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LIVRE SOIXANTE DOUZIEME

nèrent une ample matière au zèle de saint Galdin, qui en étoit archevêque. Il prêchoit souvent contre eux pour tirer son peuple de cette erreur insensée, elles instruisoit ensuite des vérités de la foi. Cette année mil cent soixanteseize, le dix-huitième d'avril, étoit le second dimanche après PAques, et saint Galdin avoit été sacré archevêque à un pareil dimanche, dix ans auparavant. Ce jour donc il alla célébrer l'oflice en l'église de Sainte-Thècle ; mais, se trouvant trop foible pour dire la messe, il la fit dire par Algise, trésorier de sa cathédrale. Avant l'Evangile, il monta au jubé, et fit un très-beau sermon contre ces hérétiques , réfutant clairement leurs erreurs , et prouvant la foi catholique par l'Evangile et par les pères. Après qu'il eut achevé de par-

ler, il se sentit si mal , qu'il vit bien qu'il étoit près de sa fin ; on le coucha doucement dans le jubé même et après que la messe fut finie, il se recommanda par signe aux prières des assistants, et rendit l'esprit. Il fut enterré sous le même jubé, et il se fit plusieurs miracles à son tombeau. L'Eglise honore sa mémoire le jour de sa mort (1). Son successeur fut Algise de Pirouane, trésorier et chancelier de l'église de Milan , parent de l'archevêque Lbert, prédécesseur de saint Galdin. Mais, comme il y eut de la division dans le clergé de Milan , Algise ne fut élu que six semaines après, c'està-dire au commencement de juillet.

(1) Vita S. Gald. 8 apr. liv. lxxi, n. 41. Marlyrol. Boll. to. 10, p. 195. Sup. R. 18 ap.

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HISTOIRE DU CHRISTIANISME

[AndeJ.-C. 1170.

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