‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1859 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-SEPTIÈME

(1) Ap. Boïl. tom. 6, p.

(2j Vilaap.BoIl. Omart.

(3) Sup. liv. LXiu, n.

^4) Ap. Bôll et Marcam.

Hisp, p. 22 f7. Ordeiic. lib.

XUl.

de Latran, Oldegaire, plus autorisé par le titre de légat, soutint avec vigueur les droits de son église de Barcelone contre plusieurs nobles et contre le comte même. Il procura en mil cent vingt six une assemblée des évéques et des seigneurs , où l'on assura l'immunité ecclésiastique ; il procura la paix entre le roi d'Aragon et celui de Castille. Mais il vil bien que la peuplade de Tarragone ne seroit jamais solide si cette ville n'étoit gouvernée par un homme de guerre capable de la défendre contre les infidèles du voisinage , qui pilloient impunément les terres d'alentour. Il choisit pour cet effet Robert d'Aiguillon , autrement Bordet gentilhomme normand, déjà établi dans le pays' à qui il donna la ville de Tarragone , pour la tenir comme vassal de l'Eglise, la peupler, la gouverner et la défendre ainsi qu'il jugeroit à propos, réservant seulement les dîmes et les biens ecclésiasiiques. Cette donation fut faite en mil cent vingt-huit , dix ans après celle du comte à l'évéque. Oldegaire, de son côté, s'appliqua à rebâtir l'église métropolitaine de Tarragone et plusieurs autres de la province; il fonda un hôpital et une maison de templiers , et mourut enfin le sixième de mars mil cent trente-sept. On rapporte plusieurs miracles faits par son intercession : il est honoré comme saint à Barcelone , et les rois d'Aragon ont fait en divers temps des poursuites à Rome pour sa canonisation.

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