DE LÉONOR DE MATIGNON
La famille de ce prélat est très noble, et très ancienne, honorée des plus belles alliances du monde, et, au reste, si universellement connue de tous, qu'il serait inutile d'en écrire la généalogie. On me permettra seulement de dire ici ce que j'ai extrait1 d'un manuscrit conservé en l'abbaye de Saint-Aubin-des- Bois en Bretagne par lequel nous apprenons qu'elle est aussi ancienne que l'établissement de la royauté en cette province.
Nous en apprenons, dis-je, que sur la fin du iva siècle, l'empereur Maxime, établissant Gonan Meriadec, roi de Bretagne, lui donna pour l'aider au gouvernement quarante-trois seigneurs ou chefs à qui on donna le nom de bannerets ; que ces bannerets furent divisés en trois bandes et que chacun de ces trois audessus de ce nombre de quarante fut établi chef de chaque bande ; que ces chefs de bande étaient distin-
1 Ms. P et M : ici que fat autant...
gués par un nom particulier et nommés Ma tiberns, c'est-à-dire hauts seigneurs ; que chaque banneret avait sous sa conduite cent chevaliers et conséquemment chaque Matibern commandait à treize ' cents chevaliers et enfin que le premier de ces trois Matiberns ou [chefs] des bannerets, avait nom Matignon, Matinio.
Ce manuscrit, dont j'ai tiré ce que j'ai dit, a pour titre : Hic est liber, sive memoriale antiquitaium. britannicarum et fundationis abbatiœ Sancti-Albini Cosconum in hac patria.
Il fut traduit en rimes françaises en 1280, en faveur de Jeanne de Bretagne, épouse de Bertrand Goyon, sieur de Matignon, ainsi qu'il parait par ces vers :
Et * est ce beau livre en latin , Que moi prior ' de Saint-Aubin Jadis de la fondation Des aiels* du sire Goyon, Frater Guillelmus dit l'Amant Ai translaté par le commant De dame Jeanne de Bretagne, De Bertrand Goyon la compagne.
Et fut mil ' deux cent quatre vingt Que de translater ce m'avint.
Tous les autres faits que je viens d'alléguer sont en
1 Les m8s. portent: à treize ou quinze cents chevaliers, ce qui sans doute est le fait du copiste qui, trouvant ce nombre écrit en chiffres dans l'original, a hésité à voir un 3 ou un 5.
• Ms. M : // est..
3 Ms. M : prieur.
* Ms. P : des ailes.
» Ms. P : Et mii.
propres termes contenus en ce manuscrit, il n'est pas de notre sujet de les rapporter ici. J'ajouterai seulement que ces seigneurs ne portaient point d'autre nom que celui de leur premier Matibern, Matinio, et le donnèrent à cette ville qu'ils firent bâtir, que nous appelons encore aujourd'hui Matignon1, jusqu'à un seigneur qui s'appelait Goyon ou Gouyon, sire de Matignon, lequel vivait du temps du duc Alain, surnommé Barbe torte, lequel fut si distingué dans sa famille :
Que les succedans * et natifs De ce illustre personnage N'ont pris en leur race et lignage D'empuis autre nom que Goyon ' Qui est très noble et d'achoison.
Guy, aïeul du maréchal de Matignon, quitta loui à fait ce surnom de Goyon. Jacques, troisième du nom, seigneur de Matignon, à présent vivant et chef de la famille, Ta repris.
Jacques de Matignon, maréchal de France, eut plusieurs enfants de Françoise de Daillon, fille du comte du Lude, entre autres Charles de Matignon. Ce seigneur épousa Léonore d'Orléans, fille de Léonor, duc de Longueville, et de la princesse Marie de Bourbon, fille de François, comte de Saint-Paul, et d'Àdrienne d'Estouteville.De cette noble alliance sortirent plusieurs
1 Côtes-du-Nord, air. de Dinsn.
« M s. M : descendons.
* Ma. M : Depuis. . . Ms. P : que de Goyon.
enfants, entre auires Léonor, notre évêque, et François1, qui a continué la postérité.
Léonor naquit le dernier mai 1604 au château de Torigny. Il fut destiné à l'église. A l'âge de quatorze ans, il fut nommé abbé commandataire de l'abbaye de Torigny, et, quatre ans après, de celle de Lessay. Pierre de Lancise, chanoine et officiai de Coutances, regut les bulles de Rome, et, le 24* janvier 1624, en mit en possession M" Raoul Le Pileur, théologal de Coutances, son procureur. Thomas Salet en fut nommé grand vicaire par1 ce jeune seigneur, le 15' mai 1624, à Paris.
Trois mois après la mort de Nicplas Bourgoing, c'est-à-dire au mois de juillet 1625, Léonor de Matignon, qu'on nommait alors le baron de Saint-Lo, fut nommé pour être un des successeurs de saint Lo en notre évêché, étant seulement âgé de vingt et un ans et quelques jours . Il jouit par économat du revenu de cette église, en payant toujours la pension de 2.000 livres créée sur cet évêché en faveur de son cousin le comte de Ganisy.
Il continua ses études et, méprisant les grands biens de sa maison qui lui étaient échus par la mort de ses frères atnés ' en faveur de François son frère, il fut à Rome en 1629 à dessein de s'y perfectionner en la con-
François de Matignon qui succéda, comme on le verra plus loin, aux biens et dignités de son père, mourut le 19 janvier 1675.
* Ms. M : Pour.
' Henri, qui mourut à l'âge de it ans, et Jacques, comte de Thorigny, qui fut tué en duel par le comte de Montmorency-Bouteville, le 25 mars 16X6.
naissance de notre religion et des devoirs du sacerdoce et de l'épiscopat aux pieds du pape Urbain VIII, pontife dont le mérite était si éminent qu'on disait qu'il était né pape : « Vir tantis ornatus virtutibus, ut « natus pont if ex, non factus, videretur ».
Le premier acte public où je le trouve après son retour de Rome, c'est en l'assemblée des évoques qui étaient à Paris au commencement de l'an 1631, au sujet de deux livres apportés d'Angleterre, dont l'un avait pour titre : Modesta et brevis discussio aliquarum assertionum doctoris Kellisoni in tractatu de Ecclesiastica Hierarchia, et l'autre : Apologia [pro modo procedendi sanctœ sedis apostolicœ in] regendis Angliœ Catholicis, tempore persecutionis l . Ces livres furent censurés, et dans la lettre circulaire qui en fut écrite aux prélats de France, nous y trouvons Léonor, nommé à l'évèché de Goutances, souscrit avec trentecinq autres archevêques et évêques.
Il reçut quelque temps après ses bulles et fut enfin sacré, au mois d'août 1633 ', en la ville d'Àlençon, dans l'église Notre-Dame, par M° François Péricard, évêque d'Avranches, assisté de M° Guillaume Péricard, son frère, évêque d'Evreux s et de leur neveu Henri Boivin, évêque de Tarse, coadjuteur et futur évêque
1 V. Mémoires du Clergé de France, t. II, 1" partie, p. 106.
* Le Gallia christiana, t. XI, 905, place ce sacre au 9 octobre 1633.
3 Toustain de Billy a commis une confusion d'ailleurs facile entre les évoques du nom de Péricard, dont deux ont siégé à Avranches et deux à Evreux. François a bien été évêque d'Avranches de 1588 & 1639, après Son frère Georges; mais Guillaume, frère des deux précédents, et évêque d'Evreux, était mort en 1613. Il avait eu pour successeur son neveu François, qui mourut en 1646.
d'Avranches ! ; sur quoi MM. de Saint-Marthe ont remarqué que le fameux Pierre Le Camus, évêque de Bellay, honora cette grande solennité d'un sermon très éloquent '.
Le 15* décembre suivant, au dit an 1633, il vint à Goutances et prit possession en personne de son évê~ ché. II fut reçu de tous les ordres de la ville avec un applaudissement universel, ainsi que nous l'apprenons d'un livre que fit imprimer à Goutances sur ce sujet, en 1634, un nommé Nicolas Hubin8, sieur du Bosbie, lequel est intitulé : La Réjouissance publique sur rentrée de monseigneur F illustrissime et reverendissime messire Léonor de Matignon, évêque de Coutances, dans le* quel il explique les trois conditions nécessaires pour faire un bon évêque, savoir la puissance, la science et la bonté, toutes lesquelles se rencontraient éminemment en ce prélat, la première par sa puissante naissance, la seconde par ses travaux et la dernière par la grâce. Il remarque au sujet de la seconde ce que nous venons de dire, qu'il avait été à Rome pour s'y perfectionner aux belles connaissances et aux affaires ecclésiastiques, auquel lieu il avait reçu toutes sortes de caresses et marques de bienveillance du Saint-Père et du sacré collège.
Mais, auparavant de parler de son administration, il
* Voy. la note de la page 225.
* Gallia chrtitiana, t. 7J, 905 : « In cujus sacro Petrus Bellicensis episcopus eleganti eermone pérora vit. »
8 Frère (Manuel du Bibhogr. norfn.) cite un autre ouvrage de Nicolas Hubin, curé de Saint-Gilles, mais ne dit rien de celui-ci.
est bon que nous remarquions quelques particularités que voici : la première est que le chapitre de Goutances ayant reçu la requête du sous-prieur et religieux du prieuré de Saint-Lo de Rouen par laquelle ils avaient exposé « que de tout temps immémorial, eux, leur pri- « euré et leur paroisse de Saint-Lo et Saint- Jean-sur- « Renelle avec leurs dépendances en la ville de Rouen, « étaient dépendants au spirituel de Pévêché de Cou- « tances, ainsi comme il apparaissait par leurs lettres « et titres, fondations et autres chartes anciennes de « leurs archives, par la longue et continuelle résidence « que les évoques de Goutances y avaient faite et par « la possession en laquelle ils en avaient toujours été, « comme il se voyait encore de présent en leur maison « épiscopale bâtie par eux, ainsi que par leurs arec moiries qui étaient tant aux vitres du chœur qu'à <( la nef de l'église et ailleurs, et anciennes sépultures « desdits évêques ; sur quoi le dit chapitre ayant en « 1629 député à ce sujet Me Jean Gorbet, bachelier « en théologie, chanoine de Goutances, et l'un des « vicaires généraux pendant la vacance du siège, et « ce grand vicaire leur ayant indiqué quelque jour « pour faire ladite visite de leur prieuré, qui était le « 20e janvier de ladite année 1629, il s'y transporta, « et ayant pris pour greffier M. François Le Bas, avocat « au siège présidial de Goutances, et receveur des « aides de cette ville pour l'absence de l'ordinaire, « et revêtu de surplis, étole, aumusse et bonnet carré, « il entra dans l'église et dressant procès- verbal de <( la visite, il dit qu'il avait entendu la messe con-
« ventuelle, visité le sanctuaire1, fait l'ostension du « saint sacrement, qu'il avait trouvé dans une petite « tasse d'argent, mise et enclose dans une petite cus- « tode de cuivre, vieille, rompue et malhonnête; avait « ensuite visité les lieux où étaient les saintes reli- « ques, qu'il avait trouvées dans des châsses vieilles (( et rompues, savoir deux chefs, l'un de baint Lo et « l'autre de saint Romphaire, avec plusieurs ossea ments desdits saints, ainsi que de saint Fromond, « le cornet de saint Edmond, roi d'Angleterre, et la « ceinture de sainte Anne ; était entré de là dans la « sacristie, avait vu les livres et les ornemens en petit » nombre, spécialement de rouges; avait fait la visite « de toute l'église, avait remarqué qu'en divers en- « droits les vitres étaient rompues; avait fait par après « sonner la cloche du chapitre, où étant entré et pris la « première place, il avait fait un discours sommaire sur « la règle de ces chanoines réguliers et leurs devoirs '< en général, les avait fait tous appeler les uns après « les autres par nom et surnom, donné règlement « et fait enfin toutes autres choses appartenantes à « supérieur qui a droit de visite, sans aucune oppo- '< sition ni contradiction, dont il avait dressé son pro- « cès-verbal dont voici un article : « Enquis s'ils ne « reconnaissent pas le seigneur évêque de Goutances « pour leur naturel et ordinaire supérieur pour le « spirituel et s'ils ne. promettent pas d'en prendre « collation des bénéfices, démissoires et autres pou-
* Ms. M : le sacraire.
« voirs selon le temps, ont répondu qu'ils ont défense « à eux faite de prendre les choses susdites ailleurs à « peine de nullité et autres peines au cas apparte- « nantes. »
M. Corbet, ayant été occupé presque toute la journée à la visite du prieuré de Rouen, avait remis celles des paroisses * à un autre temps ; elle fut négligée, ce que remarquant les grands vicaires de Rouen, ils voulurent se servir de l'occasion et faire cette visite. Les religieux s'y opposèrent, appelèrent comme d'abus et en donnèrent avis à M. de Matignon, sitôt qu'il eut . pris possession de son évêché. Ce prélat aussitôt présenta sa requête au parlement et exposa « le droit des « évoques de Goutances sur ce prieuré de Rouen et « les paroisses y annexées, tendant à ce que vu les « pièces et titres attachés à cette requête et autres « qu'il était prêt à produire, il fût maintenu lui et « ses successeurs es droits de ses prédécesseurs, reçu « partie dans l'instance d'appel comme d'abus intera jeté par les religieux de cedit prieuré et cependant « fût fait défense audit archevêque et à ses officiers « d'y faire aucune visite. » Sur quoi la cour, par son arrêt du 20" décembre 1633, faisant droit et lui accordant les fins de sa requête, ordonna • qu'elle serait communiquée à partie, ce qui fut fait trois jours après, et ils y acquiescèrent.
C'est ce qui nous paraît par un acte authentique exercé en la ville de Saint-Lo le 4* jour de mai 1634,
1 De Saint-Lo, église distincte de celle du prieuré, et de Saint-Jeansur-Renelle.
par lequel Léonor de Matignon, notre évêque, connaissant le mérite et la capacité de noble homme M" Pierre de Boisyvon, seigneur du lieu, conseiller clerc au parlement de Rouen1, le créa son grand vicaire et officiai audit Saint-Lo de Rouen et paroisses adjacentes et territoires » pour y gérer, » porte l'acte, « juger, condamner, absoudre et faire toutes autres « fonctions qui à vicaires généraux et officiaux appar- « tiennent, et ainsi que lui constituant aurait pu faire. » Nous avons les lettres patentes du roi sur ce sujet, par lesquelles Sa Majesté ratifia le choix de M. de Boisyvon et lui accorda le même pouvoir qui lui avait été donné par notre évêque ; nous les omettons.
Nous citerons ici deux actes très authentiques qui regardent notre église et dont le premier est un témoignage du zèle du chapitre pour cette même église et du respect qu'ils avaient pour la mémoire du cinquième de leurs évêques, le bienheureux saint Lo.
Ils surent qu'une partie au moins des reliques de ce saint prélat reposait en la ville d'Angers dans une cathédrale qui est consacrée à sa mémoire et qui en porte le nom. S'étant donc assemblés en chapitre, ils députèrent vers le chapitre de Saint-Lo d'Angers deux personnes de mérite, MM. Gampion, chanoine, et Louaintier, curé de Saint-Nicolas de Cou tances, pour en obtenir quelques portions et en enrichir son église. Voici mot pour mot ce qui se passa en cette célèbre action :
1 II a rempli cette charge de juillet 1621 à juillet 1651, date de sa mort.
« Le lundi, 9* jour d'août, Tan 1632, MM. les doyen, chanoines et chapitre de l'église royale et collégiale de Sa inl-Lolez- Angers, les personnes vénérables et discrètes, MMr* François Thiom l, doyen, Urbain Carré, chantre; Etienne LeRoyer, Jean Davy, Nicolas Paroisse et René Pouvert, soussignés, assemblés en leur chapitre ordinaire pour délibérer de leurs affaires, ledit sieur doyen a présenté à mesdits sieurs une lettre de la part de MM. les vénérables chanoines et chapitre de l'église cathédrale Notre- Dame de Goutances, à lui présentée samedi dernier par noble et discrète personne messire Jean de Campion, prêtre, curé de Néhou, prieur commendataire de Saint-Jean-de-Montrond, et chanoine prébende en ladite église, député dudit chapitre, quant à l'effet ci-après; lequel serait entré en chapitre accompagné de vénérable et discrète personne messire Thomas Louaintier, aussi prêtre, curé de l'église Saint-Nicolas de ladite ville de Goutances, lequel sieur de Campion a persisté aux fins de ladite lettre par laquelle lesdits sieurs de Goutances prient MM. de ce chapitre de leur faire part de quelques reliques de M. saint Lo, jadis évêque de Goutances, qui reposent en cette église. Sur quoi, mesdits sieurs délibérants, vu la prière et dévotion que mesdits sieurs de Goutances ont à leur saint patron, ont été d'avis et promis d'accomplir leur prière et, pour ce faire, ont chargé M. le chantre fabriqueur de faire trouver
1 François Thyon, d'après le Gallia christiana, XIV, 544, qui le signale en Tannée 1624.
« un orfèvre à deux heures après-midi de ce jour « pour descendre et ouvrir ladite châsse qui est sur « le grand autel de ladite église dans laquelle sont a lesdites reliques ; et sur lesditcs deux heures aprèsce midi dudit jour, mesdits sieurs se sont derechef « assemblés et ont fait descendre ladite châsse et trans- « porter en leur chapitre, et en leur présence et des- « dits sieurs de Gampion et Louaintier et de plusieurs « habitués de cette église, aurait été fait ouverture « de ladite châsse par honorable homme René Boyvin, « maftre orfèvre en cette ville, et dans icelle ont été « trouvés deux grands paquets d'ossements enveloppés « de linge blanc et couverts de deux peaux de cuir « blanc au-dessus, lesquels paquets ont été tirés de a ladite châsse et sous chacun d'iceux a été trouvée « une lame de plomb pliée sur Tune desquelles étaient « gravés, ces mots : Lauthoni, Rompharii, Coronarii^ « dans laquelle lame de plomb ont été trouvés deux « morceaux de parchemin enveloppés dans un morceau << de linge, en l'un desquels est contenu ce qui suit : « Tempore Fulconis Andegavorum comitis et domini (( Huberti episcopi \ resera toe sunt pari ter hae du® « capsœ a domino Primoldo abbate Sancti-Albini ', « prœsentibus suis quibusdam monachis, et jussu ipsius « comitis inventas intus reliqui» multo tutius sunt
1 Foulques Nerra, comte d'Anjou, de 987 à 1040.— Hubert de Vendôme, évèque d'Angers, de 1010 à 1047.
8 « Primuldus, alias Primasius, abbas renuntiatus est anno 1027; e phronico S. Albini. Is est qui reliquias invenit S. Lanthonis, in capsa depositas; e chart. S. Laudi, inter Baluzii schedas... Obiit, ex abbati© nécrologie v non. Julii, ut videtur, 1036. » Gallia christiana, XIV, 607.
242 Hisroma egcl&ustjqw
« reposiUe in locum novitex ab eodem comète instruc- « tum in honorecû îpsarutn sanctoram cum decenti « totius iDonasterii devotione; sedet scripta in singua lis capsis inventa taliter notificabant sanctorum « Domiaa » ; et une ligne au-dessous est écrit : ^ Hic (( suot corpora sanctonan Marculphi et Cariulphi de « pago Cous tant i no » , et plu* bas : « Factura deeimo « calendas octabris * ; et ioelui paquet qui était en la « partie de derrière de ladite châsse ayant été déve- « loppé par le même sieur doyen avec les cérémonies « comme dessus, s'y sont trouvés plusieurs autres « reliques et ossements desquels en ont été tirés deux, « savoir : l'os de l'épaule et une parcelle d'un os de « hanche, lesquels avec les trois ci-dessus ont été « mis et enveloppés en un linge blanc pour être liés « et scellés du sceau de M. le doyen et être délivrés « aux mains du dit de Gampion pour les transporter en « ladite église de Coutances et là être révérés. Et, en a outre, en ladite châsse a été trouvé un autre mor- « ceau de parchemin où est écrit ce qui ensuit : « Reli- « quiôe hujusmodi visitât» par nos Joannem de la « Vignole, domini nostri régis in parlamenti curia « Parisiensi consiliarium Andegavensem et ejus eccle- « siae> Sançti-Laudi decanum, Guillelmum Glerembaut, « cantorem Andegavensem, praedictae ecclesiœ cano- « nicum \ Joannem de la Feaute etiam régis consi- » liarium ac in prafata parlamenti curia inqusestarum
1 Le texte du ras. P donne seulement : .... conciliarium Andegavenhem et ejus ecclesi* prxfatm canonicum; il supprime ainsi la mention de Glerembaut.