‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1559 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-TROISIÈME

château du monastère attaqué par les Normands.

Cependant on demanda au pape s'il vouloit user de quelqu'indulgence envers ceux qu'il avoit excommuniés. H rép^mdit : Excepté le prétendu roi Henri , l'antipape Guibert et les principales personnes qui les soutiennent par Ieut*s cohseils et leurs secours, j'absous et je bénis tous ceUx qui croient que j'en ai le pouvoir. Ses dernières paroles furent : J'ai aimé la justice et haï l'iniquité, c'est pourquoi je meurs en exil. 11 mourut ainsi le vingt-cinquième de mai mil quatre-vingt-cinq , et fut enterré à Salerne dans l'église de Saint-Matthieu , dont le corps y avoit été trouvé envinm cinq ans aiiparavant; elle pape en avoit félicité l'archevêque A Iphane par une lettre du dixhuitième septembre mil quatre-vingt (1). Mais on he dit point commentée corps avoit été apporté à Salet-ne , ni comment on savoit que ce fut celui de saint Matthieu.

Grégoire YII avoit tenu le saint-siège près de douze ans. Plusieurs auteurs du temps disent qu'il se fit grand nombre de miracles à son tombeau. On rapporte entre autres qu'Ubalde, évêque de Manloue, affligé depuis long-temps de maladie de rate et ulcéré par tout le corps, principalement aux jambes, après avoir beaucoup dépensé inutilement en médecins, ayant appliqué la mitre de Grégoire à 1 endroit où il sentoit le plus de d(mleur, recouvra une parfaite santé. Grégoire ayant etivoyè en mourant cette mitre à saint Anselme de Lucques, son ami et son imitateur, qui fit encore d'autres miracles. La vie du pape Grégoire fut écrite environ quarante-cinq ans après sa mort, par Paul , chanoine régulier de Rerneried en Bavière , qui relève principalement les faits qu'il estime miraculeux et propres à montrer la sainteté de Grégoire. 1^ pape, Anastase IV, le fit peindre à Rome , dans une église , entre les saints, environ soixante ans après sa mort. En mil cinq cent soixante-dix-sept, Marc-Antoine C(donne, archevêque de >alerne, trouva ses reliques entières avec les ornements pontificaux, et lui fit uneépitaphe. En mil cinq cent quatre-vingt-quatre, son nom fut inséré au martyrologe romain , corrigé par les ordres du pape Grégoire XIII. Enfin le pape Paul V, par un bref de l'an mil six cent neuf, permit à l'archevêque et au chapitre de Salerne de l'honorer comme saint par un office public (2).

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