‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 181 sur 2407 · II. Concile de Verberle · texte numérisé non relu

II. Concile de Verberle

Le roi Pépin, la seconde année de son règne, qui fut l'an sept cent cinquante-trois , tint à Yerberie l'assemblée de la nation , où furent faits, comme l'on croit, vingt-un canons de discipline ecclésiastique. Ils regardent les mariages pour la plupart (1). Le mariage au troisième degré de parenté est nul (2} ; en sorte qu'après la pénitence faite, les parties ont la liberté de se marier à d'autres. Au quatrième degré on leur impose seulement pénitence sans les séparer : mais on n'accorde point de permission pour contracter un tel mariage. Celui qui a commis inceste avec sa belle-flUe, sa belle-mère, sa belle-sœur, ou la cousine de sa femme, ne peut jamais se remarier ni à elle ni à autre ; et la femme coupable de même. Mais la partie innocente peut se remarier : ce qu'il faut entendre après la mort de l'autre. Si une femme a conspiré contre la vie de son mari, et qu'il ait tué un homme en se défendant, il peut la quitter et se remarier quand elle sera morte (3) : ce qu'il ne pourrait s'il étoit jugé coupable d'homicide. Mais la femme criminelle ne pourra jamais se remarier. En un mot], une partie de la pénitence des grands crimes étoit d'exclure du mariage pour toujours.

Il n'étoit point permis à un autre d'épouser celle qui avoit été femme légitime ou illégitime d'un prêtre. ]a} prêtre qui a donné le voile à une femme malgré elle , sera déposé (4). Elle ne peut recevoir le voile que du consentement de son mari : mais s'il y a consenti, il ne peut en épouser une autre. La servitude rend le mariage nul ; en sorte que celui qui a épousé une femme serve la croyant libre, peut ea épouser une autre. Il en est de même de la femme libre qui a épousé un serf dont elle ignoroit l'état. Les esclaves mariés et vendus séparément, doivent être exhortes à demeurer comme ils sont. Défense aux clercs de porter des armes. Les ordinations faites par des évêques vagabonds sont nulles. Ce sont les canons de ce concile les plus importants et les plus intelligibles.

(1) Coint. an. 753, n. 1, tom. 6. Gonc. p. 157. tom.

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