XX. Saint Guillaume de Mdiaval
C'est le temps de saint Guillaume de INÏalaval , auteur, ou plutôt patron d'une congrégation de moines. On ne sait ni son pays ni h^s commencnnenls de sa \\o ; ce que I On en sait de plus certain, c'est qu'il fut ermite en Toscane, où, après avoir plusieurs fois changé dedemei're, il se fixa enfin au lieu nommé alors 1 étable de Rodes , et depuis Malaval , à cause de la sîérililé, en la paroisse de Caslillon , au diocèse de Grossetto, près de Sienne. Il s'y établit au mois de septembre mil cent cinquante-cinq , et y vécut dix-huit mois dans une grande austérité. Un jeune homme, nommé Albert, se rendit son disciple au tem])s de l'Epiphanie , l'année suivante mil cent . inquantesix, et fut témoin de ses vertus pendant un an, c'est-à-dire jusqu'au dixième jour de février mil cent cinquante-sept, auquel saint Gui!laurae mourut. AussitO)t après, un nommé Rainald se joignit à Albert, et ensuite plusieurs autres, qui formèrent avec le temps une con-
(1) Lib. M, Ep. 3'J. Suppl. Sigel). an. 1158.Chr.
(2) Jll,Ep.3; IV, Ep. 37. Qllu.
grégation de moines , nommés guillemins, sous la règle de saint Benoit. L'Eglise honore saint (Guillaume de Malaval le jour de sa mort. Sa vie avoit été écrite par Albert ; mais elle ne se trouve plus, et les modernes l'ont mêlée de plusieurs fables, confondant ce saint avec saint Guillaume, duc d'Aquitaine sous Charlemagne, fondat<»ur du monastère d(» Gellone ou Saiîit-taiilem du désert , et avec (iuillaume , dernicT duc d'Aquitaine, mort à Compostelle en mil cent trente-sept (1).