‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 2164 sur 2407 · LITRE SOIXANTE-ONZIEME · texte numérisé non relu

LITRE SOIXANTE-ONZIEME

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soldat avoit commis un homicide volontaire, et l'évéque lui avoit donné l'absolulion après fort peu de temps (1); l'empereur en fut indigné, et ordonna que l'affaire fût examinée en un concile, qui condamna le coupable à faire de nouveau la pénitence prescrite par les canons, et suspendit pour un temps l'évéque de ses fonctions.

On rapporte quelques autres constitutions du patriarche Luc. L'une du dimanche, huitième décembre, indiction sixième, qui est l'an mil cent cinquante-sept, la troisième de son pontiûcat, par laquelle il défend aux ecclésiastiques de se charji^er d affaires temporelles comme de curatelles, d'intendance des grandes maisons, de recette de deniers publics, sous peine de déposition (2) Il vouloit aussi empêcher un diacre de taire la fonction d'avocat; mais le diacre représenta que des canons et les lois qui défendoient celle fonction aux clercs ne regardoient que les avocats inscrits da s les tribunaux séculiers, admis par les ma^n'strats, et recevant pension de l'empereur; ainsi il obtint la liberté de continuer cet exercice. Le même patriarche déclara qu'entre les gains sordides défendus aux clercs, on devoit compter les métiers de parfumeurs ou de baigneurs, et défendit aux diacres et aux prêtres d'être médecins de profession. Luc Chrysoberge mourut en mil cent soixante-sept, après avoir tenu douze ans le siège de Constantinople, et eut poui successeur Michel Anchiale, diacre, sacellaire, et le premier des philosophes, qui tint le siège huit ans (3).

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