IV. Conversion du comte Oliban
Pour le comte Oliban , ayant laissé ses (erres à son fils, il partit pour lltalie avec l'abbé Guérin, Jean Gradénic et Marin, car Pierres Urséole étoit déjà mort. Oliban mrnoit arec lui quinze mulets chargés de son trésor; mai^ étant arrivé au mont Cassin, il renvoya ses gens fort surpris et fort affligés (2). Marin s>n alla peu de temps après en Pouille , et y demeura dans la solitude, où il fut enfin tué par ■
(1) N. 13. Vita Rom. (S) Chron. Cass. Eb. rf^ n. 18. c. 1».
dfes courcu!^ arabes. L'abbé Guérin, accoùiutt^ aux péïrrinagos, résolut d'aller à Jérusalem, et Jean Gradénic avw lui ; mais Oliban rayant appris, les pria avec larmes de tie le pas abandonner, puisque Romuald le leur avoit jwommandé. Ils partirent toutefois; mais à priite entroient-ils dans la plaine, quand le cheval de Guérin rompit la jambe à Gradénic, qui fut amsi obligé de revenir au mont Cassin él, s étant fait bâtir une cellule près du monastère, y véctit près de trente ans, et v finit saintement. Oliban fut dans la suite abbé de Lusan, purs évêque d'Alzone, qui n'est plus qu un village entre Carcassonne et Saiut-Pa-