IV. Odalric, archevêque de Reims
(1) Sup. I. LV, n. 29.
Vican. 21, 22, 25, 2y.
(3) N.«7.VilaOd. n.li.
(♦) VU. Udou. n. 13.
(t) Vila Dunst. n. 18.
(2) Vila 0(1. n. 15. Vila puiisi. U. 32.
(3) SaBC. 5, Ad. Ben. p.
058, lo. y, Conc. p. ou.
Le pape fut consulté vers le même temps , touchant la cause du siège de Reims. L'archevêque Artaud étant mort le dernier jour de septembre neuf cent soixante-un (1), Hugues, fils de Hébert de Vermandois, soutenu par ses frères, prétendit rentrer dans ce siège , et mit le roi Lothaire dans ses intérêts. Car le roi Louis d'Outremer étoit mort en neuf cent cinquante-quatre le quinzième d'octobre , après avoir régné dix-huit ans , et en avoir vécu trente-cinq, et son fils Lothaire , âgé de treize ans, lui avoit succédé. Sa mère Gerberge eut, au commencement de l'an neuf cent soixantedeux, une conférence avec Brunon, archevêque de Cologne , dont elle étoit sœur ; et il lui recommanda d'empêcher que Hugues ne rentrât dans l'archevêché de Reims ("2). On tint pour ce sujet un concile dans le diocèse de Meaux , où se trouvèrent treize évêques des deux provinces de Reims et de Sens , dont l'archevêque y présida. Hugues avoit quelques évêques pour lui ; mais les plus opposés à son rétablissement étoient Roricon de Laon et Guibuin de Chàlons , qui soutenoient qu'un homme excommunié par tant d'évêques, ne pou voit être absous par un moindre nombre. On convint de consulter le pape , qui la même année déclara que Hugues avoit été excommunié , tant par lui que par tout le concile de Rome , et par un autre concile tenu à Pavie. Brunon, archevêque de Cologne, ayant fait savoir au clergé de Reims cette réponse du pape, on élut pour archevêque Odalric, fils du comte nommé Hugues , et cette élection fut approuvée et soutenue par le roi Lothaire, la reine sa mère, et l'archevêque Brunon, son oncle. Odalric fut donc ordonné à Reims par Guy , évêque de Soissons , Roricon de Laon, Giiibuin de Chàlons, Hadulfe de Noyon et Vicfredde Verdun (3). Celui-ci avoit été ordonné au concile de Meaux , quoique Bérenger, évêque de Verdun, fût encore vivant et en possession, et cela sans la participation de Tarchevc^ue de Trêves, son métropolitain, parce que ces évêques regardoient Bérenger comme leur ennemi , qui ne vouloit point assister à leurs conciles.