‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2105 sur 2407 · LVI. Translation des trois rois · texte numérisé non relu

LVI. Translation des trois rois

L'empereur Fridèric, après avoir tenu 3Iilan assiégé tout l'hiver, le prit enfin par famine, et le réduisit à se rendre par discrétion le premier jour de mars mil cent soixante deux (2) . Les habitants vinrent le trouver à Lodi , ayant des épées nues au cou et des croix à la main pour demander miséricorde, il leur donna la vie; mais, non content de faire combler k^ fossés et abattre les murailles, il fit ruiner la ville entièrement, et détruire jusqu'aux églises , qu'il avoit d'abord épargnées. 11 y en avoit entre autres une dédiée à saint Eustorge, ancien évêque de Milan, honorée le dix-huitième de septembre, où l'on prétendit avoir trouvé les corps des trois mages qui vinrent à Bethléem adorer Jésus-Christ enfant , et que l'on croyoit dès lors avoir été des rois. On ne voit point comment ces corps étoient venus à Milan, et il n'en est fait aucune mention jusqu'à cette découverte. Mais, quoi qu'il en soit, l'empereur Fridèric les donna à Reinold , archevêque de Cologne , son chancelier, qui l'accompagnoit à cette guerre , et avoit grand crédit auprès de lui. L'archevêque en donna avis à son clergé et à son peuple par une lettre où il marque qu'il leur porte aussi k»s corps de saint Nabord et de saint Félix, martyrs de Milan, que l'Eglise honore le douzième de juillet. On célèbre à Cologne, le vingt-troi-

(1) Dodech. 1160, etc. Spic. p. 568. Episl. BurcU. (2; Epist. Frid. to. 5. flp. FreU. p. iiO,

An de J.-C. 1102.]

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