I - . . . . dépouillés de
leurs biens, et les courtisans jaloux exagéroient son ingratitude après tant de bienfaits du roi On empoisonnoit même ses vertus et le changement de ses mœurs. Son zèle pour la justice étoit traité de cruauté, son application à procurer l'utilité de l'Eglise étoit avarice; c'étoit par orgueil qu'il méprisoit l'estime du monde pour ne s'attacher qu'à la volonté de Dieu • c'étoit témérité de vouloir soutenir les droits de son siège au delà de ses prédécesseurs; il ne pouvoit plus rien dire ni rien faire qui ne fût mal interprété. Enfin, on persuada au roi que sa puissance alloit s'anéantir si celle de l'archevêque continuoit de croître, et que, s'il n'y donnoit ordre, il n'y auroit plus à l'avenir de roi en Angleterre que celui qui seroit élu par le clergé, et autant qu'il plairoit à l'archevêque.