‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2045 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE DIXIÈME

An de J.-C. 1155.]

avoir pris plusieurs places, entre autres Tortone, il vint à Pavie, où il fut couronné roi des Lombards, dans l'église de Saint-Michel, le dimanche Jubilatc ^iromème après Pâques qui étoit le dix-septième d'avril (1). Il célébra la Pentecôte prés de Boulogne , puis il passa en Toscane. Vers ce temps là, Anselme, évêque d'IIavelsberg, revint de Grèce, où Fridèric l'avoit envoyé pour traiter avec l'empereur

Manuel de son mariage, et d'une alliance ^»».. .c roi, ei .is c(

contre le roi de Sicile. A son retour, Anselme du lieu de leur entreviio

fut élu archevêque de Ravenne, par le clergé et le peuple, et le roi lui donna l'exarcat de la province pour récompense de ses services.

Le pape étoit à Viterbe quand il apprit que le roi Fridèric marchoit à Rome en diligence (2); et, craignant qu'il n'y vînt comme ennemi, il assembla son conseil, et envoya au devant de ce prince trois cardinaux, savoir, deux prêtres, Jacques de Saint-Jean et Saint- Paul , et Gérard de Sainte-Pudentiène ; et un diacre, Grégoire de Sainte-Marie i/i Porilcu; et il leur donna des articles suivant lesquels ils dévoient traiter avec Fridèric. Ils le trouvèrent à Saint-Quirique en Toscane , où il les reçut avec honneur, et les mena dans sa lente ; ils lui exposèrent les ordres qu'ils avoient du pape, et lui demandèrent entre autres choses qu'il leur rendit Arnaud de Bresse, car il avoit été pris par Gérard, cardinal-diacre de Saint-Nicolas, à qui les vicomtes de Campanie 1 avoient ôlé, et il étoit ainsi tombé entre les mains du roi. Le roi, cédant au désir du paje, remit aussitôt Arnaud entre les mains des cardinaux; il fut envoyé à Rome, où, suivant le jugement du clergé, le préfet le fit attachera un poteau et brûler publiquement; puis on jeta ses cendres dans le Tibre, de peur que le peuple n'honorât ses reliques comme d'un martyr , et telle fut la fin de ce séditieux (3).

retès et par le conseil des seigneurs et des chevaliers de sa suite assemblés en ffrand nombre, on apporta, en présence des cardinaux, les reliques, la croix et l'Evangile, sur lesquels un chevalier choisi jura au nom du roi de conserver au pape Adrien et aux cardinaux la vie les membres, la liberté, Ihonneur et les biens. Les deux cardinaux en ayant fait leur rapport au pape, il promit de couronner e roi, et ils convinrent du jour et

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