‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 171 sur 2407 · LI. Concile de Rome contre Adalbert et Clément · texte numérisé non relu

LI. Concile de Rome contre Adalbert et Clément

Il fut assemblé à Rome le vingt-cinquième d'octobre, la vingt-sixième année du règne de Constantin , la cinquième après son rétablissement, indiction quatorzième, c'est-à-dire l'an sept cent quarante-cinq (2). Le pape y présidoit à sept évéques des environs de Rome : il y avoit dix-sept prêtres : les diacres et le reste du clergé étoient présents, c'étoit dans la maison patriarcale de Latran dans la basilique de Théodore, les Evangiles étoient au milieu de l'assemblée. Grégoire, notaire régionaire et nomenclateur , ouvrit l'action en disant : Le vénérable prêtre Dénéard, légat du très-saint archevêque Boniface de la province de Germanie , est à la porte, et demande à entrer; qu'ordonnez- vous ? On le fit entrer , et il dit : Seigneur, l'évéque Boniface mon maître, ayant, suivant vos ordres, assemblé un concile dans la province des François, y a privé du sacerdoce les faux évéques Adalbert et Clément, et les a fait mettre en prison avec l'autorité des princes. Ils demeurent impénitents , et continuent à séduire le peuple. C'est pourquoi je vous présente cette lettre, et vous prie de la faire lire devant le^int concile.

Théophane, notaire régionnaire et sacellaire, lut la lettre de saint Boniface que je viens de rapporter , après quoi le pape Zacharie dit : Vous avez ouï ce qui a été lu de ces impies qui se préfèrent aux apôtres. Les évoques et les prêtres dirent : Ce sont des ministres de Satan et des précurseurs de Tantechrist. Quel est le saint qui a jamais donné pour reliques au peuple de ses cheveux ou de ses ongles comme Adalbert ? Parce qu'il étoit un peu tard, le pape remit à une autre fois l'examen de leur vie et de leurs actions.

Dans la seconde session, le pape demanda au prêtre Dénéard la vie d'Adalbert , et les autres écrits qu'il avoit en main. On lut d'abord la vie qui,'après un titre magnifique, commençoit ainsi :* Il est né de parents simples , et a été couronné de la grâce de Dieu ; car avant sa très-heureuse naissance, sa mère crut voir un veau qui sortoit de son côté droit et qui signifioit la grâce qu'il avoit déjà reçue. On n'in-

(1) Ep.8,Bonif.Ep.Ger. (2) Tom. 6, p. 1556. iS.ioter. Bonif.

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