‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 179 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-TROISIEME

l'an sept cent cinquante-trois dan» une forêt prés de Trêves, qui porte encore son nom. Le pape ajoute : Pour cet évêque meurtrier et débauché qui, après sa dégradation, veut encore s'attribuer les biens de l'église, il faut le rejeter avec horreur (1). Ce dernier est Gévilieb, qui voulut quelque temps retenir les biens de l'église de Mayence ; mais ensuite il donna à l'église tout ce qu'il avoit, qui étoient des troupeaux et des esclaves , et se contenta d'une terre qu'on lui donna pour subsistance où il vécut quatorze ans chrétiennement, observant l'hospitalité, sans se montrer à Mayence, si ce n'est quelquefois le jeudi-saint pour laver les pieds dans l'église par humilité. Enfin il mourut pénitent l'an sept cent soixantecinq.

Le pape Zacharie continue dans sa lettre à saint Boniface : Quand les païens vous persécutent, si vous pouvez , continuez de les prêcher ; si vous ne pouvez les souffrir, vous avez le précepte du Seigneur, de passer à une autre ville. Pour les esclaves qui habitent dans les pays des chrétiens, n'hésitez jmint à leur faire payer tribut, afin qu'ils reconnoissent que celle terre a un maître; autrement ils pourroient quelque jour se l'attribuer comme propre. Ces esclaves étoient encore païens. Enlm saint Koniface avoit demandé en combien d'endroils du canon de la messe, il falloil faire des signes de croix (2) : ce que le pape marqua dans un mémoire particulier dont il cliargea le prêtre Lulle. Cette leltre est datée du quatrième de novembre la trente-deuxième année de Constantin, indiclion cinquième, qui est l'an sept cent cinquante-un.

Cl) Brouver. vn. Annal. Mcg.

Trevir. 10, 15. Ser ii, Rer. (2; 17.

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