‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1506 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-DEUXIEME

Mi

semblée de Forsheim, raconter aux seigneurs allemands ce qui s'éloit passé , et leur dire que l'intention du pape étoit de s'y trouver luimême ; mais que Henri lui avoit si bien fermé tous les passages , qu'il ne pouvoit ni passer en Allemagne ni retourner à Rome ; ainsi , quil les exhortoità donner cependant le meilleur ordre qu'ils pourroient à leurs affaires. C'est là que finit l'excellente histoire de Lambert de Schafnabourg ; mais 1 auteur de la vie de Grégoire YII nous apprend ce qui se passa à l'assemblée de Forsheim.

Les légats y présentèrent les lettres du pape, et dirent qu'il avoit peu de satisfaction du roi, qui contre ses promesses n'avoit fait par sa présence qu'encourager les ennemis de 1 Eglise, et que toutefois il les prioitde diftérer jusqu'à son arrivée l'élection d'un nouveau roi (1). Après que les légats eurent parlé , les évèques et les seigneurs se levèrent l'un après l'autre pour leur faire honneur. Puis ils commencèrent à se plaindre aux légats des maux que le roi Henri leur avoit faits, et qu'ils avoient encore sujet d'en craindre, ajoutant qu'il les avoit tant de fois voulu surprendre qu ils ne pou voient se fier à ses serments ; et que, s'ils î'avoient souffert si long-temps depuis qu'il étoit déposé, ce n'étoit pas qu'ils espérassent sa correction , mais pour ôter à leurs ennemis tout prétexte de calomnie. Ce jour-là se passa eu ces plaintes.

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