IX. Mort de Nicolas le grammairien. Jean, patriarche de
Constanlinople.
A Constanlinople , le patriarche Nicolas le grammairien mourut cette année mil cent onze, après avoir tenu ce siège vingt-sept ans , et être arrivé à une extrême vieillesse. Nous avons donné deux conslitutionsde ce patriarche, toutes deux de l'année mil quatre-vingt-douze, indiction quinzième. La première, du quatorzième de juin, fui faite dansun concilede treize métropolitainsavecquelquesoiliciers de l'empereur (2). On y décida la question proposée un mois auparavant dans une assemblée plus nombreuse, savoir, si l'oncle et la nièce, le neveu et la tante d'alliance seulement, pouvoient se marier ensemble, et ces mariages furent déclarés valables. La seconde constitution, du nuTcredi vingt-unième de juillet (3) , déclare valable un mariage contracté en conséquence des liançailles , qui étoient illégitimes , parce que la fille n'avoit que sept ans ; mais les noces n'avoient été célébréesque huit ans après. Les assemblées où furent faites ces constitutions se tenoient au palais patriarcal , dans la salle nommée Thomaïlc.