintenant veuve de Louis Caillebot, marquis de la Salle, et mère entre autres de monseigneur l'évêque de Tournay, est descendue de cet Olivier, et MM. les marquis de Saint-Denis-le-Gast et de Montfort sont venus de ladite Martel et dudit Gilles.
Etienne était aussi bénéQcier en ce diocèse ; nous en avons parlé. Olivier, son frère, l'avait présenté à la cure de Montpinchon et il l'emporta contre ses compétiteurs, comme nous avons aussi remarqué.
Par la nomination du roi, il succéda à Payen d'Esquetot non-seulement en l'évêché de Coutances, mais aussi en l'abbaye de Saint- Jouvin-de-Marnes. Il semblait que cette abbaye alors était comme unie à notre évêché, y ayant eu quatre de nos évoques de suite abbés de ce lieu : Philippe de Gossé, Payen d'Esquetot, Etienne Martel et Arthur de Cossé.
Ce monastère de Saint-Jouvin-de-Marnes nous doit être considérable par cette raison, mais encore plus parce que nous lui sommes redevables de la vie monastique en ce diocèse et de nous avoir donné deux grands saints, saint Pair et saint Scubilion, desquels
Basqtieville-en-CaioŒ, p. 4, C'est Nicolas et non Guillaume de Basqueville qui épousa une nièce de Gonnor.
' Ibid. p. 241.
nous avons parlé en leur lieu. Cette abbaye est dans le Poitou, peu éloignée de ce lieu nommé Moncontour, fameux par la victoire qu'y remporta Henri III, encore duc d'Anjou, contre les rebelles en 1569. On l'appelle de Saint- Jouvin du nom de son fondateur; on y ajoute de Marnes parce qu'il est proche d'un village de ce nom, entre deux petits ruisseaux, l'un nommé le Thouet et l'autre la Dive, assez près de la ville de Thouars. On pourra voir dans notre recueil ce que nous savons de ce monastère et des abbés qui l'ont gouverné. Il est maintenant peuplé de religieux de la congrégation de Saint-Maur et^ en 1699, il était gouverné par un savant, honnête et obligeant religieux nommé le révérend père Charles de Conrade, prieur conventuel, duquel je tiens ce que j'en dirai.
Notre Etienne fut encore abbé du monastère de Saint-Melaine proche Rennes, qui est de même de Bénédictins réformés et de la même congrégation de Saint-Maur.
Peu de temps après la nomination du roi, le 3* décembre 1552, Philippe Carbonnel, seigneur de Canisy, Cambernon et Montpinchon en partie, présenta Jean Carbonnel à la cure de Montpinchon ; il la croyait vacante par la promotion de notre Etienne à l'épiscopat. Cette présentation ne fut pas admise par deux raisons : la première, parce que, disaient nos grands vicaires, il n'est pas constant que l'épiscopat soit incompatible avec un bénéfice-cure ; l'autre, que dès le 19' juillet précédent, iV avait remis cette cure
* Etienne Martel.
entre les mains de la reine Catherine, régente du royaume , en faveur de Charles de Villiers, clerc du diocèse de Poitiers.
Il choisit et établit son grand vicaire notre Guillaume de Grimouville, qui, en qualité de son procureur, prit possession pour lui de l'évêché le S** décembre de Tan que nous avons marqué 1552, d'où il est évident que le siège épiscopal ne vaqua tout au plus qu'onze mois.
Peu de temps après, étant à Montfort chez Gilles Le Marquetel son beau-frère^ il donna des lettres de vicaire général à Guillaume de Grimouville portant pouvoir de faire toutes sortes d'expéditions en matières bénéficia les et autres appartenances à vicaire général, soit qu'il fût présent ou absent, à la réserve des bénéfices où l'évèque confère de plein droit. Cet acte est daté du 2^ février de l'an 1552 qui est à notre mode 1553.
Quatre jours après, c'est-à-dire le 6' février, lui furent présentés certains règlements et constitutions faits entre l'abbé et les religieux de Saint-Lo, lesquels, après les avoir mûrement considérés, il loua et confirma par un acte authentique, le tout sauf et sans préjudice de ses droits et de ceux de ses successeurs évoques, comme étant fondateurs et supérieurs immédiats de ladite abbaye, et ordonna qu'ils seraient enregistrés ainsi que certain appointement fait entre lesdits abbé et religieux des procès qui étaient entre eux, à raison des bénéfices réguliers qui en dépendent, et le tout sous les mêmes clauses et conditions des droits épiscopaux.
Le synode de cette année 1553 fut tenu l'onze
d'avril; M. de Grimouville, grand vicaire, y présida. Il ne s'y passa de remarquable que la réception du fameux édit de Henri II donné à Saint-Germain-en- Laye, au mois de juin 1550, contre les abus qui se commettaient aux provisions des bénéfices. Cet édit est aussi public que fameux ; j'en rapporterais inutilement les articles ^ Je dirai seulement qu'il fut statué qu'on s'y conformerait en tout, et le nombre des notaires apostoliques fut réglé en notre diocèse.
Messire Pierre Pinchou, évêque de Porphyre, fut aussi continué suffragant. Il faisait toutes les fonctions épiscopales ainsi qu'il paraît par les registres des ordinations ; sur quoi il est à remarquer que nous n'en trouvons plus de celles qu'on appelait per twmtim^ mais toutes générales aux temps prescrits par les canons. La première est du 22® ou 23® septembre 1553, et la dernière est tonsuratorum datée du 25® mars 1558, « more diœcesis Gonstantiensis computando », et ce même évêque de Porphyre bénit encore le 16® janvier 1553 ou, si nous voulons, 1554, dans l'église cathédrale, Guillaume Le Fillastre élu abbé de Cherbourg, le tout avec la permission du grand vicaire [d'] Etienne Martel.
Le 20® février 1554 ou 1555, Etienne Martel notre évêque vint à Coutances, « banc civitatem suam adeptus est ». Il y régla que M. de Grimouville, son
1 V. Mémoires du Clergé de France, t. Il, 2e partie, p. 29 et suiv. : Edit du Roy Henry second, du mois de juin 1550, appeUé communément, l'Edit des petites dates, fait pour la réfoi^mation des abus qui se comwettoient aux impétrations de Bénéfices en Cour de Rome. Vérifié aux Parlement de Paris et de Rennes les 24 juillet et 2 octobre audit an.
grand vicaire, ferait toutes les expéditions soit que lui évêque fût présent ou absent, « decrevit et ordinavit )) que porte le registre, « quod non obstante « sua praeseutia, dominus de Grimouville, vicarius (( generalis^ expédiât acta secretariatus, prout si dic- « tus episcopus absens esset a sua diœcesi et civi- ({ tate. » Il s'en retourna aussitôt, mais il y revint le 13^ décembre de l'année 1555, et, le lendemain, il donna la chapelle de Saint-Thomas, martyr, à Louis Busquet, de Rouen, et le lendemain 15% il se retira de sa ville épiscopale.
Cependant le 7' mai 1553, Jean Grochier, curé de Bourey \ exhiba et fit enregistrer des lettres obtenues de l'évêque qui l'exemptaient de résider. Le 12^ septembre 1555, Bertin Mangon fut pourvu de la prébende de Coutances parla démission simple de René de Vaugirard. Nous connaissons qu'en 1555 ou 1556, le 12'' mars, notre évêque était en son abbaye de Saint- Jouvin-de-Marnes et ce par la collation de la cure de Saint-Marcouf ^ à un nommé Antoine Cousin, laquelle il avait obtenue en cour de Rome par un dévolu; et, la même année 1556^ 19^ août, il était à Paris où il conféra par forme de visa la cure de Saint-Georges de Montcocq^ à François Gaultier, laquelle lui avait été résignée en cour de Rome par un nommé Jean Dufour.
Il y a en l'année 1557 plusieurs particularités qui méritent être remarquées, dont la première regarde
* Arr. de Coutances.
2 Arr. de Valognes.
3 Arr. de Saint-Lo.
Georges Bucanam ^ H y a peu de personnes, pour peu qu'elles soient versées dans l'étude des belleslettres, qui ne le connaissent. On ne peut en effet dire de lui ni trop de bien, ni trop de mal. Jamais homme n'a eu plus de facilité à bien écrire que Bucanam, particulièrement en vers ; jamais homme n'a eu plus d'impiété et plus d'inclination à la médisance contre les rois. Il se fit cordelier ; l'amour du libertinage le rendit apostat ; les nouveautés de Calvin et de Luther étaient l'esprit des jeunes superbes de ce tempslà : Bucanam s'y donna. Ses crimes l'auraient fait périr d'une mort honteuse, dès l'an 1536, avec quelques autres athées comme lui, que le roi d'Ecosse avait fait arrêter, s''il n'avait trouvé le moyen de sauter par une fenêtre et de s'enfuir. Il vint à Paris, où sa dissimulation et son talent pour les belles-lettres le firent connaître et chérir des hommes de lettres et en particulier de notre évêque, lequel, croyant faire honneur à son église, engagea Jean Le Marquetel de lui résigner sa prébende de Muneville ^ ; l'acte en est passé à Fontainebleau le 25* mars 1557 avant Pâques, et Charles de Pierrepont, chanoine, [fut reçu en] vertu de procuration pour Bucanam, le lundi 23' mai suivant 1558, ainsi qu'il paraît par tous les actes qui sont conservés dans les registres des insinuations dont
1 Georges Buchanan, né en 1506, mort en 1582, qui prit une part importante aux troubles religieux de l'Ecosse, a été un des meilleurs latinistes de la Renaissance. On lui doit une Histoire d'Ecosse, des tragédies, des pièces lyriques, une paraphrase des Psaumes, des pamphlets, etc., le tout en latin. V. sur ce personnage l'article de Bayle : Dictionnaire historique et antique.
2 Muneville-sur-Mer, arr. de Goutances.
M. du Sens Villodou est saisi et qu'il a bien voulu me communiquer, dans lesquels Bucanam, qui alors enseignait à Paris, est simplement qualifié de clerc du diocèse de Glasgou « clericus Glasquensis diœcesis. »
Cette maison de Marquetel était chère à notre prélat Etienne. Ce Jean, dont nous venons de parler, était chanoine et archidiacre en cette église et il avait trouvé les moyens de faire chef de son chapitre Jacques Le Marquetel, autre beau-frère de sa sœur. 11 avait pour cela engagé par d'autres bienfaits et bénéfices l'évêque de Porphyre à résigner à ce Marquetel la chantrerie et la prébende de BIainville\ à quoi il avait ajouté la qualité de grand vicaire, ainsi qu'il paraît par une grande quantité d'actes expédiés par lui en cette qualité.
En créant Jacques Le Marquetel grand vicaire, il ne révoqua pas Guillaume de Grimouville ; au contraire, il fut chargé presque seul du gouvernement de tout le diocèse, et la famille de ce seigneur n'était guère moins avancée en honneurs ecclésiastiques et en bénéfices qu'elle l'était en noblesse et en biens temporels. Jacques de Grimouville était abbé commendataire de Saint-Sauveur-le-Vicomte et je trouve qu'au seul mois d'octobre 1557, il donna la cure de Tréauville et celle des Pieux ^ à Arthur de Grimouville, son neveu.
En cette saison, Nicolas Joresme^ était abbé de
< Arr. de Coutances.
2 Tréauville et les Pieux, arr. de Cherbourg.
3 Jeroesme, d'après le Gallia christiana, t. XI, 921, qui donne pour date de sa mort le 3 des Ides de janvier 1538.
Lessay, ainsi qu'il paraît par la donation, le 2' de ce dit mois d'octobre au même an 1557, du prieuré de Bolleville^ à François Robert Le Verrier, religieux du même couvent. Nicolas de Saint-Ouen, professeur en théologie, était abbé de Montebourg, ainsi qu'il paraît par acte du 6^ du mois suivant en la même année, par lequel il établit un nommé Claude Sanson son vicaire général en ladite abbaye.
Etienne Martel cependant suivait la cour ; la résidence ordinaire de cet évêque, lorsque le roi était à Paris, était le même hôtel Destelar rue Quinquempoix, où nous avons vu que résidait Payen d'Esquetot, son prédécesseur. C'est ce que nous apprenons de tous les actes émanés de lui en ces temps-ici ; telle est, le 19® juin 1557, la collation de l'autre portion de l'église de Montebourg à Nicolas Charnel du diocèse de Langres, qui avait déjà la première; telle est la collation de la première portion de Carentan à Ange Vergetius du diocèse du Mans, le 25® juin 1558, et telle est encore celle de Sainte-Marguerite de Contrières^ à Emond Douize du diocèse de Langres, le 15^ août 1558.
Mais ce qu'il y a de plus considérable en cette année 1558 est la possession que prit personnellement notre prélat de son évêché le 18^ octobre 1558. Il le fit de cette manière. Il fut premièrement à l'Hôtel-Dieu et de là se rendit à la chapelle Saint-Maur où le chapitre s'étant rendu en habit de chœur, il en fut jusqu'à l'église cathédrale accompagné où il vint nu-
* Arr. de Coutances.
2 Arr. de Coutances.
pieds. Il s'arrêta devant le grand portail sur cette fameuse pierre qu'on appelle de Saint-Lo, vis-à-vis la statue de ce saint évêque ; le chapitre le harangua en latin, à quoi il répondit de même ; après quoi, le chapitre étant entré et les portes fermées, il jura à la manière ordinaire sur les saints évangiles, après s'être agenouillé sur cette pierre que nous venons de nommer, qui lui furent présentés par le chantre Jacques Le Marquetel, qu'il conserverait inviolables les privilèges et libertés de l'église de Coutances. Les portes ensuite ayant été ouvertes, il entra processionnellement dans la nef, de laquelle, après avoir fait sa prière sur un prie-Dieu élevé qui lui avait été préparé, le chantre le prit par la main gauche, le conduisit dans le chœur où il prit possession par le toucher et le baiser du grand autel et l'installation en la chaire épiscopale. De là, étant allé derrière l'autel prendre la chaussure épiscopale, il monta au chapitre au son de la cloche ordinaire pour sa convocation ; il y reçut l'habit canonical et, ayant renouvelé les serments, il fut installé dans la stalle de chanoine et dans la première chaire capitulaire, où l'on vint à lui au baiser de paix; après quoi, on lui présenta le pain et le vin et fut encore complimenté en latin ; à quoi il répondit de même. C'est ce qui a été extrait de ces mémoires du chapitre communiqués par M. de La Rocque, chanoine et archidiacre de notre cathédrale.
Et ce que je crois de plus remarquable, avant cette prise de possession personnelle, il ne nous paraît point qu'il ait fait aucune ordination, au lieu que
nous en trouvons de presque tous les temps prescrits de l'église depuis cette possession. Ainsi fut générale l'ordination qu'il fit en son église cathédrale, le 17*^ février que l'on comptait encore 1558, comme il paraît par la lettre de prêtrise d'un nommé Michel Trouede que nous avons vue^ et par plusieurs autres que je rapporterais inutilement.
Etienne ne resta en ce diocèse que jusqu'au synode pascal suivant 1559, auquel il présida, et ensuite se retira sans que nous ayons connaissance qu'il y soit revenu depuis. Ainsi les expéditions ordinaires se trouvent toutes avoir été faites par l'un ou l'autre des vicaires généraux et les ordinations par Pierre, évêque de Porphyre^ et, après la mort de celui-ci, par Gilles, évêque de Rouense, prélat que je ne connais que par ce nom et dont nous n'avons pas plus de deux ou trois ordinations.
Le 26^ novembre 1559, Etienne Martel était en son manoir abbatial de Saint-Melaine, ainsi qu'il paraît par un acte daté de ce lieu et de ce jour par lequel il établit secrétaire extraordinaire, en neutre diocèse, Pierre de Thiboutot, fils de sa sœur, a qui noster » dit-il en cet acte, « secundum carnem ex sorore nepos », auquel Thiboutot il avait peu auparavant conféré la pénitencerie. Nous avons une preuve certaine que notre évêque était à la suite de la cour sur la fin du mois de décembre 1559, et que la cour était alors à Blois : c'est une présentation que fit le roi, le 24^ de ce même mois de décembre, signée de l'Aubépine, de la personne de Jacques Vauvouillet, du
diocèse de Langres, à la cure de la paroisse des Sept- Frères\ à raison de la minorité des enfants de Jacques Colardin et la collation que lui en expédia en conséquence Etienne Martel, laquelle est aussi datée de Blois, le 29® dudit mois de décembre 15^9.
Enfin, ayant quitté la cour et s'étant retiré en son abbaye de Saint-Jouvin-de-Marnes, il y mourut vers la fin du mois de mai 1560. Je ne sais pas positivement le jour de cette mort % mais je sais qu'il était encore vivant le 24® du même mois de mai, et qu'il était à Saint-Jouvin, puisque, ce jour-là, il conféra par forme de visa la cure de Senilly ^ à un nommé Jean Paing, laquelle lui avait été résignée par Jacques Le Marquetel, et celui qui mit ce Paing en possession de cette cure, ce qui fut le 12' juillet suivant, parle dans cet acte de prise de possession de ce prélat comme étant décédé : « Stephanus Martel^ dum viveret », et ce qui est encore de plus précis et de plus positif, c'est que, dès le 29® du mois de mai, la mort de cet évêque était déjà connue à Goutances ; on y avait déjà élu des vicaires généraux pendant la vacance du siège, et l'un de ces grands vicaires qui était Guillaume Le Prévost donna la collation du bénéfice de La Haie-Comtesse à Thomas Grésile, vacante par la mort de Juliendes Isles, ainsi qu'il paraît par acte dudit jour 29' mai 1560.
* Dép. du Calvados, arr. de Vire.
* Le Gallia christiana XI, 902, fixe au 26 mai la date de cette mort. 3 Le ms. M écrit Ren il ly. S'agit-il de Notre-Dame-de-Cenilly, de Saint-
Martin-de-Cenilly (arr. de Goutances), ou de Kemilly (arr. de Saint-Lo) ? On a vu le 22 octobre 1507 un Jean Marquetel, curé de Remilly. V. t. U, p. 376.