‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1001 sur 2407 · XXXIII. Turcs convertis · texte numérisé non relu

XXXIII. Turcs convertis

Vers ce temps-là, un capitaine turc, nommé Boulosoudes où plutôt Bon logoudes , vint à Conslantinople, et feignant d'embrasser la foi chrétienne , fut baptisé et levé des fonts par l'empereur Constantin , qui lui donna la dignité de patrice et de grands biens : après quoi il retourna chez lui (1). Peu de temps après, un autre capitaine turc, nommé Gylas, vint à Constanlinople, se fit baptiser, et rccutles mêmes honneurs et les mêmes bienfaits. Il emmena avec lui un moine nommé lliérothée, qui étoit en réputation de piété , et que le patriarche Théophylacte avoit ordonné évêque pour la Turquie, où étant arrivé il convertit plusieurs infidèles. Gylas persévéra dans la foi; il ne fit plus de courses sur les Romains , il prenoit soin des chrétiens captifs , il les rachetoit et les mettoit en liberté. Mais Boulogoudes apostasia , attaqua souvent les Romains et les Francs, qui le prirent, et le roi Olton le fit pendre.

L'émir de Tarse marchant contre les Romains, envoya des troupes fourrager à une bourgade , où un prêtre nommé Themel célébroit le saint sacrifice. Voyant approcher les Sarrasins, il quitta l'autel, et, revêtu comme il étoit prit à ses mains le marteau qui sert aux Grecs de cloche et s'en servit si bien, qu'il blessa plusieurs des ennemis, en tua quelquesuns , et mit les autres en fuite. 11 fut interdit par son évêque , et ne pouvant obtenir l'absolution de cette censure, il passa chez les Sarrasins , abjura le christianisme , et fit avec eux des courses en Cappadoce et dans les provinces voisines, jusqu'à celle d'Asie proprement dite , et commit des maux incroyables.

XXXI V. Saint Luc le jeune.

C'est le temps de saint Luc le jeune, solitaire fameux en Grèce. Ses parents, originaires de l'ile d'Egine, passèrent dans la terre ferme pour se garantir des incursions des Arabes, et il naquit en Thessalie vers l'an huit cent quatrevingt-dix. Des l'enfance, il pratiqua l'abstinence et le jeune, ne .mangeant ni chair, ni œufs, ni fromage, vivant ordinairement de pain d'orge et de légumes, et ne buvant que de l'eau (2). Son père l'occupant à garder un

(1) Cedr. to. 2, p. 636.

t(2} Boll. 7 febr. to. 4, p.

TOMF III.

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