XXIX. Adalger déposé
Ensuite le prêtre Adalger se prosterna aux pieds des rois, se plaignant qu'il demeuroit excommunié pour avoir obéi à son archevêque, à qui il ne pouvoit résister (3). Mais comme il avouoit d avoir ouvert les portes de Reims, et d'être entré hostilement dans l'église, les évêques ne jugèrent pas que sa condition dût être meilleure que celle de son évêque, et lui donnèrent le choix ou de souffrir un perpétuel analhème , ou de consentir à sa déposition. Après avoir long-temps délibéré, il choisit la déposition ; et les évêques l'ayant revêtu des habits sacerdotaux , les lui ôtèrent l'un après l'autre, le déposant de tous les ordres, jusqu'au sous-diaconat; puis, l'ayant réconcilié , ils lui accordèrent la communion laïque, et le mirent en pénitence. Enfin, ils renouvelèrent l'anathème contre ceux qui avoient livré la ville de Reims, et n'étoient point venus à satisfaction. Ainsi finit ce concile, suivant le récit que nous en a laissé Gerbert.