INTRODUCTION. XV
d'une modeste cure de campagne. 11 ne quitta pourtant jamais le Mesnil-Opac. C'est qu'il y trouvait les loisirs nécessaires , le calme indispensable aux travaux qu'Û avait, entrepris, car ce n'étaient certainement pas les avantages matériels qui pouvaient l'y retenir. A supposer même que la cure du MesniJ-Opac lui ait, dès cette époque, donné le revenu de 730 livres qu'elle recueillait en 1 728 \ cette somme jointe aux 100 livres qu'il recevait pour toutes taxes, de la chambre ecclésiastique, « pour me donner courage à travailler9 », disait-il, était bien loin de pouvoir suffire aux dépenses de diverses natures que lui causaient nécessairement ses recherches. Aussi ne saurait-on s'étonner qu'il ait pu connaître la gêne.
Longtemps même avant d'être curé du Mesnil-Opac, il avait, le 15 et le 25 septembre 1664, contracté deux emprunts qu'il ne put rembourser que quarante ans après, en 1703, par la vente du Hamel-Aumont*. Ses derniers jours durent être attristés par la nécessité
1 M. Matinée, ouvrage cité, p. 30.
* Histoire ecclésiastique du Diocèse de Goutances, L III, p. 343.
8 M. Le Gorgeu, ouvrage cité, p. 47 à 30. — Une de9 parcelles qui composaient cette terre portait le nom de Boie-la- Ville? De ià le titre sous lequel notre historien est quelquefois désigné. Un ms. delà Bibl. publique de Rouen, fonds Coquebert de Montbret, T 34, provenant de la bibliothèque de M. de Toustain-Richebourg porte pour titre : La ville de Saint-Lo, par M. Toustain Bois-la-Ville. — V. aussi M. Le Gorgeu, ouvrage cité, p. 19, note 3.