‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1627 sur 2407 · Berthold, 109i. Chr · texte numérisé non relu

Berthold, 109i. Chr

Yird. p. 2K).

(3) Ivo. Kp. 235.

Guy , archevêque de Vienne, et saint Hugues évêque de Grenoble, touchant la terre de Sali moriac , dont l'archevêque s'étant emparé de force. Té vêque appela au saint-siége ; mais l'ar chevéque envoya à Rome, et obtint par sur. prise une confirmation de privilèges , où cet article étoit compris (1). Le pape Urbain, s'en étantaperçu, renvoya l'affaire à Hugues, archevêque de Lyon , son légat. C'est ce Guy, archevêque de Vienne , qui fut depuis pape sous le nom de (]al liste II.

Le roi Philippe, ayant été excommunié dans le concile , envoya des députés au pape pour l'apaiser, en affirmant par leur serment qu'il n'avoit plus de commerce criminel avec Bertrade ; et fiiisant entendre au papeque, s'il ne rendoit au roi la couronne et ne levoit l'excommunication , ce prince se relireroit de son obéissance. Ives de Chartres avertitle pape par avance que cette députation n'étoit que mensonge et artifice ; que le roi n'étoit point converti, et que son absolution feroit espérer l'impunité à tous les pécheurs. Toutefois, le pape déféra à la députation du roi , et lui donna un délai jusqu à laToussaint, mil quatrevingt-quinze , pendant lequel il leva la censure , et lui permit d'user de la couronne à son ordinaire (-2). La lettre est du vingt-quatrième d'avril. Pour entendre ce qui est dit ici de la couronne, il faut savoir qu'en ce tempslà les rois paroissent aux jours de fête en habit royal, avec la couronne en tête, et la recevoient de la main d'un évêque. Ainsi Ives de Chartres témoigne que le même roi, Philippe, reçut une fois à Noël la couronne de la main de l'archevêque de Tours , et une autre fois à la Pentecôte de quelques évêques de la province Belgique. Cequi n'avoit rien de commun avec le sacre, qui ne se fait qu'une fois au commencement du règne ; et Philippe avoit été sacré à Reims désl'anmil cinquante-neuf, par l'archevêque Gervais (3). Aussi ne paroît-il point que , pour avoir été excommunié , il ait jamais rien perdu de rautorité royale.

Page 1