‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 1869 sur 2407 · XL. ConTersion de Slèlin, Vollin. elc · texte numérisé non relu

XL. ConTersion de Slèlin, Vollin. elc

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il y marcha avec ses prêtres , cl commença à faire détruire les temples des faux dieux, l-es

TVTnUlPsiintévèauenefuI pasrccudcm(?mc païens, voyant qu'il ne leur en arrivoil aucun

:. Sin vi "c a o?"cek.b?e °t de grand com- Tnal , contrent du mépris p,.ur ces duux qu.

! H'J.IMIPrioIulin auienaprislen<.m, ne i^uvoienl se délcndr.- , et achcvcrcnl de

riVmbShL e de l OË les habit'^nts étoient ?uin7r les temples (I ). Le principal conlc.o.l

nrneUe barbare^ et quoique lévéque , avec de grandes richesses qu'ils v""»"'''''! <>"""«!■ »

sa su te se ranogé dans la maison du duc, , évoque et à ses prêtres ; ma.s .1 d. l: A D^u

fl^v^nrnt l'y attaquer en furie. Ceux qui lac- ne plaise que nous nous enri. lussions chez

T^nlni êSt affli-és et cons ernés; vous ; nous avons chez nous en abondance de

'°.T f ,e ré ou s OU ^rov'ant a 1er souffrir le tous ces biens , prenez plutôt ceci pour volrc

Z yre^ESS^vaTlâidede Paulicius, usage. Et ayant'Iou, P",i{; R- '^-^S't.rl

olfràc avoir rrcQ auelauos coups el être tombe le signe de la croix, il le lit partager enirt

dans irbôue e^ MbUanis de Julin convin- eux.'ll retint seulement une idole a ln>is ^es

dans la boue ei »^s "c " . .,^^-^ , ^^^ ^^^^ i^ ^orps, »l emporta les

renl de faire ce que feroienl ceux de Mclin , qui éloit , comme elle est encore , la capitale de toute la Poméranie(l ). L'évèque y passa donc,ct Paulicius , avec les députés des deux ducs , allèrent trouver les premiers de la ville pour leur proposer de le rt cevoir. Ils répondirent: JNous ne quitterons point nos lois, nous sommes contents de notre religion. On dit qu il y a chez les chrétiens des voleurs à qui on coupe les pieds et on arrache les yeux : on y voit toutes sortes de crimes et de supplices. Un chrétien déteste un autre chrétien. Loin de nous une lell' religion. C'est que, chez ces païens, le vol et le larcin étoient inconnus.

Ils demeurèrent deux mois dans cette obstination , et cependant on convint de part et d autre d envoyer des députés au duc de Poloîrne et les Stélinois firent espérer d embrasser la rèli<^ion chrétienne si le duc leur aecordoit une paix stable et unediminutionde tribut. En attendant, lévéque et les prêtre^ prèchoient deux fois la semaine , c'est-à-dire les jours de marché, dans la place publique, revêtus de leurs ornements, et portant une croix ; et cette nouveauté atliroit le peuple de la campagne. Lévéque gagna première.nent deux jeunes hommes, tils d'un des principaux de la ville, qui attirèrent leur mère et leur famille : ensuite ils en gagnèrent plusieurs autres en leur racontant ce qu'ils avoient vu auprès de 1 evéque où ils avoient demeuré long-temps, la pureté et la régularité de sa vie, sa douceur el sa charité. 11 rachète , disoienl-ils , de son argent les captifs qui pourrissoient dans les Jers; il les nourrit , les habille et les met en liberté On le prendroit pour un dieu visible, mais il dit qu'il n'est que le serviteur de Dieu trèshaut, qui nous la envoyé pour notre salut. Ainsi plusieurs se firent instruire et baptiser, avant même le retour des députes (-2). Ils apportèrent une lettre du duc de Pologne qui leur accordoit la diminution des tributs et 1 assurance de la paix qu'ils demandoient ; ainsi , par délibération publique, ils se soumirent a recevoir V Evangile.

dont, ayant rompu le corps, il emporta les tètes tenant ensemble , et les envoya depuis au pape comme le trophée de sa victoire. 11 demeura encore trois mois à Stetin pour instruire , baptiser et établir la religion.

Il revint ensuite à Vollin , dont il trouva les habitants parfaitement biendisposés à recevoir lEvangile (2;. Car tandis qu'il étoil a Sletin, i s avoient envoyé secrètement d«s homm(;s intelliirents observer ce qui s'y passoit; et ils leur rapportèrent qu il n'y avoit ni iiiqK)Stures m artifice dans la conduite de ces chrétiens; que leur doctrine étoit bonne et pure , et qu elle avoit été reçue unanimement à btetnu Leveque fut donc reçu par ceux de Vollin avec une joie incroyable ;* el ils s'efforcèrent de repan r en toutes manières les mauvais traiiements du premier voyage. A peine put-on suffire pendantdeux moisd'un travail continuel a baptiser tous ceux qui se présentoient. Comme Vollin étoit au milieu de la Poméranie , les deux du( s résolurent d'y établir le siège épiscopal pour la commodité d'y prendre le saint-ehreme et le reste de ce que lévéque doit dimner. Oth.>n passa ensuite à Colberg et à d autres villes particulièrement à Belgrade, anjourd hm \U\gart où il mit le terme de son voyage; car c'èloiten hiver, et il et«»it pressé de retourner a B.miberg. 11 repassa toutefi.is aux lieux ou il avoit prêche, dédia les églises bùties en son absente, donna la confirmation et même le baptême à plusieurs qui n étoient pas chez <'ux à son premier passage (3). Comme on savoit qu'il étoit sur son départ, les peuples accouroienl en foule, estimant malheureux ceux qui ne recevroient pas sa bénédiction. Ils laisoient tous leurs efforts iK>ur le retenir, et lui persuader d'être leur évt^ue, lui promettant une entière soumission; et il l'avoil résolu luimême, mais son clergé l'en détourna. »l vint par la Pologne, dont le duc lui donna pendant tout ce voyage tous les temoignag<s possibles d'amitié , et nomma pourévê(iue de Pnmeranie Albert, un de ses trois chapelains qu il avoil envovés avec Othon. Enfin Othon, après une

L'éSSS^^^^^ absence de près d'un an, revint a Ban iber^

niineîrsUlo^^^ comme il s'etoil propose , avant le dimanche

empéchoitde le faire de leurs propres mains,

Cl) C 20, i5.

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