Vila Steph. Jun. p. iii
Conc. Nie. 2, Ad. 6, t. 7, p. 305.
(5) Conc t. 7, p. 401.
truction des idoles , 'ainsi il a suscité maintenant ses serviteurs nos empereurs , imitateurs des apôtres, pour nous instruire et renvers(T les inventions du démon. C'est ainsi que ces évéques flatteurs ?e reconnoissent disciples des empereurs, dont l'un étoit un enfant de qua Ire ans, savoir : Ltnm, fils de Constantin , né le vingt-cinquième de janvier sept cent cinquante, et couronné le jour de la Pentecôte, sixième de juin sept cent cinquante-un (1). Ensuite ils déclarent qu'ils reçoivent les six conciles œcuméniques , les exprimant chacun en particulier, puis ils ajoutent : Ayant donc examiné soigneusement leur doctrine , nous avons trouvé que l'art illicite des peintres combat le dogme capital de notre salut, qui est l'incarnation de Jésus-Christ, et renverser \ch définitions des six conciles (-2). La peinture établit terreur de Nestorius, qui divise Jésus-Christ en deux, et ne laisse pas d'appuyer celles d'Arius, de Dioscore, d' Entichés et de Sévère, qui enseignent le mélange et la confusion des deux natures. Car le peintre, ayant fait une image, la nomme Christ : or le nom de Christ signifie tout ensemble Dieu et homme. Donc , ou le peintre a renfermé , comme il s'imagine, la divinité immense dans les hormis de la chair créée, ou il a confondu les deux natures unies sans confusion. Cehii qui adore l'image est coupable des mêmes blasphèmes, et la même malédiction tombe sur l'un et sur
l'autre.
Ils chercheront sans doute à s'excuser, en disant : Nous ne faisons l'image que de la chair, que nous avons vue et touchée, et qui a conversé avec nous (3). Mais ils retombent par là dans l'impiété de Nestorius ; car il faut considérer que , selon les pères , la chair de Jésus- Christ, sitôt qu elle a commencé d'être, a été la chair du verbe, sans jamais admettre aucune idée de séparation , mais prise toute entière par la nature divine, et entièrement divinisée. Comment donc en peut-elle être séparée? Il en est de même de sa sainte âme. Sitôt qu elle a été, ça été l'âme d'un Dieu , et jamais elle n'a été séparée de la divinité, même étant séparée de son corps. Comment donc ces insensés prétendent-ils peindre la chair de Jésus-Christ comme la chair d'un pur homme? C'est supposer qu'elle subsiste par elle-même , et lui donner une autre perscmne, et par conséquent en ajouter une quatrième à la tri-
nité.
La vraie image de Jésus-Christ est celle qu'il a faite lui-même , lorsque la veille de sa passion il prit le pain, le bénit, et, ayant rendu grâces , le rompit et le donna , disant : Prenez , mangez pour la rémission des péchés, ceci est mon corps. Et de même, en donnant le calice , il dit : Ceci est mon sang : faites ceci
AndoJ.-C 75t.]