‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1018 sur 2407 · Sa;c. 5. Act. Ben. p · texte numérisé non relu

Sa;c. 5. Act. Ben. p

soit pas de s'exposer aux coups de pierres et de traits , dont toutefois il ne fut p()inl blessé. Le combat fini, après avoir donné les ordres pour la défense de la ville , il passa la nuit en prières et excita les femmes pieuses à se partager en deux troupt^s, dont l'une feroit le tour de la ville en dedans portant des croix et priant Dieu à haute voix ; l'autre, prosternée sur le pavé de l'église , imploreroit le secours de la Sainte-Vierge. Il fit aussi apporter tous les enfants à la mamelle, et les fit étendre à terre autour de lui devant les autels, afin que par leurs cris ils priassent à leur manière.

Après avoir pris un peu de repos , il célébra la messe au point du jour, donna la communion à tous les assistants , et les exhorta à ne mettre leur espérance qu'en Dieu. Le jour venu , comme les Hongrois étoient prêts à donner l'assaut , leur roi apprit que le roi Othon approchoit : ce qui l'obligea de quitter la ville, pour aller à lui, espérant la prendre sans résistance après l'avoir défait. L évêque Udalric, le comte Tielbalde, son frère, et plusieurs autres sortirent la nuit et s'allèrent joindre au roi Othon, qui, pour se préparer au combat, se prosterna devant Dieu, se reconnoissant le plus coupable de tous , et fit vœu de fonder un évêché à Mersbourg , si Dieu lui donnoit la victoire. S'étant relevé, il ouït la messe et communia de la main du saint évêque son confesseur ; puis il prit le bouclier et la sainte lance, marcha contre les ennemis, et les défit par la victoire la plus signalée qui eût encore été remportée sur eux. C'étoit le jour de saint Laurent, dixième d'août neuf cent cinquante-cinq (1).

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