‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1358 sur 2407 · XXIX. Nicolas II, pape · texte numérisé non relu

XXIX. Nicolas II, pape

Quand Hildebrand fut revenu de son ambassade auprès de rimpératricc , et qu'il eut appris l'élection que l'on avoit faite à Rome, contre la défense expresse du pape Etienne, il s'arrêta à Florence, écrivit aux Romains les mieux intentionnés, et, ayant reçu leur consentement sans restriction , il élut pape Gérard, évêque de Florence, né dans le royaume de Bourgogne. Cette élection se fit paisiblement à Sienne, avec le secours de Godi^froy, duc de Lorraine et de Toscane ; et Gérard fut nommé Nicolas II (3). Les seigneurs romains envoyèrent cependant en Allemagne pour assurer le roi qu'ils lui garderoient la foi qu'ils avoient promise à son père ; et que c'étoit dans cette intention qu'ils avoient laissé le saint-siège vacant jusqu'alors : le priant d'envoyer qui il voudroit, parce que l'intrusion faite contre les règles n'empêchoit point une élection légitime. Le roi, de l'avis des seigneurs, approuva l'élection de Gérard , agréable aux Romains et aux Allemands, et ordonna au duc Godefroy de le mener à Rome.

Pierre Damien fut consulté sur le sujet de ces deux élections par un archevêque , à qui il répondit ainsi (4) : Ci'lui qui tient à présent le saint-siège, il parle de l'anti-pape Benoit,

(1) Petr. Dam. 9,0pusc.

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