XXIV. Concile de Mayence
Trois semaines après ce concile, les schismatiques en assemblèrent un à Mayence par ordre de l'empereur Henri, qui y assista avec les légats de l'antipape Clément , et obligea tous ceux qui s'y trouvèrent à le reconnottre pour pape légitime, même par écrit : mais il y m avoit qui dans le cœur ne laissoient pas d'être pour Grégoire. Enceconcileprésidoit Vécilon, archevêque de Mayence, avec Egilbert de Trêves, Séguin de Cologne et Liutmar de Brème : il y avoit dix-sept èvêques et les députés de plusieurs autres , même de Gaule et d'Italie. On confirma la déposition de Grégoire, et on prononça excommunication contre lui et contre tous ceux qui le reconnoissoiont pour pape, on déposa même les èvêques, et on en mit d'autres à leur place. Ainsi Herman fui chassé de Metz, mais le peuple ne voulut pas recevoir celui que l'empereur y avoit mis. Mcginhar fut fait évêquede W irtzbourg à la place d'Adalbéron. En ce même concile, onconûnua la trêve de Dieu (1).
Peu de temps après, moururent les principaux schismatiques de Lombardie, savoir : Eberard, évêque de Parme, qui avoit été pris Tannée précédente, et qui avoit succédé en ce siège à l'antipape Candalous (2); Gandulfe, évêque de Rège , et Tédald , archevêque de Milan, qui occupoit ce siège depuis dix ans, étant toujours opposé au pape Grégoire. 11 eut pour successeur Anselme III, catholique, et soumis aux papes légitimes.