‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1339 sur 2407 · LIVRE SOIXANTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTIÈME

drc , et il a été jeté par terre ; mais nous l'avons pris, afin que les blasphèmes qu il contient ne soient pas rendus publics. Puis nous l'avons fait traduire de lalin en grec, par le protospalaire Cùme, Romain le roux, et le moine Jean , Espagnol ; et il contient ce qui suit. Il rapporte l'acte d'excommunication lldèlement traduit ; puis il continue :

Ne voulant pas laisser impunie une telle insolence , nous en parlâmes à l'empereur; et, comme il y avoit un jour qu'ils ctoient partis, il envoya les rappeler en celte ville (1). iMais ils ne voulurent ni nous venir trouver, ni paroître dans le grand concile, ni donner aucune réponse sur les impiélés qu'ils avoient proférées. Voulant soutenir leur écrit et même y ajouter : ce que lempereur nous lit dire de leur part à nous et au concile. Cependant l'empereur ne voulant pas les contraindre à se présenter, parce qu'ils paroissoient revêtus du titre de légats , ni laisser une telle audace impunie , il nous envoya une lettre , qui portoit : Ayant examiné ce qui s'est passé , j'ai trouvé que la source du mal vient des interprètes et de la part d'Argyre : quant à ces étrangers aposlés par d'autres, je n'ai rien à faire contre eux , mais je vous envoie les coupables, après les avoir fait fouetter pour servir d'exemple à d'autres. Pour l'écrit, il sera brûlé publiquement, après que Ton aura analliématisé ceux qui l'ont conseillé, publié , écrit, ou qui en ont été complices. J'ai aussi fait mettre en prison le Vestarque, gendre d'Argyre , et son lils, pour les punir de celte supposition. Donné au mois de juillet, indiclion septième.

Suivant cet ordre de l'empereur, l'écrit impie, avec ceux qui l'ont fait ou publié, et leurs complices , ont été analhématisés dans la grande salle du conseil , en présence de ceux que l'empereur avoit envoyés ; et il a été ordonné que le vingt -quatrième du présent mois de juillet , auquel jour on a accoutumé de lire publiquement le décret du cinquième concile, on publiera le même analhème. L'original de l'écrit impie n'a point été brûlé, mais on l'a déposé au cabinet du cartophylace , pour la perpétuelle condamnation de ceux qui ont proféré de tels blasphèmes (2). Or, il faut savoir que le vingtième jour de ce mois, quand ils furent analhématisés , tous les métropolitains et les archevêques qui se trouvoient en cette ville y furent présents : savoir, outre ceux qui sont assemblés aujourd'hui, Léon d'Athènes, et six autres qui y sont nommés.

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