‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1718 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-CINQUIÈME

de l'amitié des papes Nicolas et Alexandre, et se plaint de la dureté de leurs successeurs, qui ont soulevé son royaume contre lui (l). Encore à présent, ajoule-t il, notre iils, que nous avons aimé jusqu'à l'élever sur le trône, infecté du même poison, s'élève contre nous, au mépris de ses serments et de la justice , entraîné par le conseil des méchants , qui ne cherchent qu'à piller et partager entre eux les biens des églises et du royaume. Plusieurs nous conseillent de les poursuivre sans délai par les armes ; mais nous avons mieux aimé différer, afin que personne , soit dans l'Italie soit dans l'Allemagne, ne nous impute les malheurs qui en pourront suivre. D'ailleurs, ayant appris que vous êtes un homme sage et charitable, et que vous désirez surtout l'unité de l'Eghse , nous vous envoyons ce député pour savoir si vous voulez que nous nous unissions ensemble , sans préjudice de ma dignité, telle que l'ont eue mon père, mon aïeul et mes autres prédécesseurs, à la charge aussi de vous conserver la dignité apostolique, comme mes prédécesseurs ont fait aux vôtres. Si vous voulez agir paternellement avec nous , et faire sincèrement la paix , envoyez-nous avec ce député un homme de confiance, chargé de vos lettres secrètes, afin que nous puissions savoir sûrement votre volonté, et vous envoyer ensuite une ambassade solennelle pour terminer cette grande affaire.

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