IX. Le pape s'éloigne de Rome
Après le couronnement de l'empereur Fri-
1 , , -1— "»v^iT.iii l'épandu
du sang dans le combat contre les Roinains
comme 1 ayant fait en guerre juste. Alors les
1 iburlms apportèrent à l'empereur les clefs de
leur ville, déclarant qu'ils se donnoient à lui •
mais le pape et le clergé de Rome qui lac-
-, ^ , — — - -^» •. luauvaia , ei
représentèrent à l'empereur que cette ville appartenoit à l'église romaine , el que les Tiburlins avoient fait serment au pape Adrien L empereur en délibéra avec les seigneurs dé sa cour, et considéra qu'ayant déjà les Romains contre lui, il ne devoit pas s attirer encore le pape , qui pouvoit lui rendre ennemis le prince de Gapoue et le duc de Pouiile et même traiter à son désavantage avec le roi' de Sicile. Il rendit donc Tibur au pape et lui en donna ses lettres , où toutefois on mit la clause : Sauf le droit impérial. Mais ensuite les chaleurs de l'été et les maladies qui se mirent dans l'armée de l'empereur l'oblicrèrent à quitter l'Italie (2). Gomme il étoit à Ancône, il reçut deux ambassadeurs de Manuel, empereur de Gonstantinople, qui voulurent lui persuader de passer en Fouille pour faire la guerre à Guillaume, roi de Sicile, leur ennemi commun, lui promettant pour cet elîet de grandes sommes d'argent , et le pape l'y excitoit aussi de son côté • mais l'élat de l'armée de Fridéric ne le lui permit pas. Il se contenta d'envoyer à Gonstantinople Guibald , abbé de Gorvei et de Slavelo et retourna en Allemagne. '