VIII. Concile de Norlhampton
Le roi d'Angleterre, d<mt l'animosité croissoit toujours contre Thomas , archevêque de Cantorbéry, le fit citer au jour nommé à JVorthampton , où il appela par un ordre trèsexprès tous les prélats et les seigneurs du royaume (3). L'archevêque Thomas y fut accusé de ne s'être pas présenté en personne à une citation précédente du roi; et, quoiqu'il justifiât qu'il avoit envoyé une personne suffisante pour répondre de sa part , il fut jugé que tous ses meubles étoient confisqués au roi. Le prélat , ayant ouï ce jugement, dit : Il est inouï qu'un archevêque de Cantorbéry ait été jugé à la cour du roi d'Angleterre pour quelque cause que ce soit , tant par la considération de son église que de sa personne , puisqu'il est le père spirituel du roi et de tout le royaume. Cette sentence fut rendue le jeudi , huitième d'octobre mil cent soixante-quatre, et ce fut la première action du concile.
Le lendemain vendredi , le roi demanda à l'archevêque cinq cents livres d'argent qu'il disoit lui avoir prêtées lorsqu'il étoit chancelier ; l'archevêque affirma que le roi les lui avoit données ; mais, comme il ne le prouvoit pas et confessoit les avoir reçues , il fut condamné à payer et obligé de donner caution, sans quoi il auroit été arrêté (4). Le samedi, dixième du mois, l'archevêque étant dans une
(1) Collcrt. Lupi.i, Ep.