LIVRE CINQUANTE-SEPTIÈME
ttn grand progrès dans la vertu, mais qa'a seroil utile au salut de plusieurs autres ^ Mais peu de temps après , il vint des lettres menaçantes de la part du gouverneur de la pr^ vince portant que si quelqu'un étoit assez hardi pour imposer les mains à ce jeune
«irn""'' • """■;?'' '^ P<>'"S conpé et le monastère soroit confisqué. Les supéri^rs résolurent
n^r It ^"•''T'" •'''"^ r^ «°t'-« «Jomination
à P^Z, T**"" l" '^'"^ ^^^'^ ' «^ '1 se détermina a entrer dans le monastère de Saint-Nazaire.
fcn chemin il rencontra un Sarrasin, qui lui demanda quiil étoit, d'où il venoit, et où fl alloit. Ni lui dit simplement la vérité, rt le f^l^^^" f" .surpris de lui voir prendre une
Si *.?n'?'"'"'° "!'.'?* *' J™"*^' ^ » n'a voit ï«s trente ans, et il portoit encore son habit
séculier, qui étoit très-riche (l). Tu devois
attendre, dit-il, à la vieillesse, 'p,iur t'eijager
r^^ aT'Î "0P«s«ine, si tu l'as résolu JVon, repondit-il Dieu ne veut pas que nous soyons bons par nécessité: un vieillard n'a pliui là «orce de le servir, non plus que de porter Ïm armes pour son prince. Je veux servir Dieà dans ma jeunesse, afin qu'il honore ma vîedlesse. Le Sarrasin, touché de ce discours, lui montra le chemin, et le quitta en lui donnant des bénédictions et l'encourageant à suivre son dessein Nil fut saisi de crainte songeant au péril qu'il avoit évité; et sa peur augmenta quand il entendit le Sarrasin revenir en courant et criant qu'il l'attendit. Celui-ci l'ayant joint, lui donna des pains fort blancs qu'il avoit apportes voyant qu'il n'avoit aucune provision , et lui fît excuse de n'avoir rien de meilleur a lui donner; mais en même temps il avoTdf lur'"'^ et la mauvaise opinion qnll
Etant près du monastère, ïl rencontra vm cavalier qm voulut le détourner d'y entrer, disant mille maux des moines, les traitant d'à! vares, de glorieux, de gourmands (2). Je lienarois, dit-il, tout entier avec mon cheval dans
il alla che. des gen qui In dëvô ent de l'âr' nn*".' *'"r"'i°"' «""e^avec mon cheval dam gent, et leur dit^ qu'iravoit trouvTune trèr iT '^'^ <=haudières de leur cuisine. Nil vonl«S
belle vigne, et qu'il vouloit l'acheter. Il prit d eux ce qu'ils avoient, et nonobstant sa fièvre u partit accompagné d'unmoiiie, nommé Grégofre, qui le conduisoit à son monastère En pas^nt une rivière, il fut tout d'nn coup dém^«„ sa maladie; ce qu'il prit pour une TnT*' ï?*"^ ^^ ee voyage étoit agréable a uieu. H arriva donc an monastère de Meri^.«:J\ entre autres grands personnages il y d^ïen.-^*''*?' ?*"«"et Zacharie. Ilfutsurprfs hlhuT iî^'e^e'^,'; el de la pauvreté de leurs
pins ardent. Eux de leur côté, voyant la sagesse de ce jemie homme, la douceur de sa voix
ini^Vj!. T"? ' '^^^^ pénétration de son esprit jugèrent des-lors que non-seulement il feroit
C, p.' sîa!' ^*°"' ^°' ^**' ^*^ ^"* ""«fP- Cariopli.
^U entra enfin dans le monastère de SaintiNazaire. L'abbé et les moines le reçurent avec grande charité; et le voyant fatigué du che* lïîin, lis lui donnèrent du poisson et du vin^ mais il se contenta de pain et d'eau. Il pria qu on lui donnât l'habit monastique, à condilion toutefois qu'au bout de quarante jours iï relourneroit au monastère, où il avoit d'abord ete reçu. L'abbé vouloit, aussitôt qu'on Veui fait moine , lui donner le gouvernement d'uû autre monastère; mais JVil trouva cette proposition si étrange que dès-lors il fit serm^l de n accepter jamais aucune dignité.