‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 122 sur 2407 · LIVRE QUARAXTE-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARAXTE-DEUXIÈME

Kazarr. et Annal. 725,

(1) Annal.

Patau. Coint n. 8.

(2i Anast. in Greg. î, V.

Cuijil. an. 725, n. 10, etc.

(3) Koderic. Arab. c. 13.

Coint. an 732, n. 21, 22, etc.

(4) Ad.Cbao Sup.I.xix

(5^ Vit.SS.Fb. l 3,Acl.

B.Ch.S.Pet.\iv.Spic.t.2,

|). 707. (6) Ann.ap.Coint.au.T3i,|

7) Rod. Arab. c. 1* Coint. an. 732, n. 48. vV' not. Gall.

passages des Pyrénées, pour empêcher les François d'aller au secours des restes des Goths , qui se maintenoient indépendants dans les montagnes d'Asturie. Après la Gascogne , les Sarrasins prennent Bordeaux, dont ils brûlent les églises (1). Ils passent la Garonne et la Dordogne , et défont en bataille Eudes , qui vouloit s'opposer à eux. Rien ne leur résiste; ils prennent Agen, Périgueux, Saintes, et enfin Poitiers, où ils brûlent l'église de Saintllilaire, et menaçoient de traiter de même Saint-Martin de Tours.

Alors Charles-31artel, oubliant sa querelle particulière pour 1 intérêt public, vint au secours d'Eudes, et, leurs troupes étant jointes , ils se trouvèrent en présence des Sarrasins. Sept jours se passèrent en escarmouches, enfin ils en vinrent en une bataille générale, où les François, plus grands et plus forts que les Arabes, les firent plier en un moment (2). Abdérame fut tué lui-même, et la nuit termina le combat. Le lendemain les François, voyant le camp des ennemis sur pied, et 'leurs tentes toutes dressées, les envoyèrent reconnoître, croyant qu'ils vouloient recommencer la bataille, mais il ne s'y trouva plus personne. Toutefois, craignant quelqu'embuscade, ils ne les poursuivirent point, et se contentèrent de piller leur camp. Cette fameuse bataille se donna près de Poitiers, un samedi, au mois d'octobre sept cent trente. Quelques-uns, même des anciens, l'ont mal confondue avec celle où Eudi.'s remporta seul une si grande victoire sur les Sarrasins en sept cent vingt-cinq (3).

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