LII. Fouchcr, archevêque de Tyr
Depuis que le pape Innocent fut rentré à ome , il Y recul Fouclier, nouvel ariiievéque
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slère de chanoines réguliers; mais, élan! p(Tséculé par son evèque Gérard , chef des schismatiques en Aquitaine, il prit congédia ses confrères et s'en alla en pèlerinage en Jérusalem, où il vécut règulièremenl dans la <()mmunaulè du saint sépulcre. Alors (iuillaume , premier anhevéquede Tyr d'entre les Lalins , mourui , et Toucher fut élu pour lui succéder. H éloil médioeremenl savanl, mais pieux , ferme etamaleur de la discipline. 11 gouverna l'église de Tyr douze ans. Après qu il eut été sacré par Guillaume, patriarche de Jérusalem, il voulut aller à Rome demander le pallium , à l'exemple de ses prédécesseurs ; mais le patriarche lui lit dresser d(»s embûches sur le chemin, en sorte qu'il n'arriva à Home qu'à grand'peine, après avoir soulïert de mauvais traitements et échappé à de grands périls. A son retour, il trouva encore le patriarche indigné contre lui, en sorte qu'il ne voulut pas rétablir l'église deTyrdans son ancienne dignité, ni réparer les dommages que larchevéque avoit souiTerts. C'est ce qui paroit par une lettre du pape au patriarche de Jérusalem, datée du palais de Latran, le dixseptième de décembre , apparemment de l'an nul cent trente-huit.
Le siège de Tyr étoit ancienn< ment le premier des treize qui relevoient inunédiatement de celui d' Antiuche , et qui avoient chacun sous eux plusieurs évéchés. Tyr en avoit quatorze , et portoil le litre de pr(»tothronc (:2). Mais, desiège de Cantorhéry, vacant depuis deux ans puis la conquête des Latins, \v patriarche de
une de Corbeil , qui éloil Jérusalem prélendit que Tyr devoit être de sa
il leur lit aussi promettre , et à tous les aulres, de ne point profaner les églises dans la guerre, d'épargner les femmes et les eniants, et ne tuer que ceux qui résistoient.
LL Concile de Londres.
Le légat Albéric partit d'Ecosse à la Saint- Michel, et revint à la cour d Etienne, roi d'Angleterre, d'où il convoqua tous les évêques et les abbés du royaume pour se trouver à Londres à la Sainl-Aicolas, et y célébrer un concile général ; mais il ne s assembla que le treizième de décembre de celte année mil cent trente-huit. Le légal Albéric y présida, et il s'y trouva dix-huit èvêiiuescl environ trente abbés.Turslain,archevêqued'Vork, étoit malade, et y envoya pour député Guillaume, doyen d(» son église (1). On lit en ce concile dix-sept canons, répétés pour la plupart des derniers conciles précédents : On ne gardera point le corps de ^olre Seigneur plus de huit jours, il ne sera porté aux malades que par un prêtre ou un diacre ; ou , en cas de néc(»ssilé, par toute personne, mais avec un très-grand respect. Défense aux religieuses de porter des fourrures de prix , comme des martresoudes hermines, d'avoirdes bagues d'or ou de friser leurs cheveux, le tout sous peine d anathèmes. Défenses aux maîtres de louer à d'autres leurs écoles à prix d argent (2).
En ce mc^me concile, on parla d(^ reniplir le
par le décès de Guillaume mort en mil cent trente-six, après quatorze ans de ponlitical. On élut Thibaut, abbé du liée , du consentement de Jérémie , prieur de l'église de Cantorhéry ; et il fut sacré par le légat au commencement de l'an mil cent trenteneuf, incontinent après l'Epiphanie. C'éloil un homme d'une prudence et d une douceur singulière , et il tint le siège vingt-deux ans. A la lin du concile, le légat invita tous les évêques d'Angleterre et plusieurs abbés à venir à Rome, pour le concile que le pape Innocent devoit tenir à la mi-carême. Pour s'y trouver lui-même à temps, il partit aussilcH après loctave de l'Epiphanie, et fut suivi par le nouvel archevêque Thibaut , quatre aulres évécjues et quatre abbés, qui allèrent au concile de Rome pour tous les prélats d'Angleterre ; car le roi Etienne ne voulut pas qu ils y allassent
dépendance , en vertu de la concession faite par le pape Pascal 11 au roi Baudouin et au patriarche Gibelin , par laquc^lle il soumeltoit au patriarche de Jérusalem tous les èvc'chés dont le roi feroil la conquête. Le patriarche de Jérusalem avoit aussi donné à l'archevêque de Tyr le premier rang entre sc»s sutTragants; mais il lui avoit c>té trois é' cVhes dépendants de sa métropole , Acre, Sidon et Hér\le, et lo patriarche d'Anlioche lui retenoit liiblis, Tripoli et Antarade; non qu'il niât cju ils fussent dépendants de Tyr, mais parce que 1 arche- V(»que ne le reconnoissoit pas {Ktur son supérieur. Quand rarchevc''que Foucher revint de Rome, le patriarche de Jérusalem lui rendit , quoiqu'avc»c peine, les trois suffragants qu'il lui retenoit : et, pour les aulres, le pape leur
a; Guill. Tyr. xiv, c. (2; In Episl. I. Gulll. c.
An de J.-C. 1139. ]