‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2063 sur 2407 · LIVRE SOIXANTE-DIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SOIXANTE-DIXIEME

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vorisor ot de protéger le roi de Jérusalem (1), le prince d'Antioche et les autres François établis en Orient ; puis il ajoute que l'empereur Alexis, son père, a donné au prieuré de la Charité le monastère de Civitot, prés de Constantinople, qui depuis trois ans a été usurpé par des étranprs; c'est pourquoi il en demande la restitution , offrant en récomp<»nse à l'empereur la confraternité de l'ordre, comme elle a été accordée aux rois de France, d'Angleterre, d'Espagne, d'Allemagne et de Ihmgrie. Il écrivit aussi pour le même sujet au patriarche de Constantinople.

Les deux autres lettres sont adressées à Roger, roi de Sicile: dans l'une il le félicite de la paix qu'il a faite avec le pape, et lui recommande l'unique monastère que l'ordre de Clugny avoit en Sicile, l'exhortant à y en ajouter d'autres pour l'avantage de son royaume; dans l'autre lettre il donne de grandes louanges au roi Roger, et souhaite qu'il se rende maître de la Toscane pour le bien de cette province, et conclut en le priant d'étendre ses libéralités sur le monastère de Clugny , à qui les autres rois ne donnent plus comme autrefois des marques sensibles de leur amitié, et qui se irouve engagé à des dépenses immenses. Pierre \o vénérable est le dernier hoinuK* célèbre (nitre les abbés de Clugny, et cet ordre tomba depuis dans une grande obscurité. Après sa ntort , les moines de la mais(m élurent tumultuairement Robert le gros, parenl du comte d(» Flandre, homme demi-laïque; mais il fut déposé et mourut, et on élut en mil cent cinquante- huit Hugues , troisième du nom , prieur claustral , qui fut le dixième abbé de Clugny (2).

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