‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 188 sur 2407 · LIVRE QUARANTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-TROISIÈME

en mémoire de moi (i); pour montrer qu'il n'a point choisi sous le ciel d'autre espèce ni d'autre forme , qui puisse représenter son incarnation. Et quelle a été en cela l'intention (le Dieu infiniment sage? sinon de nous montrer clairement ce qu'il a fait dans le mystère de son incarnation, c'est-à-dire que comme ce qu'il a pris de nous n'est que l'essence humaine sans subsistance personnelle , pour ne pas faire tomber sur la divinité une addition de personne , ainsi pour son image il nous a commandé d'olfrir une matière choisie, qui est la substance du pain , mais sans forme ni ligure humaines , de peur que T idolâtrie ne s'introduisit. Donc, comme le corps naturel de JésiLîJ-Christ est saint , étant divinisé , de même il (*st évident que ce qui est son corps par institution, c'est-à-dire sa sainte image, est siuictilié d'une certaine manière et divinisé par la grâce. Car c'est ce que Jésus-Christ a voulu faire, afin que, comme il a divinisé la chair qu'il a prise par une sanctification qui lui est propre et naturelle en vertu de l'union, ainsi le pain de l'eucharistie , comme étant la vraie image de la chair naturelle, devînt un corps divin, étant sanctifié par l'avènement du Saint- Esprit et la médiation du prêtre , qui fait l'ohlation, et rend saint ce pain qui étoit commun. Au reste, comme la chair vivante du Soigneur a reçu l'onction du Saint-Esprit , qui est la divinité , ainsi ce pain divin a été rempli du Saint-Esprit avec le calice de son sang vivifiant. Il a donc été démontré que c'est la vraie image de l'incarnation de Jésus-Christ , qu'il nous a de sa propre bouche enseigné de faire.

On verra dans la suite comment les catholi-» ques réfutèrent cette objection, et tous les autres sophisme» de ce concile (2). Cependant on peut remarquer qu'il suppose qu'on adore l'eucharistie, en disant que Jésus -Christ n'y fait pas paroître sa figure humaine , de peur de donner lieu à l'idolâtrie, et qu'il le nomme un pain divin et un corps divin , et le calice du sang de Jésus-Christ; qu'il reconnoît que le Saint-Esprit y descend , et que c'est un sacrifice offert par un prêtre. La définition du concile continue ainsi.

VIIL Condamnation des images.

(1) Theoph. an. 9, p.357. (ï) Conc p.4l7,420,425, D. an. 10, p. 358. etc.

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