Boll.20,Apr. to
(3) Ditm.Ub. vu, p. 91.
rempli les premiers emplois depuis le règne de Henri l'oiseleur. Son père Sigefroy fut un des plus fidèles serviteurs de l'impératrice Adélaïde pendant le bas âge d'Othon 111, et eut ensuite grande part à la confiance de ce prince. Ditmar fut premièrement élevé à Quedlimbourg, près d'une tante, puis à Magdebouriï , où il embrassa la vie monastique, sans toutefois renoncer à la possession de plusieurs grandes terres ; et ce ne fut qu'à condition d'en donner une bonne partie à l'église de Mersbourg que le roi Henri lui donna cet évêché , en mil neuf, après la mort de Yigbert. Il avoit trente-trois ans quand il entra dans ce siège, et le tint dix ans et sept mois. Il eut grand soin de faire rendre à son église les terres qui lui avoient été ôtées . quand l'empereur Othon la réunit à Magdebourg , et de lui en acquérir encore de nouvelles. Mais ce qui l'a rendu plus recommandable à la postérité , c'est l'histoire qu'il nous a laissée. Elle commence au règne de Henri l'oiseleur, et iinit l'an mil dix-huit, marquant exactement les dates dans les dernières années. Ditmar y fait son portrait âsec
beaucoup d'humilité , se dépeignant de petite taille et de mauvaise mine, et avouant ingénieusement ses fautes. Entre un grand détail de faits peu importants , il en rapporte plusieurs considérables, principalement touchant les vertus des évêques qu'il avoit connus. Il se plaint souvent des vexations des seigneurs, (jui , en Allemagne comme en France et en llalie, pilloient les biens des églises et insulloienl les évêques, respectant peu l'autorité du souverain.