LXIX. Concile de Verceil
(1; Gesta Guill. duc. p.
JOi, 195. Hist. Norm.Ord.
vital, lib v, c. 45.
(2) Tom. 9, p. 10i7, c.
Le concile de Verceil fut tenu , comme il avoit été dit , au mois de septembre de la même année mil cinquante. Le pape Léon y présida, et il y vint des évêques de divers pays. Bérenger n'y vint point, quoiqu'il y eût été appelé ; mais Lanfranc s'y trouva , ayant été relenu par le pape depuis le concile de Rome. En celui de Verceil on lut publiquement le livre de Jean Scol , touchant l'eucharistie , qui fut condamné et brûlé ; on expliqua aussi l'opinion de Bérenger, et elle fut condamnée. Deux clercs, qui se disoient envoyés de sa part, voulant le défendre, furent d'abord confondus et arrêtés (1). En ce même concile , le pape suspendit de ses fonctions Hunfroy , archevêque de Ravenne , pour quelque différent qu'il avoit avec l'église romaine ; mais il accorda le pallium à Dominique, patriarche de Grade, avec le droit de faire porter la croix devant lui, et écrivit aux évêques de Vénétie et d'Istrie de lui obéir comme à leur primat.
Après ce concile, le pape Léon passa les Alpes et vint à Toul , où il accorda un privilège au monastère deSaint-Mansuil, en date du vingt- deuxième d'octobre mil cinquante. Il transféra aussi solennellement les reliques de saint Gérard , évêque de Toul , qu'il avoit canonisé au concile de Rome [2). Enfin il demeura en Lorraine et en Allemagne jusqu'au mois de février de l'année suivante.