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XVII. IVions dos év6|ues décj<lcs

La même année mil cent cinquaiite-six , le pape Adrien confirma la reimnciation de la > icomtcsse de Aarbonne à la mauvaise coutume de prendre les biens des èvc^ques morts (2;. (yétoit un ancien abus, et souvent

(1) Mallh. Paris, ann.

1155. Sup. n 3. Sup. liv.

lAiv, n. 8. Jo. Sarisb. iv. JVlelag. lotj. c. ull. Ep. 1, l.

10,Conc.ct ib.('oss. p.llU.

C2) Marca Conrord. lib vni, c 18, n. ull. Add.

Boluz- ibld.

HISTOIRE DU CHRISTIANISIVJE.

condamné, comme nous avons vu par les conciles des Gaules ; et dans la même province Raymond, comte de Barcelone, y avoit dtjà renoncé par une charte de l'année mil cent cmquante, où il disoit : Etant prêt à faire le voyage d'Almérie, j'ai promis à Dieu, entre les mains de l'archevêque de Tarrag:one et des évêques de Rarcelone, de Girone et d'Ausone, qui etoient présents, d'abolir la détestable coutume qui avoit lieu dans les ép^lises cathédrales de mes états , savoir qu'à la mort des évêques les baillis et les vicomtes de mon père et de mes prédécesseurs pilloient et enlevoient les biens des prélats, c'est à-dire ce qu'ils trouvoient dans leurs palais , leurs châteaux et leurs terres, ce que je reconnois être contraire aux lois divines et humaines. C'est pourquoi j'y renonce en la meilleure forme qu'il se peut, voulant que tout ce qui se trouvera dans les maisons et les autres lieux dépendant de le-

Vêché, soit entiérementréservéàlévêque futur. A cet exemple, Ermenj^arde, vicomtesse de JN arbonne, lit une pareille renonciation en laveur de l'archevêque , par acte donné à Montpellier le quinzième janvier mil cent cinquanlecmq, sous le roi Louis, quirevenoit de Saint- Jacques. J'entends, suivant l'ancien style, Fannee mil cent cinquante-six, avant Pâques. Et c'est cette renonciation que le pape Adrien confirma par sa bulle adressée à Rérenger, archevêque de Narbonne, et datée du neuvième de décembre, à Rome (1).

Le roi Louis le jeune entreprit le voyage d'Espagne sur la fin de l'an mil cent cinquante-cinq, pour aller en pèlerinage à Saint-Jacques (2) ; mais Rodrigue de Tolède dit qu(» ce netoit qu'un prétexte, et que le vrai motif du voyage étoit de s'éclaircir si la reine Constance, qu il avoit épousée en secondes noces étoit fille légitime d'Alphonse YIII, roi de Castille. Ce prince, qui prenoit le titre d'empereur des Espagnes, reçut à Rurgos le roi son gendre, et l'accompagna à Saint-Jacques' Au retour, il le mena à Tolède , où il tint en sa présence une cour plénière de ses vassaux tant chrétiens qu'Arabes. Le roi Louis admira la magnificence de cette cour, et revint pleinement cclairci de l'illustre naissance delà reine son épouse. '

L'an mil cent cinquante-six , la chape de notre sauveur fut trouvée au monastère d'Argenteuil , près de Paris (3) ; elle étoit sans couture, et de couleur roussàtre ; les lettres qui furent trouvées avec cet habit manjuoient que la glorieuse mère de Jésus-Christ le lui avoit fait , comme il étoit encore enfant. Ce sont les paroles de Robert, abbé du mont Saint- Michel, auteur du temps, et le monastère d Argentcuil conserve prééieusement cette re lique.

u (1) Ep. 41.

(2; V. Pugi.an. 1155, n.

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